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 Une nuit dehors... [ Pv Drew]

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William C. R. Anderson
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MessageSujet: Une nuit dehors... [ Pv Drew]   Mar 21 Déc - 13:17

    La nuit avait déjà éclos et les fantômes commençait à s'animer en cette heure. Il y avait tellement de choses à préparer entre les punitions et les repas à préparer qu'aucun d'entre eux n'avait vraiment le temps de se soucier des absents, même si on savait pertinemment qui ils étaient. Mais ce jour-là, l'un des majordomes en chef n'avait pas cru que sa présence était obligatoire et avait disparu du manoir sans laisser de traces. Cet homme, c'était William.
    Beaucoup de choses s'était passé, beaucoup trop pour que le jeune garçon puisse travailler sans avoir la tête ailleurs. Cette journée avait commencé par une crise et avait fini par sa confusion la plus extrême de sa pensée. Il avait même fini par écrire ce qu'il ressentait, sachant que cela ne resterai pas secret longtemps. Il avait vraiment besoin de se reposer, loin de la cacophonie des cuisines et de la salle à manger. Il avait donc opté pour une brève escapade hors du sinistre bâtiment, là où toutes traces d'agitation était exclues: le kiosque du jardin. Il n'ignorait pas qu'il se trouvait dans le territoire du blond misanthrope, mais c'était lundi, le jour où il s'occupait de la roseraie, de l'autre côté du domaine. Il ne le verrait pas, lui non plus ...
    Le jeune brun s'était donc assis sur le banc écaillé, admirant la végétation environnante. Mais que faisait-il là? Lui-même ne savait pas trop d'où venait cette soudaine lâcheté, comme si tout les lois de l'Univers venait brusquement de changer. Il avait toujours assuré son service, même après que son père l'ait sermonné pour la première fois, même quand l'espoir n'habitait plus son cœur. Alors pourquoi avait-il tant besoin de cela maintenant?
    Il leva son regard aux cieux, fixant de temps à autres les furtifs coton gris qui masquaient quelques fois la Lune. Il ne comprenait pas du tout ce qu'il le rendait si fébrile. Ses sentiments étaient comme une tornade qui ne souhaitait s'exprimer, détruisant tout ce qui passait sur sa route. D'un autre côté, une grande tristesse le maintenait là, restant le spectateur qu'il était. Mais il voulait jouer sur scène lui aussi, pas simplement observer les comédiens qui faisait avance ce drame. Mais qui il était pour se permettre de réclamer un rôle majeur dans la pièce? Il n'était plus vivant et aucun titre ne pouvait l'échapper de l'anonymat.... Il soupira et ferma ses paupières. Cette question était vraiment délicate pour le majordome, bien plus que celle sur sa petite fugue, car elle faisait vibrer ses anciennes convictions. Un petit voix lui murmurait au creux de son oreille, devenant de plus en plus présent. « Peut-être qu'en devenant un homme tu trouveras ta place... » Quelles étranges paroles, elle semblait venir d'un passé si lointain. Mais qui avait pu prononcer ces mots ? Il ignorait, mais il sentit que cela ne pouvait que venir de quelqu'un en qui il avait un immense respect...

    Hélas un bruissement l'empêcha de continuer ses réflexions. William se demandait qui pouvait bien chercher la tranquillité en cette belle soirée. Mais il n'avait pas vraiment envie d'interagir avec ses semblables pour l'instant, et encore moins si c'était la britannique. Il était encore sous le choc de leur conversation et il ne voulait pas encore devenir méprisant. Il hésita à faire semblant de dormir, étant pourtant parfaitement préparer pour la situation, puis se résigna. Il était après tout trop curieux pour laisser ce mystère sans réponse, à moins qu'il voulait s'assurer que ce n'était pas quelqu'un de détestable, on ne savait jamais. Il entrouvrit son son œil gauche, celui qui permettait de voir le menaçant édifice, et aperçut un ombre jaune devenir de plus en plus imposant. Ses cils l'empêchait de voir précisément, mais il devina qu'il s'agissait du petit blond qui s'amusait souvent à s'habiller comme une demoiselle vu sa démarche. Enfin il n'avait que trois ans d'écart et il n'était donc pas si jeune, mais le jeune employé avait toujours eu du mal à croire que lui et Drew soient de la même génération. Il l'avait toujours vu comme un enfant qu'il devait surveiller, même quand il était encore vivant. Il lui était pourtant arrivée de jouer avec lui et les autres jeunes lorsqu'il ne travaillait pas, prenant le rôle du loup qui devait manger les brebis égarés ou encore du gentil bucheron et aux héros lorsqu'ils remaniaient les contes de l'ancien temps. Mais c'était de l'histoire ancienne, il n'était plus d'humeur à ce genre d'enfantillage depuis que son souffle n'est plus, il regrettait quelques fois cependant de ne plus partager ces loisirs là.

    Ce n'était pas une bonne nouvelle en tout cas, Drew restait un maître du manoir et en plus il avait entrevu les tréfonds de son âmes. William n'avait jamais su comment, mais le blondinet avait pu déchiffrer cette tristesse létale qui le hantait et lui avait déjà reproché cette mélancolie anormale. Depuis il faisait tout pour l'éviter, ne lui adressant que lorsque cela était nécessaire. Il était difficile de se sentir à l'aise lorsqu'on savait que votre interlocuteur lisait en vous une bonne partie de votre ouvrage.... Il referma sa paupière et fit mine de se reposer. Il espéra que cela serait suffisant pour éviter toute échange. Mais une parcelle de son âme désirait cette rencontre, comme si c'était un remède. Peut-être pourrait-il l'éclairer sur cette douleur sans nom qui le rongeait, maintenant qu'il savait qu'il désirait encore espérer, même si ce n'était qu'un peu... Il y avait bien une petit chance, mais le jeune homme ne voyait pas comment en parler et encore moins avec cette furie. Il n'allait qu'à voir ce qui se passerait bien que le Destin n'avait jamais été vraiment de son côté....



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MessageSujet: Re: Une nuit dehors... [ Pv Drew]   Dim 26 Déc - 17:17

"J’existais encore. Sous quelle forme, ça, c’était un mystère. Mais même si je n’étais plus vivant comme l’auraient entendu des mortels, j’étais bel et bien là."

Le soleil bas dans le ciel, caressant les arbres à l’horizon. Sans doute pouvait-on, si l’on était encore en vie, voir à travers moi. Comme si je n’étais qu’une trace du passé, n’existant encore que parce qu’il y avait dans ce monde une personne qui pensait et croyait toujours en moi. Comme si, lorsque cette dernière personne aurait fini par m’oublier, je disparaîtrais doucement. Sans douleur. Lentement. Me transformant en brouillard pour aller rejoindre les cieux. Avec cette pensée à l’esprit, je touchai ma joue froide du bout des doigts. On aurait pu croire que je voulais vérifier que j’étais encore là. Mais peut-être était-ce le cas après tout. Mes yeux cessèrent enfin de regarder l’extérieur du Manoir et se plongèrent dans la contemplation du sol brillant juste devant moi.
A cette heure de la soirée, alors que seulement la nuit venait enlacer tendrement notre maison, j’étais assis sur mon lit, sans bruit, ressassant mes sombres pensées pourtant emplie d’un espoir étrange.
Sans raison apparente, je me levai soudain et sortit de la pièce. Mes pieds frappant doucement le sol à chaque pas émettaient le seul et unique bruit environnant. Un silence de mort, pourtant si agréable à ce moment de la journée. Je marchais sans but précis, sans destination, sans itinéraire. Je choisirais au fur et à mesure de ma route à quel endroit je me rendrais.

Et finalement, je fus dehors. Le vent très léger et pourtant mordant de l’hiver vint mordre ma peau. Je souris en me tenant immobile dans l’ombre. Si j’avais froid, c’est que, quelque part, j’étais toujours là. J’existais encore. Sous quelle forme, ça, c’était un mystère. Mais même si je n’étais plus vivant comme l’auraient entendu des mortels, j’étais bel et bien là.

Se lamenter était inutile. J’inspirai l’air froid de la nuit, maintenant tombée et me remis à marcher. Ma destination fut bientôt claire. Je marchais vers ce petit kiosque au fond du jardin. Caché derrière de hautes haies, on ne pouvait le trouver que si on savait qu’il était là. Autrefois, je venais souvent là, pour profiter d'un peu de calme. En réalité, depuis mon enfance, j'avais toujours aimé ce petit kiosque isolé. Il était spécial. A mes yeux, il avait beaucoup d'importance. Il avait toujours dégagé cette atmosphère mystérieuse et magique. C'était comme s'il était hanté, pensais-je souvent lorsque je n'étais qu'un enfant. Hanté... Il était certain qu'il l'était, maintenant. Mais je pouvais sans problème me remémorer le nombre de fois où, tout jeune encore, je m'étais assis à la table, écoutant la musique de cette boîte juste à côté de moi. Oui, sur cette table de métal, recouverte d'une pentite nappe blanche, sur laquelle était posées deux tasses. Une pour moi et une pour le fantôme. Et je lui parlais, et lui parlais encore. Pour moi, c'était certain qu'il y avait quelqu'un. Une belle dame, tragiquement décédée, portant un voile qui chachait son visage. C'était ainsi que je l'imaginais. Evidemment, cela pouvait sembler ridicule à présent, mais penser ainsi à mes jeux d'enfant me redonna un peu le sourire.

C'était une bonne chose d'ailleurs, car j'allais devoir faire face à quelqu'un. N'était-il pas étonant de voir une personne ici à la tombée de la nuit ? Ah, on aurait pu dire cela pour moi aussi... Enfin, ce quelqu'un était William, un de nos majordomes. Je l'avais toujours beaucoup aimé, mais au fil des années, il s'était de plus en plus isolé de nous. Cela me rendait parfois un peu malheureux de me dire que les relations pouvaient changer à ce point.
William était assis sur le banc, face à la table. Rien n'avait vraiment changé ici depuis la dernière fois où j'étais venu. L'atmosphère était toujours identique. Le kiosque semblait toujours aussi reposant. Les plantes tout autour étaient toujours les mêmes. J'aurais préféré être là en journée. Je trouvais le lieu plus beau encore.

Je m'assis face à William, là où je m'étais toujours assis. Sans un mot, je tendis la main vers une boîte de bois sombre que je caressai du bout des doigts. Je l'ouvris doucement et une musique douce empli l'air. Ce son délicat et aigu qui avait pu attirer les Invités jusqu'à Northwoods Manor. Ce tintement léger et qui résonnait pourtant si fort en moi. Finalement, je refermai la boîte à musique et posai enfin mon regard sur Will. Je le regardai quelques secondes. Mes yeux bleu grisé grand ouvert, ma bouche qui ne souriait pas. J'avais un air bien sérieux aujourd'hui.

— Bonsoir William.

Je ne dis rien de plus, mais continuai de fixer le majordome, sans bouger. Sans doute n'avait-il pas très envie de parler.


Huhu, Drew écrit en #714298 ~


— La nuit est comme la mort. Elle ne prévient que quelques secondes à l'avance lorsqu'elle tombe. Où que l'on se cache, elle nous trouve. On ne peut lui échapper. —


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MessageSujet: Re: Une nuit dehors... [ Pv Drew]   Lun 27 Déc - 20:24

    Assis sur ce banc et à moitié assoupi, les souvenirs d'une autre ère revenaient parasiter l'âme chancelante du triste employé. Il était facile d'oublier ces moments de joie délectable, mais ils revenaient au galop lorsque l'esprit cherchait une solution pour ne pas sombrer dans la folie. Il se remémora ces jours d'été où tout les enfants de la famille vadrouillaient dans le jardin, jouant à une sorte de cache-cache-loup peu sophistiqué. C'était sa première année dans l'établissement, il ne connaissait pas vraiment les habitants, mise à part le maître des lieux qu'il lui avait conseillé de rester un observateur. Mais à cette époque, William n'aimait pas la passivité et il avait donc entreprit de rejoindre les jeunes dans leurs activités. Il se rappelait exactement à qui il avait demandé la permission de participer. Oui, cette personne, c'était Drew. Maintenant qu'il atteignait le royaume des songes, ses paraissaient extrêmement détaillé comme s'il se trouvait en face de lui. A partir de ce jour il était devenu un de leurs compagnons de jeu, du moins quand il n'avait pas à travailler. Le rêve se dissipa, laissant place à un autre souvenir.
    Cette fois il se trouvait dans le kiosque en compagnie d'une demoiselle sans visage. Qui pouvait-elle bien être? De plus il n'était pas sûr que pendant sa vie, et même sa mort, il s'était aventuré dans la maison de la veuve, l'amie imaginaire de Drew. Non pas qu'il croyait en son existence, il n'avait jamais été réceptif au histoire de fantômes, du moins avant d'en devenir un. Mais il avait toujours respecté l'intimité du jeune blond par l'amitié qui les liaient dans l'ancien temps et ne piétiné donc pas le lieu sacré. Alors que faisait-il là, buvant une tasse de thé avec une inconnue. Puis, lorsqu'il réalisa qui était la jeune dame, le sol se mit à trembler. La fiancée de son frère. Il lâcha sa tasse, provoquant un bruit strident. La douce mélodie de la boite de musique retentissait, plus forte que jamais. Le majordome ne voulait pas la revoir, encore moins dans ce lieu. Un ricanement se fit entendre et le jeune homme écarquilla les yeux. Une voix douce et fluette se fit entendre,ne laissant pas le temps à William de faire quoique ce soit:


    "Alors petit pantin, ne t'avais-je pas dis que l'on aurait rendez-vous? Mais il est vrai que tu n'es jamais venu. Tu as préféré brûler pour ton péché.... Aimer la promise de son frère, n'est-ce pas une honte? Mais ce n'est pas pour ça que je suis ici... Tu commences à changer de nouveau, tu le sens n'est-ce pas? Pourtant tu as promis sur ma tombe... Que tu ne m'oublierais pas ! Regarde-toi... Tu es incapable de te souvenir de mon prénom... Il est temps que tu subisses la conséquence de tes actes..."

    L'apparition se leva approchant dangereusement les mains du cou fragile de l'ectoplasme. Il vivait de nouveau ce cauchemar qui devenait de plus en plus fréquent en ce nouveau millénaire. Il regarda ce fantôme droit dans les yeux, enfin s'il en avait, comme si les pupilles allait pétrifier cette culpabilité. Car ce cauchemar était le symbole de toutes ce qui se reprochait. Tous ses actes irréfléchis, tous ces regrets s'était unis et avait pris la forme de l'être qu'il avait le plus aimé lorsque respirer lui était encore obligatoire. Peut-être devait-il se laisser tuer pour atteindre le repos éternel. Mais lorsque les doigts squelettique se referma sur lui, il prit soudain peur. Cette conscience était encore fatalement apparut, laissant son instinct reprendre le dessus sur son désespoir. Il ne voulait pas mourir, du moins pas avant qu'il ait réglé tout ce qu'il avait à faire sur Terre. Et puis, tout au fond de son être, il espérait un tout petit peu qu'il pourrait se soigner de son quiétisme chronique. Il ferma les yeux, priant que quelqu'un le sorte de ce cauchemardesque songe..

    Ce fut la voix beaucoup trop aiguë du jeune maître qui l'extirpa de son rêve. Ses paupières s'était ouvert d'un coup et sa respiration fut saccadée, comme s'il venait de vivre une expérience traumatisant. Il lui fallut bien quelques secondes pour se calmer et regarder timidement l'adolescent. Pourquoi le fixait-il avec ses grands yeux bleus? Il réfléchit un instant et soupira, trouvant l'évidente réponse. C'était vrai qu'il l'avait vu venir, c'était donc un peu la faute de ce blondinet s'il avait dû revoir les démons du passé. Pourtant il hésitait entre le remercier et le blâmer. Car à cette instant, il avait réalisé la véritable raison qu'il l'avait poussé à l'éviter, plus que sa pseudo clairvoyance. Car il savait avant tout le crime qu'il avait commis, ce baiser qui aurait pu brisé son lien de confiance avec son frère. Mais ce qu'il avait omis c'est qu'il n'avait jamais rien dit, peut-être que Drew n'avait pas considéré comme un détail, il n'arrivait décidément pas à appréhender les priorités du jeune garçon. Cela lui enlevait certain poids et un mince sourire mélancolique apparut. Peut-être était-il temps de laisser le passé derrière soi et avancer doucement vers l'avenir. Il ouvrit doucement ses lèvres,murmurant un merci avant de laisser sortir une voix étrangement joyeuse :


    " Bonjour Drew, belle soirée n'est-ce pas? Cela ne te rappelle pas le soir où tu avais pris la casquette de Ronald et qu'il t'avais punis en t'obligeant à servir Gabrielle pendant une journée ? J'avais essayé de te couvrir, mais ce vieux renard était trop rusé pour nous... Mais cela n'arrivera plus.... "
    Une certaine mélancolie résonna dans sa dernière phrase. Quoiqu'il pouvait dire ou faire, il le faisait exclusivement pour faire référence au passée. Pourtant il avait vraiment envie de discuter avec le jeune maître, c'était d'ailleurs pour cela qu'il l'avait tutoyé alors qu'il y avait plus de 100 ans qu'il ne l'avait pas fait. Il ignorait combien de temps ce besoin de communication allait perdurer. Une journée ? Un an ? Des siècles? Il l'ignorait. Rien n'était immuable, c'était ce que lui avait appris sa malédiction. Car la mémoire n'était pas éternelle elle et permettait d'adoucir ou accentuer les méfaits de l'ancien temps.
    Il détourna ses yeux miel du jeune homme, préférant la vue des premières étoiles naissantes. William avait toujours aimés ces astres distants qui brillait sur la voûte céleste. Il avait appris en fouillant un chez le libraire du village que ces points brillants était d'immense boule de feu , le plus souvent plus massif que le soleil mais qui semblait plus petite à cause de la distance. Il avait du mal à adhérer à ce concept cas les traces lumineuse ne réchauffait pas du tout par rapport à leur cousin jaune. Mais cette épisode avait fait renaître sa curiosité d'antan. Cela fut d'ailleurs le premier pas vers sa reconstruction. Il y en eut d'entre mais les plus important restaient sa rencontre avec les nouveaux invités, cette histoire d'étoiles et probablement cette soirée. Il inspira lentement, humant le parfum de l'herbe fraîchement coupée et siffla pour lui-même:


    " Il ne manquerait plus qu'un bon morceau de bolet et se serait parfait..."

    Ceci était bien la preuve que ses anciens traits refaisait surface. Ceux qu'il l'avait connu avant l'incendie connaissant cette manie qu'il lui faisait grignoter n'importe quel champignon à n'importe quel période de l'année. Il racontait que c'était ce qu'il faisait tout le temps avec son frère quand ils habitaient encore tout deux dans la demeure familiale. Après tous les exercices que leur imposaient leur père il se reposait avec leur champignons du jour, discutant de ce qu'il voulait faire de l'avenir. Même séparer, il avait continué ce rite étrange, du moins jusqu'à la mort du majordome. Il avait envie de reprendre cette tradition, comme pour s'excuser de ces agissement passés. Et puis peut-être qu'il pourrait réparer ce lien avec le jeune maître, car il était temps de tourner la page...


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MessageSujet: Re: Une nuit dehors... [ Pv Drew]   Mer 29 Déc - 13:32

"J'avais sans doute toujours souhaité voir une étoile descendre vers la terre. J'aurais pu voir à quoi elle ressemblait. Une pierre brillante, un petite bulle de lumière, une fée, une créature magnifique ? Tant de possibilités qui m'avaient autrefois fait rêver."

Il dormait. C'était du moins ce qu'il me semblait. William n'était pas vraiment là, mais il n'était pas absent non plus. Il était ailleurs tout en étant là. Son âme vagabondait, lentement. Les traits de son visage était très durs, très fermes. Il fronçait les sourcils. Ce n'était pas de la peur ou de colère qui embrasait son visage. C'était de la souffrance.
Lorsque finalement il ouvrit ses yeux ambrés, il sembla redevenir plus calme, ce qui me soulagea énormément. Malgré tout, il ne semblait pas en pleine forme. J'ignorais quels songes avaient pu le posséder et, malgré ma curiosité, je choisis de ne pas en parler. Au bout de quelques secondes, finalement, le regard de William croisa le mien. C'est seulement à ce moment que je décidai d'ôter mes yeux bleutés des siens. Ce que je voulais était que, ne serait-ce qu'un instant, nos yeux aient été plongés les uns dans les autres. C'était la seule chose qu'il me fallait. William, lui, toujours perturbé, semblait ne pas savoir que dire ou que faire. Etait-ce moi qui l’empêchais de réfléchir ? Etait-ce même moi qui étais l'objet de son incompréhension ?
Je regrettai alors d'être venu ici. Ne pouvais-je rien faire d'autre que déranger ?
Et soudain, un souffle léger vint résonner à mes oreilles. Je ne sus pas ce qu'avait murmuré William et je ne le saurais jamais. Mais c'était doux. Il n'y avait aucune colère dans cette parole à demi prononcée. Juste une tendre douceur dont j'ignorais l'origine.
Et alors, à ce moment, sans prévenir, une voix joyeuse emplit le kiosque. C'était une joie comme je n'en avais plus entendu dans la voix de William depuis des décennies.

— Bonjour Drew, belle soirée n'est-ce pas? Cela ne te rappelle pas le soir où tu avais pris la casquette de Ronald et qu'il t'avais punis en t'obligeant à servir Gabrielle pendant une journée ? J'avais essayé de te couvrir, mais ce vieux renard était trop rusé pour nous... Mais cela n'arrivera plus....

Will... Etait-ce bien Will... ? Ce n'était plus William le majordome qui me parlait. C'était Will, un ami.
Le temps avait passé depuis la dernière fois où j'avais pu surnommer notre serviteur ainsi. Depuis qu'il s'était renfermé sur lui-même, j'avais essayé de me montrer moins familier avec lui. Enfin, non. Au début, j'avais tout essayé. C'était dans ma nature après tout. J'avais, tant que j'avais pu, essayé de faire redevenir Will comme avant. Sans résultat.
Et à présent, sans rien avoir demandé, par une nuit comme les autres, mais pas dans un endroit comme les autres, un autre fantôme du passé faisait irruption pour me rendre mes souvenirs.
Ce jour, je ne m'en souvenais pas. Ou, du moins, je ne m'en souvenais pas avant que Will n'en parle. Mais à présent, tout me revenait à l'esprit. C'était en effet un soir comme celui-ci, dans le jardin. A la différence que c'était l'été, et non l'hiver. Mais du reste, c'était une nuit tout à fait identique. J'avais joué au petit coquin, comme toujours et avait volé la casquette de mon père. En réalité, durant la journée, j'avais pris les affaires de tout le monde. Mais bien sûr, alors que tout le monde avait bien ri, Père fut le seul à s'énerver et à me punir. Je pouvais encore voir son air fâché qui m'avait terrifié ce jour-là.

L'air complice de Will fi apparaître un sourire sur mon visage juvénile. D'entre mes lèvres sortit un chuchotement léger et plein de joie. Le simple nom "Will" sortit de ma bouche, exprimant mon bonheur. Est-ce que cela pourrait durer ? Ou est-ce que cette situation étrange ne durerait qu'un instant ? Personne ne pouvait le savoir à l'heure actuelle.

Soudain, Will leva les yeux vers le ciel. Je penchai alors ma tête en arrière et comprit ce qu'il regardait.
Les étoiles.
J'avais toujours aimé les étoiles, tout comme j'avais toujours aimé la nuit. J'avais sans doute toujours souhaité en voir descendre une vers la terre. J'aurais pu voir à quoi elle ressemblait. Une pierre brillante, un petite bulle de lumière, une fée, une créature magnifique ? Tant de possibilités qui m'avaient autrefois fait rêver. Pour moi, le ciel étoilé n'était pas seulement beau. Il était toujours là, scintillant. Il nous guidait et nous rassurait lorsque la nuit était apparue.

Ce calme et la présence de Will me permit de repenser calmement aux événements qui s'étaient produits dernièrement. J'avais besoin d'en parler, pensais-je. Depuis mon altercation avec Alan, je me sentais mal. J'avais frôlé la catastrophe, sans aucun doute. Et, au fond de moi, j'avais peur de ne pas avoir su arranger les choses. J'avais l'impression qu'il savait quelque chose qu'il n'aurait pas dû savoir. Et cela me faisait peur... Je n'avais rien pu faire. Je baissai les yeux, regardant la nappe blanche posée sur la table.

— Il ne manquerait plus qu'un bon morceau de bolet et se serait parfait...

Je me tournai soudain vers Will, qui avait lui aussi cessé de regarder le ciel. Aussi loin que je m'en souvenais, il avait toujours aimé manger toutes sortes de champignons. Cela, je l'avais toujours trouvé amusant.
Soudain, je fronçai les sourcils, très légèrement. Je devais parler. Mais, si je parlais, je risquais de tout détruire autour de nous. Alors, les choses redeviendraient comme avant. Will serait à nouveau William. Tout cesserait de briller. Mais, si je ne parlais pas... est-ce que tout ceci avait vraiment un sens ? Si je ne disais rien et restait dans le silence de la nuit comme une ombre, alors tout ceci ne serait plus qu'un rêve. Cette nuit n'aurait rien de réel.
Je pris une grande inspiration puis expulsai tout l'air de mes poumons. J'attendis quelques secondes pour ensuite ouvrir la bouche.

— Will... Ces derniers temps, qu'as-tu vécu... ? As-tu recontré... des descendants des Ravenshill ?

J'avais l'impression de ne plus avoir entendu ma voix depuis des siècles et parler me fit une sensation étrange. J'avais hésité à poser ma question mais, finalement, j'avais craqué. Je fermai les yeux, priant pour ne pas avoir fait une bêtise. Ce qui était fait, était fait.



Huhu, Drew écrit en #714298 ~


— La nuit est comme la mort. Elle ne prévient que quelques secondes à l'avance lorsqu'elle tombe. Où que l'on se cache, elle nous trouve. On ne peut lui échapper. —


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MessageSujet: Re: Une nuit dehors... [ Pv Drew]   Jeu 30 Déc - 0:07

    Les échos de la nuit retentissaient lentement, laissant pourtant la brise noyait ces sons mélancoliques sur les riches allées du jardin. Un murmure du jeune blond s'y perdit, pourtant William était certain qu'il s'adressait à lui. Comment pouvait-il se vanter de cette vérité? Il suffisait de voir les yeux scintillants de Drew s'allumait encore plus qu'à son habitude et son sourire enfantin pour le savoir. Il avait toujours ce reflet qui apparaissait lorsque quelque chose d'invraisemblable se produisait, comme si sa joie ne pouvait être contenu dans le cœur de ce garçon. Peut-être que les paroles du majordome avait été perçue comme le retour de son ancien ami, ce qui était d'ailleurs tout à fait vrai. Toutes ces années où il l'avait évité était d'un gâchis irréparable qu'une certaine culpabilité s'installait dans le cœur de l'employé. Comment pouvait-il le pardonnait de cette ignorance haineuse dont le jeune maître avait été victime ? Il ne pouvait pas le comprendre. A sa place, il se serait senti si blessé et atrophié par la perte de cet ami qu'il n'aurait plus jamais eu la force de le regarder en face. Alors il ne pouvait que le remercier de cette inespérée clémence dont cet enfant faisait preuve et de faire tout les efforts du monde pour rafistoler les morceaux de cette confiance égarée par l'effet du temps ....

    Les yeux rivés vers les étoiles, William s'évadait de cette sinistre demeure, car la malédiction ne lui interdisait pas de rêver, même s'il était difficile lorsque tout les chemins des songes ont été quasiment tous parcourue. Cette soirée était pourtant unique en son genre, Jamais de toute sa misérable mort il n'avait été aussi fatigué et pourtant aussi réanimé qu'il en oubliait presque qu'il ne respirait plus. Cette douceur avait tant manqué durant ces décennies qui avait oublié le goût suave de l'oisiveté. Il songeait à tout les services qu'il rendait dans cette lugubre maison puis, petit à petit, il médita sur ces dernière rencontre. Il y avait cette asiatique apeurée qui ne l'avait marqué pas plus que cela, et bien entendue sa toute nouvelle connaissance, la londonienne. Il fut d'ailleurs surprit de la voir surgir ainsi de son esprit comme ces êtres cher à notre cœur, pourtant il ne l'avait vu qu'une seule fois. Peut-être que les circonstances singulières avait gravé ce souvenir dans la glace qu'était son âme ses derniers temps. N'était-ce pas d'ailleurs cela qu'il avait fissuré l'iceberg et l'avait permit à une soudaine sociabilité ? La nécessité de revoir cette jeune femme devenait de plus en plus primordiale au fil de ses réflexions. Si une simple conversation avait pu autant le changer alors la côtoyer était peut-être une solution pour le tirer de sa langueur chronique pour ne pas dire éternelle. Mais une partie de lui appréhendait ces retrouvailles, se posant des questions qu'il ne se plus crû de se poser. Et si encore une fois il se mettait en colère ? Et si simplement il n'arrivait pas trouver un sujet de conversation ? Le William aigri rit à ce conflit naïf digne d'un adolescent soucieux de son apparence. Il était un fantôme, tout ce qu'il pouvait espérer c'était que demain ou lui offre le repos éternel, rien de plus. Pourtant une graine d'espérance avait été semé sur les plaines arides de son âme et avait déjà commencé à germer silencieusement....

    Il posa de nouveau ses yeux sur Drew qui avait suivi son conseil muet à la lettre. Les hommes aimaient vraiment les étoiles comme des dieux étincelant qui pourrait leur offrir au moins un salut spirituel. Il était vrai que le majordome avait souvent remarquer son jeune maître de ces songes stellaire, c'était d'ailleurs l'un des seuls moment où il le reconnaissait comme une personne de son âge, même s'il resterait à jamais cet enfant coquin et vif avec qui il avait tant joué. Lorsqu'il cessa son observation, le blond prit une mine soucieuse, comme s'il quelque chose le déranger. Will pencha un peu la tête, s'interrogeant sur ce regard inquiet. Voulait-il lui parler? Il inspira lentement et le jeune se demanda s'il n'allait pas se bloquer juste avant qu'il ne commence sa phrase. Alors il entendit ce surnom qu'il n'avait pas ouï depuis une éternité. Il trouvait sa résonance étrange pourtant avant d'être un ectoplasme tout le monde l'appelait ainsi, même le vieux Ronald se prenait à cette fantaisie. Le petit fantôme continua et lui demanda quelques informations sur sa vie, comme des vieilles connaissances qui viennent à peine de se retrouver. Un jour plus tôt, le majordome lui aurait jeté un de ces regards glacials qui aurait fait regretter l'interlocuteur de cette initiative et n'aurait même pas prit la peine de répondre. Mais au lieu de cela un léger rire sortit de sa bouche, comme si toute la gêne ne la question avait été inutile. Lorsqu'il retrouva son calme un sourire véritable se dessina sur ses lèvres et déclara avec une certain amusement:


    "Excuse-moi d'avoir ri, mais je crois que je suis un peu dépassé par les événements. Si quelqu'un 'avait dit que j'entendrais de nouveau ce surnom un jour, je l'aurais pris pour un fou... Mais qu'il est bon de se tromper quelques fois !"


    Il cligna des paupières, enlevant le petit excès de liquide lacrymale qu'avait provoqué ce léger emportement. C'était vraiment une soirée étrange, rien ne semblait plus suivre une logique quelconque, mais il fallait l'admettre que de décompresser un peu avait ses avantage. Il reprit donc avec un peu plus de sérieux, gardant cependant son visage détendu:

    " Je n'ai pas grand chose à raconter de plus sur mon existence, tu as bien vu comment j'étais triste et faible. Il est vrai que je n'ai pas fait beaucoup d'effort de mon côté... je pense que je voulais gérer seul cette peine de ne pouvoir plus jamais partir d'ici, mais je n'ai compris que récemment que seul je ne ferais que m'enfoncer dans mon désespoir..."


    Il s'arrêta un instant et leva un peu les yeux, réalisant avec surprise ce qu'il venait de dire. Alors c'était cela la réponse à cet souffrance sans nom? Il avait tant cherché une réponse depuis sa malédiction et c'était en discutant dans ce lieu si irréel et magique qu'il avait enfin découvert la réalité. Il ne plaignait pas seulement les Invitées, il pleurait aussi sur son propre sort. Il était aussi prisonnier de ce manoir, enchaîné aux souvenirs de sa vie passée. Pourtant s'il aurait pu partir loin de là, il était certain que son immortalité aurait été une bénédiction. Enfermé comme un oiseau en cage, voilà ce qu'il était. Mais sa cellule se remplissait de ces humains si différents de lui, à cause de son caractère mais aussi de l'époque différente de la sien. Le remède n'était pas si compliqué en fin de compte. Il répondit enfin à la dernière question du jeune homme, gardant cette joie inexpliquée:

    " J'ai rencontré tout d'abord Lady Cielo, une asiatique au prénom si italien. J'ignorai que les Ravenshills avaient émigré si loin lors de leur fuite, tu peux donc imaginer le choc que ce fut en ne pouvant savoir exactement de quelle région elle venait. Elle est gentille et naïve, il est triste de savoir qu'elle ne pourra plus jamais rejoindre son pays. Puis il cette jeune anglaise, Sarah, qui vient de la ville de la Reine. Elle... Je ne sais pas trop quoi en penser. Elle m'a tant perturbé entre sa peur tout à fait compréhensif et ces sourires pourtant rempli d'une pitié insupportable. Mais je ne peux pas lui en vouloir, je ne suis plus que les restes d'un homme... Et toi, tu as rencontré quelqu'un ?"

    Cette pensée lui fit perdre son sourire, mais il ne semblait pas être redevenue l'être froid qu'on connaissait tant. Il était juste accablé par sa propre vérité. Peu de personne aimerait parler avec un mirage. Devait-il cependant espérer? En tout cas il était soulagé d'avoir pu avouer tout cela à Drew. Il avait confiance en lui même si leur lien avait été mis à rude épreuve par sa faute. Il le considérait véritablement comme un ami cette nuit là. Sa tristesse mise de côté, il ressemblait tellement à celui qu'il était il y avait de cela un peu moins de décennies que ce dialogue aurait pu se dérouler sans leur malédiction.
    Il continua de le fixer, avec un mince sourire. Son instinct qu'il croyait complétement perdu refit surface et demanda si quelque chose d'autre n'ennuyait pas le jeune maître. Il sentait une certain pression sur ses épaules et lui fit comprendre que lui aussi voulait peut-être soulager sa conscience. En tout cas il était prêt à l'écouter, car le kiosque avait réalisé un miracle en le rendant aussi proche de ce qu'il était jadis. Peut-être que les constellations mystérieuses y étaient pour quelque chose ...


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MessageSujet: Re: Une nuit dehors... [ Pv Drew]   Dim 2 Jan - 12:06

"Et pourtant, qui aurait pu penser qu'ils se disperseraient à travers le monde comme les étoiles dans le ciel brillant. Des étoiles toutes différentes. Certaines brillant plus que d'autres, certaines plus éloignées de nous que d'autres. Parfois regroupées en constellations. Et à présent, tous réunis sur le même ciel, ou plutôt dans le même Manoir. Condamnés à attendre une fin tragique pour un crime qu'ils n'avaient pas commis au même ? Condamnés à une vie malheureuse parce qu'ils avaient dans leur sang les traces d'un crime impuni ?"


Un rire léger s'envola soudain vers les cieux obscurs. Un rire que je n'avais plus entendu depuis si longtemps qu'il paraissait irréel, brisant sur son passage le silence emplissant la nuit froide. Le rire de Will semblait joyeux et chaleureux. Il finit par disparaître doucement, comme s'il n'était jamais venu. Seule trace de son passage était le sourire radieux que le majordome avait l'air de m'offrir.

— Excuse-moi d'avoir ri, mais je crois que je suis un peu dépassé par les événements. Si quelqu'un 'avait dit que j'entendrais de nouveau ce surnom un jour, je l'aurais pris pour un fou... Mais qu'il est bon de se tromper quelques fois !

Pendant quelques instants, je restai immobile. Ma bouche légèrement entrouverte, mes yeux dirigés sur Will, la brise nocturne venant se frotter sur mon visage indécis. Finalement, je souris à mon tour. La réaction de Will m'avait un peu effrayé. Je n'avais pas tout de suite saisis le sens de ses mots. Mais à présent qu'il semblait à l'aise, je me sentais heureux, à mon tour.
Mon majordome cligna des yeux rapidement, ses lèvres toujours souriantes. Quelques larmes, provoquées sans doute par son rire surprenant, coulèrent le long de ses joues. Petites perles brillantes sur son teint pâle, éclairées par les astres qui semblaient nous surveiller tranquillement. A présent, Will semblait détendu. Il avait cessé de sourire, mais son visage gardait un air paisible qui ne pouvait en aucun cas être malheureux.

— Je n'ai pas grand chose à raconter de plus sur mon existence, tu as bien vu comment j'étais triste et faible. Il est vrai que je n'ai pas fait beaucoup d'effort de mon côté... je pense que je voulais gérer seul cette peine de ne pouvoir plus jamais partir d'ici, mais je n'ai compris que récemment que seul je ne ferais que m'enfoncer dans mon désespoir...

Oui. Cela, je le savais déjà. J'avais vu mon ancien ami disparaître peu à peu dans les ténèbres pour ne laisser derrière lui qu'une carcasse vide et dépourvue de sentiments. Réagissant toujours mal, il s'était doucement éloigné de tous ceux qui, autrefois, l'avaient aimé. Je n'avais cessé d'espérer. J'avais toujours prié, dans un silence solitaire, pour que le Will que j'aimais puisse revenir parmi nous.
A présent, assis en face de moi, il avait levé ses yeux. Derrière sa joie intense, on aurait à présent pu apercevoir un autre sentiment, inqualifiable et innommable. Will avait l'air troublé et perdu, comme s'il se sentait tout à coup accablé par une souffrance contenue depuis une éternité.

— J'ai rencontré tout d'abord Lady Cielo, une asiatique au prénom si italien. J'ignorai que les Ravenshill avaient émigré si loin lors de leur fuite, tu peux donc imaginer le choc que ce fut en ne pouvant savoir exactement de quelle région elle venait. Elle est gentille et naïve, il est triste de savoir qu'elle ne pourra plus jamais rejoindre son pays. Puis il cette jeune anglaise, Sarah, qui vient de la ville de la Reine. Elle... Je ne sais pas trop quoi en penser. Elle m'a tant perturbé entre sa peur tout à fait compréhensive et ces sourires pourtant rempli d'une pitié insupportable. Mais je ne peux pas lui en vouloir, je ne suis plus que les restes d'un homme... Et toi, tu as rencontré quelqu'un ?

Finalement, comme je le lui avais demandé, Will me parla des personnes qu'il avait pu rencontrer. Tout d'abord, une jeune femme asiatique. Moi même, ne pensais au départ pas que les Ravenshill avaient pu partir si loin après leur crime. Certes, ils avaient, grâce à leur fortune, pu échapper à une condamnation pour meurtre, amis ils avaient été déshonorés, si bien qu'il était impensable qu'ils restent dans la région.
Et pourtant, qui aurait pu penser qu'ils se disperseraient à travers le monde comme les étoiles dans le ciel brillant. Des étoiles toutes différentes. Certaines brillant plus que d'autres, certaines plus éloignées de nous que d'autres. Parfois regroupées en constellations. Et à présent, tous réunis sur le même ciel, ou plutôt dans le même Manoir. Condamnés à attendre une fin tragique pour un crime qu'ils n'avaient pas commis au même ? Condamnés à une vie malheureuse parce qu'ils avaient dans leur sang les traces d'un crime impuni ?

La deuxième rencontre de Will avait été une anglaise, tout comme nous. Elle venait apparemment de Londres, une très belle ville, bien qu'elle eût dû changer depuis la dernière fois où je m'y étais rendu. A mon grand regret, Will semblait s'intéresser à elle, de par le fait qu'il ne savait pas quoi penser de cette Sarah. J'avais toujours eu tendance à tout faire pour les gens que j'aimais, mais aussi à me montrer très jaloux. Le fait que Will semblait être intrigué par une femme qui venait à peine d'arriver me troubla un peu, mais je ne dis rien.
Et s'il me laissait à nouveau tomber... pour elle ?

Il me fallait à présent parler de mes propres rencontres. Ou plutôt, de ma rencontre.
Alan.
Je fermai les yeux et baissai la tête d'un air malheureux. Depuis que Will avait commencé à parler, je n'avais pas dit un seul mot. Je n'avais pas grand chose à répondre à son histoire, puisque tout paraissait se passer très bien...

— J'ai rencontré une seule personne... Il s'appelle Alan Otoko, apparemment. Je ne sais pas grand chose à son propos, seulement, il s'est montré, dès notre rencontre un peu trop... méfiant.

Je me tournai vers Will, les sourcils froncés parce que je tentais tant bien que mal de trouver les mots justes. Mon coeur semblait résonner comme un tambour dans la nuit noire, mais je songeai alors que ej devais être le seul à l'entendre. Je posai le paume de ma main sur mon torse et fermai les yeux quelques instants.

— J'ai fait une bêtise, Will...

Finalement, je posai ma tête sur la table, comme si je souhaitais me rouler en boule et disparaître. J'ignorais si Will me regardait à ce moment, mais j'avais tout de même l'impression de sentir son regard inquisiteur et cruel.
Non, pas le sien.
Je sentais sur moi les regards de tous. De toute la famille, de tout le monde. Je sentais leur haine se déverser sur moi comme une rivière puissante et agressive. J'étais la cause du malheur de tous. J'étais celui qui avait échoué.

— Il est devenu dangereux et agressif... Il criait et menaçait... J'ai eu peur... J'ai peur. J'ai tout fait pour tenter de nous protéger de sa haine, mais je n'ai pas pu... Je suis un tel incapable.

Je ne relevais toujours pas mes yeux, préférant coller mon visage déformé par la peur et la tristesse contre la nappe blanche. J'aurais voulu pleurer ou hurler pour que tout mon mal aise disparaisse, mais c'était stupide. Ca ne servirait à rien.

— Je pense que, à cause de moi, il sait que nous sommes des... Il sait que nous ne sommes plus de ce monde.


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— La nuit est comme la mort. Elle ne prévient que quelques secondes à l'avance lorsqu'elle tombe. Où que l'on se cache, elle nous trouve. On ne peut lui échapper. —
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MessageSujet: Re: Une nuit dehors... [ Pv Drew]   Lun 14 Mar - 11:41

    William écoutait les paroles du petit blond, ne cessant de le regarder de ces yeux noisettes et ceux malgré le vent qui parasitait leur conversation. Cette manie qui avait pourtant disparu pendant des siècles - quel était intérêt de fixer autrui quand on savait de tout façon que cela ne nous donnerait pas le privilège du repos éternel?- était revenue, annonçant le retour du doux majordome. Il était étrange de revoir tout ces petits mouvements qui animaient le visage de son propriétaire tel le cliquetis millimétré et complexe de la montre à gousset.
    L'homme était tout de même différent de l'horloge, il n'était pas aussi prévisible que la machine et le réparer relever du miracle. Puis il y avait l'âme, cet inconnue qui changeait le cours de l'histoire au moment où on s'y attendait le moins. C'était ce même destin qu'il l'avait poussée en cette nuit miraculeuse de retrouver une partie de son âme qu'il avait laissé le jour où il n'avait plus respiré. Du moins c'était ce qui semblait le faire subsister encore et toujours, cette espoir idiot d'un bouleversement salvateur. Mais le souhaitait signifiait déjà qu'on s'y attachait fermement, comme une bouée en plein milieux d'une tempête. Était-il le seul à ne pas avoir vu que sans lumière l'ombre n'existait pas ? C'était peut-être peut être cela qui avait donner cette force qui faisait que Drew ressemblait encore à un humain plutôt qu'à un spectre sans vie....

    C'est pour cela d'ailleurs qu'il était inquiet de voir le jeune maître aussi accablée. Ses mèches dorées tombaient devant ses yeux grisâtre, peut-être sa chevelure cachait des larmes, mais rien n'était moins sûr. Le jeune annonça qu'il avait rencontré un homme qui se prénommait Alan Otoko. Ce prénom ne semblait pas facile à prononcer, ce qui le rassurait un peu. Au moins il n'aurait pas peur d'écorcher son nom car là était l'une des peurs dérisoires qui animaient les servants après des années de service. Cependant le dernier termes fit frisonner le jeune homme. Tout les êtres spectrales savaient que l'utilisation de "méfiant" n'était jamais de bonnes augures. L'adolescent éternel avait l'air de peiner pour trouver les mots, ce qui inquiéta sincèrement William. Avait-il découvert leur secret ? Si c'était le il risquerait d'être plus difficile à contenir....

    Ses doutes se fonda quand le petit garçon se référença à une bêtise. A partir de la sa tête toucha la table et le majordome n'eut plus accès au visage juvénile de Drew. Le fantôme fronça les sourcils, inquiet pour l'être centenaire qui se trouvait devant lui, car avant d'être une statue de glace, il avait été de ceux qui s'angoisser à l'idée de mal faire son travail. Et puis il ne s'agissait pas de n'importe quel maître, le blondinet faisait parti de ceux qu'il se sentaient proches. Il avait beau ne l'avoir jamais considéré comme quelqu'un de son âge et encore moins comme un être supérieur, mais les souvenirs joyeux des divers jeux auxquels il avait participé lui revenait sans cesse, mais quand l'espoir n'existait plus. Drew avait toujours été un magicien, même avant la fatale nuit. Il avait conquis la sorcière, tenu tête à son père et avait essayé de rendre le sourire à sa mère. Will était certain qu'il aurait fait un magnifique adulte, il aurait été sans doute un meilleur père et chef de famille que Ronald, mais la malédiction avait faussé le jeu, donnant l'ultime pouvoir à ce vil renard dans ces lieux. Quelque soit la bêtise qu'il avait commis, le majordome écouterait jusqu'au bout, car plus rien ne surprenait dans cette nuit sans fin ...L'enfant fit ses aveux, paniqué et accablé, finissant sur la fatale vérité que redoutait les spectre.

    Il savait.
    Pourtant le regard du majordome ne durcit pas, au contraire, il s'adoucit même, esquissant un mince sourire. Depuis combien de temps gardait-il autant de remords ? Même si maintenant un invité connaissait la vérité sur leur état, cela n'était un drame car cela aurait été fait un jour ou l'autre. C'était ça l'ennuie avec un monde éternel, on ne pouvait pas cacher quelque chose jusqu'à leur mort, les secret seront toujours découvert, que l'on le veuille ou non ... William posa timidement sa main sur la tête du blondinet et caressa ses cheveux pour le rassurer, comme à chaque fois que son père le grondait lorsque son cœur battait encore. Cette flamme ne devait pas tomber dans les abimes du désespoir, elle vacillait trop pour qu'elle puisse en ressortir sans perdre son éclat. Une légère brise le leva, faisant virevolter leur cheveux. Il ne voulait pas que Drew soit triste, il n'était pas encore trop tard pour le sauver de son malheur. Il s'approcha donc de lui et il lui murmura avec gentillesse:


    " Il est normal d'avoir peur Drew, mais tu ne devrais pas t'en vouloir pour cela. Après tout cela serait arrivé un jour, c'est simplement que c'est plus tôt pour ce jeune homme. Tu n'es pas coupable, et puis tu n'es pas certain il suffira de nier la vérité..."


    Les années de solitude lui avait fait perdre cette capacité de consoler correctement, mais il faisait son possible pour aider cet ancien ami, même au risque qu'il ne le panique d'avantage. Comment expliquer la renaissance de cette compassion qu'il croyait disparu à jamais ? Ces tout petits changements, comme une erreur dans un engrenage, avait-elles créées ce miracle? Cependant, il sentait que c'était temporaire, qu'il reviendrait l'être froid à la seconde où le soleil pointerait le bout de son nez. Une perle de cristal défila de sa joue, suivit de temps d'autres. Il ne voulait pas voir cet astre brillant qui décelait cette vérité amer. Il ne voulait pas que ce corps factice disparaisse encore et encore. Et surtout, il désirait plus que tout que ces terribles souvenirs s'en aille, qu'il soit enfin libre de cette prison qu'il s'était construit lui-même...

    Il sanglota doucement, cachant son visage entre ses mains, comme un enfant qui refusait de montrer sa peine. Drew n'allait surement rien comprendre à la scène, mais le mécanisme s'était déjà mis en marche. Cette douleur, aussi vif qu'un coup de poignard l'harcelait sans cesse, et à cet instant il ne contrôlait plus rien. C'était un peu comme ces bouffées de violences qui l'animait quelque fois quand il n'arrivait pas à voir son reflet. Tout cette haine, cette tristesse, cet isolement; tout revenait à la charge. Mais à la différence du blond, il n'était pas fort et ne pouvait contenir ces sentiments qui le submergeaient. Le jeune maître était peut-être plus mature que lui en fin de compte... Entre deux pleurs il bafouilla de sa voix tremblotante:


    " Je suis désolé, je voudrais te promettre que je serais toujours là pour te soutenir, mais regarde-moi! Je me brise à la plus petite variation de vent. Si je le pouvais je voudrais ne plus être aussi faible et enfin redevenir celui que j'étais. Mais je n'ai pas tant d'espoir dans l'avenir, je sais qu'il n'y a pas de fin à ce monde clos. Je redeviendrais surement l'être froid et sans âme, surement d'ici quelques jours.... Mais pour la première fois j'ai peur que cela arrive. Je voudrais encore rire, encore ressentir la joie, simplement vivre, même si je ne suis plus de ce monde. C'est idiot, puéril et narcissique, mais je souhaites tant qu'on me laisse quelque chose à espérer dans ce voyage sans fin. Je suis désolé de ne pas être un bon majordome, je suis désolé de ne plus être ce si bon ami, je suis désolée...."


    Les excuses continuèrent et les pleurs s'intensifièrent au furent et à mesure qu'il parlait. Cette fois il s'était brisé pour de bon et les ces morceaux gisaient au sol. A cette instant, il s'agissait de cette voix qui croyait encore en ce monde. C'était l'homme qui ne croyait pas qu'il allait brûler vif dans ce manoir, celui que l'on croyait mort à partir de leur dernier bal. C'était l'enfant qui niait leur malédiction, qui croyait qu'un jour tout s'arrêtera et donc qu'il fallait vivre de tout son possible. William avait tout fait pour le faire taire pour ne pas souffrir d'avantage, mais en cette soirée tout était étrange et la statue de glace n'avait pu le supporter...


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MessageSujet: Re: Une nuit dehors... [ Pv Drew]   Mer 16 Mar - 15:55

Avec un bref moment d'hésitation, je me penchai vers lui, d'abord lentement, puis entourai son cou de mes bras et me rapprochai de lui. Je priai pour que ce contact soudain ne le fasse pas sursauter.

Tout à coup, je sentis Will tout près de moi. Je ne l'avais pas prévu, imaginais qu'il retserait tranquille, à sa place, les sourcils froncés dans une moue agacée. Pourtant sa voix, très douce résonna à côté de moi, dans le paisible silence nocturne. Je souffrais et pourtant, j'aurais souhaité que les choses puissent rester comme cela. Au moins un peu plus longtemps...

— Il est normal d'avoir peur Drew, mais tu ne devrais pas t'en vouloir pour cela. Après tout cela serait arrivé un jour, c'est simplement que c'est plus tôt pour ce jeune homme. Tu n'es pas coupable, et puis tu n'es pas certain il suffira de nier la vérité...

Sa voix était si douce qu'elle aurait presque réussi, un instant, à me faire croire que tout allait bien. J'aurais pu oublier mes problèmes, juste pendant un bref moment... Et cette main délicate qui était venue se poser sur ma tête et dont les doigts, doucement, se prenait dans mes fins cheveux blonds aurait pu réchauffer mon coeur jusqu'à le faire battre à nouveau. Je savais, au fond de moi que ce n'était pas possible, bien sûr. Mais si l'on avait pu redonner la vie aux gens, alors ce geste aurait suffi.

Je voulais répondre, néanmoins, que ça n'irait pas. Je savais qu'il ne suffirait pas de nier face à Alan. Ce jeune homme semblait posséder une puissance immense et ses convictions ne pourraient pas être réduites à néant par un simple mot. C'était comme qui dirait peine perdue. Les mots de Will m'avaient cependant réconforté.
Oui, ce serait arrivé un jour...
ca ne s'était pas produit au bon moment, mais un jour ou un autre, il aurait de toutes manières compris. J'espérais sincèrement que les autres me pardonneraient ma faute aussi facilement, mais j'en doutais, les connaissant.

Mais je ne dis rien.
Le son de sanglots étouffés atteignit mes oreilles. Je connaissais bien ce bruit... J'avais tant de fois pleuré doucement, seul dans ma chambre, cachant mon visage dans mes mains comme si cela pourrait donner l'illusion que tout allait bien. En ce moment aussi, j'aurais voulu pleurer. Mais peut-être, en près de cent-soixante ans d'existence, avais-je épuisé mes yeux et perdu toutes les larmes que j'aurais pu verser à cet instant. Pourtant, j'avais toujours été faible et émotif, je le savais bien...

Je me redressai, silencieusement, un peu honteux de m'être laissé aller ainsi alors qu'une personne chère à mes yeux souffrait au point de ne plus se contrôler de cette manière. Je cherchais quoi dire, faisais de vifs mouvements en direction de Will mais me stoppais au dernier moment, à chaque fois.

— Je suis désolé, je voudrais te promettre que je serais toujours là pour te soutenir, mais regarde-moi! Je me brise à la plus petite variation de vent. Si je le pouvais je voudrais ne plus être aussi faible et enfin redevenir celui que j'étais. Mais je n'ai pas tant d'espoir dans l'avenir, je sais qu'il n'y a pas de fin à ce monde clos. Je redeviendrais surement l'être froid et sans âme, surement d'ici quelques jours.... Mais pour la première fois j'ai peur que cela arrive. Je voudrais encore rire, encore ressentir la joie, simplement vivre, même si je ne suis plus de ce monde. C'est idiot, puéril et narcissique, mais je souhaite tant qu'on me laisse quelque chose à espérer dans ce voyage sans fin. Je suis désolé de ne pas être un bon majordome, je suis désolé de ne plus être ce si bon ami, je suis désolé...

Il s'était mis à parler tout à coup. Sa voix tremblait comme si son pauvre coeur allait se briser, tel du cristal, les éclats transparents et coupants se répandant partout autour de nous. Ses pleurs semblaient s'être intensifiés et il paraissait ne plus réussir à supporter quoi que ce soit.
C'en fut trop pour moi et une larme coula doucement le long de ma joue, sans un bruit.

Un sourire, malgré tout, s'étira sur mon visage, pourtant déformé par une douleur qui écrasait ma poitrine. Peut-être un poids, tout de même, était-il en train de nous laisser, s'envolant à jamais vers les étoiles, pour ne jamais revenir vers nous. Je l'espérais.

Oh, si Will n'avais pas ses mains posées sur son visage, je les aurais prises dans les miennes pour le consoler de mon mieux. Mais ce n'était pas possible.
Avec un bref moment d'hésitation, je me penchai vers lui, d'abord lentement, puis entourai son cou de mes bras et me rapprochai de lui. Je priai pour que ce contact soudain ne le fasse pas sursauter. A l'époque actuelle, ce genre d'élans d'affection était peut-être courant, mais au dix-neuvième siècle, ce n'était pas le cas. Et puis, peut-être ne verrait-il pas les larmes qui dégoulinaient de mes yeux humides, puisque ma tête était à côté de la sienne.
En réalité, être si proche de lui me perturbait un peu, car c'était inhabituel. Mais ce qui est fait est fait. S'il n'avait pas pleuré, je n'aurais pas eu le besoin de le prendre dans mes bras, après tout. Je ne voulais pas lui laisser le temps de réagir et me mis à parler.

— Si tout ceci ne doit durer que peu de temps, que cette douce nuit, alors il vaut mieux en profiter, n'est-ce pas... ?

Finalement, je me reculai, glissant mes mains de sa nuque à ses épaules, le regardant mon regard empli de larmes mêlé à un sourire d'espoir. Je secouai la tête doucement, de gauche à droite, et les larmes glissèrent plus vite encore.

— Le futur ne sera sans doute pas celui que tu espères... Tu l'attends depuis si longtemps déjà... Mais ne vaudrait-il pas mieux cesser de regarder au loin comme tu le fais depuis tout ce temps... ? Plonge juste un instant tes yeux dans le présent et tu verras des gens qui t'aiment et des choses magnifiques qui apparaissent de temps à autres... Si tu ne peux accepter le futur, alors tu as juste à faire du présent le monde dont tu rêves...

Je lâchai Will et me redressai, tout en descendant de ma chaise. Un peu gêné, je me tournai et m'éloignai d'un mètre, environ, de la table, me plaçant au bord du kiosque et plongeant mon regard dans l'horizon brumeux.



Huhu, Drew écrit en #714298 ~


— La nuit est comme la mort. Elle ne prévient que quelques secondes à l'avance lorsqu'elle tombe. Où que l'on se cache, elle nous trouve. On ne peut lui échapper. —
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William C. R. Anderson
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MessageSujet: Re: Une nuit dehors... [ Pv Drew]   Sam 19 Mar - 13:21

    Les pleurs ne cessèrent. Cette douleur qui l'assaillait, il ne pouvait plus l'endurer. C'était à se demander même comment il avait pu la supporter pendant toutes ces années. Toutes ces angoisses, toutes cette peur accumulée, comment avait-il fait pour ne pas la voir avant ? Will comprenait maintenant pourquoi il était devenu cet être de glace que tout le monde croyait maître de son âme. Quand on espérait plus rien , les conversation, son apparence, le vide était devenu votre meilleurs ami. Hélas cette connaissance ne pouvait point point vous guérir de la solitude. Il fallait donc mettre son âme hibernation, afin de prévenir les dégâts. Pour le majordome il avait fallut plus de cent cinquante ans pour que son esprit se réveille enfin et affronte tout ce qui avait laissé de côté.

    Pendant ce sanglot, le jeune brun ne voyait rien, ses pupilles toujours cachés par ses paumes maintenant humide. Il espérait au moins qu'après s'être vidée de toutes les larmes qu'il n'avait pas pleurées il se sentirait plus léger, comme après une confession d'un amour impossible. Mais une voix lui soufflait que cela ne serait pas le cas. Ces tourments ne disparaitront pas en les avouant, ce n'était que le début de cette nouvelle torture. Mais cette fois il ne voulait pas laisser cette petit lueur s'échapper. Il voulait ,ou plutôt il désirait cette tranquillité, même si c'était que pour un tintement d'aiguille. Derrière ces éclats de cristal qui sortait de ces yeux, il récitait encore et encore, comme s'il s'agissait d'un dieu qui disparaissait à chaque fois qu'on l'oubliait. William voulait chérir ce maigre vœu d'un bonheur fugace, sachant parfaitement que s'il le perdait, il ne pourrait plus jamais se relever.

    Mais un événement bien étrange troubla ce chagrin sans fin. Alors que tout semblait si froid, une tiédeur venu de nulle part s'installa sur son cou et son école. Au contact de cette chaleur inconnu, il se calma, bercé par un battement lointain qui lui rappelait que le temps continuait toujours de s'écouler. Lui qui avait eu pourtant si peur de cette horloge qui ne s'arrêtait jamais, cette fois le réconforter car il pourrait réparer tout les erreurs qu'il avait commis durant sa mort, comme avoir voulu effacer toutes ces personnes qui faisait parti de son entourage de son monde ou encore d'avoir choisit la voix du pantin sans âme. Dans ce cas précis, il était bon de savoir que l'éternité était devant soi...

    Il fallut attendre que ses yeux s'étanche pour qu'il se demande ce qui pouvait bien être aussi chaleureux avec le misérable être qu'il était. Il releva doucement la tête, s'habituant à la lueur aveuglante des astres avant de savoir la vérité sur ce qui l'avait aidé à recoller les morceaux de son cœur. Il fut d'ailleurs troublé de découvrir la tête du blondinet à côté de la sienne, et encore plus lorsqu'il comprit que c'était ces bras qui l'entourait de toute cette amitié renaissante. Jamais de toute leur vie - et même de leur mort- il n'avait eu autant de contact, si bien que Will rougit timidement à cette marque d'affection. Il avait envie de le repousser tant la situation était bizarre et cet être brûlait tout ce qui lui restait de dignité, se faire consoler par un enfant était très humiliant. Mais d'un autre côté il voulait resserrer l'accolade, simplement pour le remercier un tant soit peu d'avoir attendu tout ces années son retour. Ces deux sentiments le figeait sur place, ne sachant auquel il devait céder.

    Dans cette confusion extrême, Drew prit la parole, d'une voix plus adulte qu'il n'aurait crû de ce farceur centenaire. Il sembla que sa voix lui conseillait de profiter du moment où il n'était plus statue au lieu de le gâcher en apitoyant sur son sort, mais rien n'en était moins sûr. Si c'était le cas alors il ne comprenait pas ses paroles. Il était vrai que rien n'était immuable dans cette nuit sans fin, mais pourquoi créer des souvenirs qui le feront souffrir plus tard? Son âme se refroidit, laissant de nouveau la place à l'austère majordome. Il ne devait parler d'avantage avec cet adolescent, il l'induisait en erreur. Si le bonheur devenait malheur, alors il valait mieux qu'il s'éloigne encore , jusqu'à que plus personne de puisse faire fondre ce qui lui restait d'hostilité.
    Là était la solution.

    Le garçon recula, posant ses mains sur ses épaules, avec ce regard emprunt de mélancolie et d'espoir. Même si un instant William avait songé à ne plus se laisser aller, ce sourire rayonnant faiblement abattit de nouveau ce mur qui séparait l'employé et les autres. Quel étrange tableau tout de même! Les perles brillantes qui lui servaient de larmes roulaient sur ses joues, essayant de nier la fatale chute qui les attentait. Le regard ambre du jeune homme questionna le petit maître de mille questions, sans pour autant que Will n'ouvre la bouche. Même si ne voyait qu'à peine ce désespoir qui le hantait, même s'il ne ressentait qu'une parcelle de la douleur qui le poignardait, Drew essayait tant bien que mal de le comprendre. Mais ce qu'il l'échappait c'était pourquoi il faisait tant d'effort pour l'aider alors qu'il l'avait abandonné pendant un siècle. Tout que qu'il pouvait faire l'écouter de nouveau, le fixant cette fois avec un visage déformé par une profonde perplexité.

    Ces mots semblaient être animé d'une force impressionnante malgré la présence de ces gouttelettes parasites. La vision du petit homme s'accordait très bien à son image, c'est-à-dire une conscience immédiate sur qui ce passait à chaque seconde, sans prendre la peine de savoir ce que nous réservait le lendemain. Mais William se savait bien incapable de se limiter au présent, on l'avait élevé en l'initiant à au rêve les plus fous, alors comment pouvait-on arrêter sa pensée? Il regardait le jeune maître fixer l'horizon et le jeune brun prit un sourire malade. Il était de nouveau calme et lorsqu'on s'y attendait le moins il entrouvrit ses lèvres et prononça lentement:


    " Je ne peux pas ne pas regarder le futur. La seule fois où je me suis permis de le faire, ça a a très mal fini... Cependant je vais essayer de préserver le peu de santé mentale qui me reste. Si je ne peux pas supporter ce poids je n'aurais qu'à partager cela avec un ami, n'est-ce pas ? Dans cette éternité où tout est éphémère, il doit bien avoir une place pour un triste employé et un jeune adulte encore pleins de dons qu'il ne connait pas encore ..."

    Le majordome leva les yeux vers les astres, soupirant enfin de soulagement. Même s'il était encore troublé, il avait l'impression que cette soirée était plus belle que celle de la veille, comme si toute la nature avait fait l'effort de rendre cette soirée unique. Cependant il ne savait pas s'il serait capable de regarder Drew en face de nouveau. Même s'ils se connaissaient depuis très longtemps, Will était tout de même embarrassé d'avoir montré tant de faiblesses. Car même s'il était un reste d'hommes, sa fierté avait survécu à travers les âges et cette assaut de désespoir ne l'avait pas loupé....


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Une nuit dehors... [ Pv Drew]

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