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 Nuit venteuse (libre)

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MessageSujet: Nuit venteuse (libre)   Jeu 23 Déc - 21:20

Derrière moi retentit le grincement sinistre du portail se rabattant de lui-même. Cela ne me fit nullement frissonner car les chaînes qui me retenaient prisonnières en ces lieux n’avaient rien d’aussi tangibles. Les humains, ou plutôt les invités comme il convenait de les appeler, demeuraient au manoir sous la contrainte des infranchissables limites du domaine. L’espoir leur restait de pouvoir jouir d’une négligence ou du hasard qui leur permettrait d’arracher leur liberté. Je les enviais, ils étaient plus libres que je ne pourrais jamais l’être. Une éternité de regrets et de chagrins m’attendait sur ce domaine qui m’avait vue périr. La mort n’avait pas sut m’y arracher, rien ne pourrais donc me délivrer de ce tombeau. Comme la mer au perpétuel cycle de flux et de reflux je m’éloignais de ces lieux que je ne pouvais plus souffrir pour y être inévitablement rappelée. Ici, je n’avais qu’à fermer un instant les yeux pour que m’apparaissent le visage des victimes de mon silence. La dernière image que j’avais eut d’eux était toute de sourire et de joie pétillante alors que la fête battait son plein, pourtant lorsque je me les remémorais ils n’étaient plus que des masques de chagrins aux regards accusateurs.

Une larme solitaire coula sur ma joue de velours et je la cueillis du bout de mes doigts gantés de noir. La nuit voila de son obscurité la nouvelle tristesse qui scintillait dans mon regard et je cillais pour repousser l’émotion qui m’envahissait. D’autres fantômes pouvaient vouloir sortir cette nuit et je ne voulais pas m’effondrer ici. Quelle muflerie ce serait de leur imposait un chagrin que je n’avais pas le droit d éprouver. Quelle offense ce serait d’attirer de la pitié quand je ne méritais que la haine. Mieux valait rentrer au plus vite et me réfugier en une quelconque place déserte.
Le vent d’hiver fit danser autour de mes cuisses ma jupe de velours noir bordée de dentelles blanches et je resserrais sur moi les pans de ma veste turquoise. Dans mes bottines de cuir vernis mes bas de soie ne remontait que jusqu’en dessous de mes genoux, les laissant découvert dans l’air trop vif. Mes cheveux tourbillonnèrent autour de moi comme enivré par le souffle nocturne. Pourtant, je ne ressentais pas la morsure du froid, malgré le temps écoulé j’avais conservé les habitudes du temps de mon humanité et je cherchais à me mettre à l’abri. Bien qu’il me soit désormais impossible de tomber malade, l’hiver m’incitait à retourner dans le sombre écrin de mes souvenirs. Le manoir, qui ironiquement devenait promesse de chaleur et de repos. Pour un temps du moins.

Je commençais alors à remonter l’allée soigneusement entretenue à pas lents lorsque le vent se fit plus violent. Je dus plisser les yeux et me pencher légèrement en avant. Une bourrasque plus virulente que les précédentes arracha soudainement mon ombrelle de dentelle arachnéenne. Le réflexe de résistance que j’avais eus m’entraina sur quelque pas au bout desquels je chutais brutalement sur le sol de gravillons. Du coin de l’œil je vis mon ombrelle se prendre, hors d’atteinte, dans les rosiers aux épines acérées. Sonnée, je sentie vaguement qu’une de mes cheville m’élançait douloureusement et que la peau nue de mes genoux réduites en lambeaux incrusté de pierrailles se mettaient à saigner. Une plainte de douleur assourdie par le vent m’échappa tandis que je cherchais la volonté de me relever. J’aurais pu me vider à en rougir tout ces gravillons que je n’en serais pas plus morte que je ne l’étais déjà. Vouloir me relever et partir en quête de mon ombrelle semblait tellement vain. J’aurais pu rester ici pour l’éternité sans que cela me porta le moindre préjudices. Voilant un instant mes prunelles violine de mes paupières je m’accordais le temps d’une respiration hachée pour me décider.
Je devais quitter cette allée, je ne pouvais demeurer ainsi.
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MessageSujet: nuit venteuse   Mar 28 Déc - 12:25

Norman s’adonnait à son activité favorite qui était de tailler les rosiers de l’allée. IL adorait ça, cela lui rappelait le temps où il était vivant, cela lui remontait le morale. Bien sûr il ne pouvait le faire le jour car il était un fantôme, il devait donc attendre la nuit pour s’adonner à son passe temps favoris.

Cette nuit là, il avait froid et était gelé jusqu’à l’os (encore fallait t’il qui lui en reste) pensa t’il ironiquement. Aucun bruit ne vint troubler le silence, la lande était déserte et au loin le village s’endormait paisiblement. Ce paysage lui faisait penser à une de ces toiles que l’on trouvait dans les couloirs du Northwood manoir. Tout à coup, il sembla à Norman entendre un bruissement et une voix râlant.

Norman se dirigea vers ce bruit inconnu et aperçut une jeune fille étendue sur le sol.

Il se dirigea vers elle et lui tendit sa main afin de la relever.

Norman s’exclama ensuite :

- « Quelle drôle d’idée de se promener en pleine nuit dans les parages, au fait je m’appelle Norman Smith, je suis majordome au manoir, si j’étais vous je retournerai au village, vous avez sûrement dû vous égarer, si vous saviez ce que l’on raconte au sujet du manoir vous seriez déjà en train de fuir "

Norman se rendit compte qu’il avait fait un accueil bien minable à cette jeune égarée.

Avec le temps il avait perdu le sens de l’hospitalité, mais il se reprit et dit :

« Bienvenue au manoir, entrez donc, je peux vous servir une tasse de thé si vous le désirez, mais s’il vous plait tenez moi un peu compagnie car de ces moments çi j’en ai bien besoin »
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MessageSujet: Re: Nuit venteuse (libre)   Mar 28 Déc - 13:09

J'avais à peine commencée à crisper mes mains lorsque j'aperçus une paire de soulier noir impeccablement ciré. Les mugissement du vent ainsi que mes propres préoccupations m'avaient cachés ce que je craignais par dessus-tout: l'arrivée d'un autre résident du manoir. Je sentie subitement la peur trop familière envahir ma bouche d'une douceur un peu pâteuse, et je courbais un peu plus la tête pour dissimuler mon visage. J'en oubliais totalement les élancements douloureux provoqués par ma chute, qu'étaient-ils face à cette atroce perspective que d'être confrontée à l'une de mes victimes. Tendue comme la corde d'un violon sur le point de rompre je me recroquevillais un peu plus sur moi-même ainsi qu'aurait put le faire un petit animal apeuré. S'il me reconnaissait-je ne savais d'ailleurs toujours pas de qui il s'agissait- je craignais trop qu'il ne s'emporte contre moi et fasse usage de violence.

Au lieu de quoi je sentie qu'une main masculine venait se saisir de ma paume gantée et m'aidait avec la plus exquise délicatesse à me relever. Seul l'étonnement que me cause ce geste de galanterie proprement incompréhensible m'empêcha de protester. En un instant je fus debout, la tête tournée vers mon ombrelle comme si je cherchais un moyen de la rattraper alors qu'en fait j'essayais toujours de me faire discrète. Peut-être devais-je prendre l'initiative de quitter mon sauveur impromptu? J'ouvrais la bouche pour le remercier lorsqu'il prit la parole. Il se présenta comme étant l'un des majordomes du manoir, ce qui semblait parfaitement exacte si j'en jugeais sa mise que j'apercevais du coin de l'œil. Mais ce ne fut pas ce que je retint de ces paroles, non tout ce que j'y entendis c'est qu'il ne me reconnaissait pas et me prenais pour une simple égarée du village voisin d'où je revenais de promenade.

A nouveau il enchaina sans me laisser le temps de me remettre de mes émotions (un complexe mélange de soulagement, d'effarement et de culpabilité) et m'invita à entrer dans le manoir. Je fis la moue en songeant que mon ombrelle était probablement fichue et décidais de revenir la chercher plus tard. Je ne me sentais pas le cœur de refuser a cet homme si visiblement peiné le réconfort d'un peu compagnie, quand bien même il s'agisse de la mienne. Je ne comptais pas pour autant le détromper dans sa méprise, c'était lâche et vil d'agir ainsi, mais je n'avais pas la force de me conduire autrement. Je ne pouvais que lui offrir un bref moment trompeur ou il pourrait à loisir s'épancher devant une tasse de thé fumant. Je lui répondis d'une voie un peu tremblante:

-Je...oui, peut-être n'aurais-je pas choisir de me promener dans le village avec un temps si menaçant, mais...je voulais tellement sortir dehors...Un soupir m'échappa, je ne mentais en rien en lui confiant cela. C'est très gentils à vous de m'invitez à boire ce thé, et je vous remercie également de m'avoir aidée à me relever.

Bien sur je ne dis rien ni des rumeurs qui courraient sur le manoir ni du fait que je puisse moi aussi éprouver le besoin de me retrouver en sa compagnie. Je me contentais de m'épousseter et de lui emboîter le pas pour finir de remonter l'allée de rosier. La situation me semblait en fait quelque peu irréelle, ici au manoir, je n'adressais la parole à personne et je vivais dans la solitude la plus complète. Le chagrin que je ne pouvais me retenir de faire couler en larme salées sur mes joues ne pouvait être imposé à quiconque hormis moi-même. Pourtant je m'apprêtais à écouter les confidences d'un majordome des Northwoods. En le regardant de dos je ne le reconnaissais pas, il me semblait toutefois qu'il était plus jeune que moi. Enfin nous pénètrâme dans le manoir et je le laissais me guider comme si j'étais ignorante de la configuration des lieux.

-C'est vraiment très anciens ici...on croirait presque voir une lady du siècle dernier remonter ces corridors. Excusez-moi...je dis des bêtises...mais c'est si charmant pourtant...Vous êtes le propriétaire?

Oui, les Northwoods avaient eut de l'argent et ils aimaient en faire étalage, la décoration n'aurait pas départit dan la demeure d'un noble. Cela m'avait pourtant toujours laissée froide, j'avais depuis trop longtemps perdue cette capacité à m’émerveiller de la beauté qui m'entourait. Les riches tentures et les tableaux de peintres renommé n'était pas différent pour moi a des murs de pierre froide et dure, car au final, tout ce luxe n'étais qu'une prison doré. Cela avait toujours été ainsi d'ailleurs.
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MessageSujet: nuit venteuse   Mer 29 Déc - 11:16

-Je...oui, peut-être n'aurais-je pas choisir de me promener dans le village avec un temps si menaçant, mais...je voulais tellement sortir dehors... C'est très gentils à vous de m'invitez à boire ce thé, et je vous remercie également de m'avoir aidée à me relever.

Les mots résonnèrent dans la tête de Norman comme un douloureux souvenir du passé, du temps où les invités se succédaient à longueur de journée. Cette inconnue il l’aimait bien, il savait qu’il pouvait lui faire confiance, il se sentait étrangement lié à elle comme si ils avaient vécu le même évènement.

Norman s’empressa de chasser cette pensée de sa tête. Enfin les deux personnages arrivèrent à la massive porte d’entrée, Norman l’ouvrit et fit passer la jeune inconnue devant tout en lui tenant la porte. Voilà encore un geste pourtant simple qu’il n’avait plus fait depuis au moins un siècle. Ils arrivèrent dans l’imposant hall d’entrée qui à lui seul reflétait la splendeur et l’orgueil du manoir.

Norman se dit qu’il ne fallait pas que ces maîtres apprennent la présence d’une inconnue, qui plus est d’une simple mortel. Norman conclu donc intérieurement qu’il lui servirait le thé dans le petit salon du 1er étage. Ils montèrent lentement l’escalier dans un silence qui devenait pénible, Norman conclu donc de briser à nouveau la glace mais la jeune inconnue le fit avant lui :

-C'est vraiment très anciens ici...on croirait presque voir une lady du siècle dernier remonter ces corridors. Excusez-moi...je dis des bêtises...mais c'est si charmant pourtant...Vous êtes le propriétaire?

Norman trouva la dernière question très incongrue, tandis que le reste de la phrase était pour lui d’un charme candide. IL s’exclama :

Je suis juste un petit majordome qui ne représente que bien peux de choses dans l’engrenage du manoir, je suis néanmoins d’accord avec vous c’est charmant mais légèrement démodé, si vous saviez tout ce qui c’est passé dans cette demeure, chaque objet à son histoire et chaque pièce également, mais je ne vais pas vous ennuyer avec mes histoires de majordome, ce serai bien ma chance si je fesait fuir la seul compagnie que j’attends depuis plus d’un siècle »

Norman se rendit compte qu’il venait de se trahir, néanmoins il fit semblant de rien.

Il introduit ensuite la jeune inconnue dans la petit salon et s’exclama : »

« Au fait comment vous appelez vous ? »
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MessageSujet: Re: Nuit venteuse (libre)   Jeu 30 Déc - 19:11

A la réponse que me fit mon interlocuteur je faillit me laisser allée à sourire tristement. Je n'en savais que trop sur le plus terribles des événements ayant eut lieu dans ce manoir. J'avais été aux premières loges lors de cette nuit funeste, et les cris d'agonie de tout ceux qui s'étaient retrouvés piégés m'avaient semblé si lointain, tellement étranger à la paix que je croyais rejoindre. L'instant ou j'avais crut m'abimer dans la mort était le plus heureux de mon existence, cela donne une idée de la tristesse de cette dernière. Ma mère aurait peut-être dut avoir recourt à une faiseuse d'ange, elle aurait épargnée bien des malheurs à nombre de gens. Je songeais soudain qu'aujourd'hui pour la première fois quelqu'un prenait plaisir à ma compagnie, réellement. Bien vite pourtant je me rappelais qu'il ne s'agissait là que d'une illusion basée sur un mensonge des plus odieux. Quelle idiote pathétique je faisais à m'emballer sottement pour une tasse de thé. Après des décennies de solitude la compagnie de n'importe qu'elle mégère aurait surement parut plaisante au jeune majordome. Soucieuse de maintenir l'illusion je répondis:

-Oh, veuillez m'excuser, il est vrai que ce manoir demeure assez mystérieux pour les gens du villages, les plus folles rumeurs courent à son sujet. Je me demande...tout semble si triste...y a-t-il jamais eut des gens heureux pour habiter ici? L'atmosphère est un peu...un peu froide, je comprend que vous trouviez le temps si long!


J'aurais pus être comédienne tant je jouais bien la comédie. Il n'y avait pourtant là rien d'étonnant, je ne manquais pas de pratique quand à faire croire que j'étais aussi jeune et heureuse que je pouvais le sembler de l'extérieur. On avait toujours attendus cela de moi, la bonne société n'aurais jamais admis que ma détresse parut au grand jour. Je m'arrangeais toutefois pour ne professer aucun mensonges, je me sentais déjà misérable de le maintenir dans son erreur. Je devais faire attention toutefois, car l'humaine pour laquelle il me prenait risquait fort de ne pas apprécier la découverte de la nature de mon interlocuteur. Et il semblait assez étourdis pour se trahir alors même que je ne manifestais pas de plus grande curiosité que cela que les habitants des lieux.
Lorsqu'il me pria de me nommer, je connut un instant de panique, me reconnaîtrait-il? Encore aujourd'hui j'ignorais à qui je devais être fiancée le lendemain de ce qui c'était révéler être le dernier jour de ma vie. S'agissait-il de l'un de ceux qui se trouvaient à la soirée, les domestiques bavardaient-ils à ce propos comme des autres cancans? Cela n'était pas déraisonnable de l'envisager, il me semblais donc plus prudent de biaiser légèrement en adoptant les manières contemporaines de se présenter. (qui n'obligeaient ni à la révérence, ni à la déclinaison complète de son patronyme)

-Je m'appelle Aimée, il faut croire que ma mère avait dans l'idée de montrer à tous l'affection qu'elle me portait.
Avisant le petit salon dans lequel il venait de m'introduire j'ajoutais: Oh...vous ne préféreriez pas que je vous rejoigne à la cuisine, cela vous causerez moins de dérangement.

Je n'étais vraiment pas très à mon aise avec l'idée d'être reçue en invitée par un des employé des Northwoods, eus ne m'auraient jamais offert de partager le thé. Je m'avisais aussi que pour la première fois depuis notre rencontre je faisais face au visage de mon inconnu. Je fronçais intérieurement les sourcils cherchant dans ma mémoire si je l'avais ou non rencontré lors de cette fatale soirée dansante.L'image me revint...ébouriffé, affolé, il courait pour tenter de sauver ses maîtres, il avait peur, mais il espérait encore pouvoir faire quelque chose...une poutre enflammée s'abattait soudain, violente et mortelle...Je le fixais et je voyais la vie s'éteindre dans son regard...ses yeux de braises, ironiquement, s'éteignaient alors que le feu dévorait son corps..Je sursautais soudain et revint au présent. Bouleversée, et sachant que malgré ma maîtrise mes yeux s'étaient embués je me détournais comme pour mieux contempler la pièce.

-Et...et vous comment vous appelez-vous?

Ma voie ne trembla pas, ce dont je fus la première surprise, mais j'y décelais un soupçon de fragilité qui n'y était pas encore un instant auparavant. Je savais pourtant, au fil des ans j'avais finis par apprendre le nom de tout ceux que j'avais tué. Mais il me semblait important que ce soit lui qui se présenta à moi. Peut-être pour conserver de lui une autre image que celle de son décès trop précoce.
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MessageSujet: nuit venteuse   Ven 31 Déc - 14:51

Oh, veuillez m'excuser, il est vrai que ce manoir demeure assez mystérieux pour les gens du village, les plus folles rumeurs courent à son sujet. Je me demande...tout semble si triste...y a-t-il jamais eut des gens heureux pour habiter ici? L'atmosphère est un peu...un peu froid, je comprends que vous trouviez le temps si long!

Norman trouva que quelque chose sonnait un peu faux dans cette phrase comme si l’inconnue désirait ne pas se faire reconnaitre. Norman devait pourtant répondre afin de ne pas se montrer impoli ou de montrer un quelconque signe de doute, il s’exclama donc :

« Oh si avant la vie y régnait en maître et semblait vouloir chasser le moindre signe de tristesse ou de faiblesse car elle s’accrochait à ce manoir comme un enfant s’accroche à son jouet préféré mais hélas tout a une fin et celle qui est venue bouleverser ce manoir est bien funeste »

Norman marqua une pause car tout simplement il n’avait pas envie de se gâcher la vie (ou plutôt la mort) avec de vieilles histoires comme on n’en raconte plus de nos jours. Alors il s’arrêta las, ne dit plus rien, profita du silence du manoir pour se ressourcer. Il introduit donc ensuite la jeune inconnue dans le petit salon avant de s’exclamer :

« Au fait comment vous appelez vous ? »

-Je m'appelle Aimée, il faut croire que ma mère avait dans l'idée de montrer à tous l'affection qu'elle me portait. Oh...vous ne préféreriez pas que je vous rejoigne à la cuisine, cela vous causerez moins de dérangement.

Norman observait de plus en plus l’inconnue et fut surpris de la réponse, c’était un prénom fort jolis que certaine jeune fille portaient dans le temps mais on pouvait dire que ce n’était plus vraiment la mode. Aux yeux de Norman la mode était bien peux de choses à part un caprice puéril de la société qui aimait voir un changement perpétuel.

« Vous avez un fort joli prénom ma fois votre mère à très bien fait de vous nommer ainsi, ne vous dérangez pas pour moi, je descends en cuisine nous chercher une bonne tasse de thé et des petits gâteaux, je vous mets un peu de musique pour patienter »

Norman sentit croître une certaine excitation en lui, cela devait être sûrement dû au fait que cela faisait bien longtemps qu’il n’avait eu quelqu’un de sympathique à servir et non un de ces imbéciles d’invités qui réclamait sans cesse la lune .

Il mit en route le gramophone qui diffusait « le lac des cygnes », un des morceaux préférés de Norman. Ensuite, il se mit en route vers les cuisines.
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MessageSujet: Re: Nuit venteuse (libre)   Dim 16 Jan - 23:47

Une fois seule je regardais presque désespérément le battant de la porte que le majordome avait rabattue en s'éclipsant. La musique lente et mélancolique se glissa aisément dans mon esprit tourmenté. Ses notes claires et gracieuse évoquaient sans un mot la tragédie et la douleur et je sentie des larmes s'échapper de mes prunelles écarquillées. Je n'avait rien retenue de ce que m'avait dit mon vis-à-vis hormis l'évocation d'un passè joyeux et d'un présent lugubre. J'avais toujours souhaiter pensé que même avant le drame le manoir n'était pas un endroit heureux. Cela m'avait parut aller de soi en fait. Moi-même n'avais-je pas connus l'enfer entre des murs pareillement tendues de soies faussement chaleureuse? J'apprenais à présent qu'il n'en était rien en ce qui concernait cette demeure.

Ne supportant plus de rester immobile je me mis à déambuler silencieusement,ce qui était tout un art dans une pièce au parquet ancien. Je n'avais hélas que trop l'habitude de demeurer silencieuse et effacée en toute occasion. Et même dans l'affliction je répugnais à me montrer bruyante, et les pleurs qui me venaient coulaient sans un bruit sur le velours de mes joues. Nouant mes bras autour de ma taille j'essayais de me contenir un peu. Mais le chagrin et la culpabilité me venait si aisément depuis...toujours me semblait-il. Il était consternant de songer avec quelle facilité je pouvais m'abandonner aux sanglots. Je n'avait que trop de raisons hélas, et plus encore maintenant que l'on m'avait éclaircie avec exactitude sur l'amplitude de mon crime. J'avais permis que soit détruit un lieu plaisant, le genre d'endroit sur lesquels j'avais fantasmé étant plus jeune, tout en me demandent a quoi pouvait ressembler le bonheur.

Soudain je m'arrêtais prenant conscience de mon état et du retour prochain de mon hôte. La panique m'envahit à l'idée de devoir lui expliquer mon état, je ne pouvais pas lui donner la cause d'un tel bouleversement. Comment lui exposer à présent la réalité de ma condition et de mes faits passé? Furieusement je frottait la manche de mon vêtement sur mon visage pour étancher le liquide salé qui me maculait. Peut-être amenais-je ainsi une légère roseur à mon teint de lys. Tendue, j'allais m'asseoir sur la chaise la plus inconfortable du petit salon-le coussin avait été retiré, probablement pour être réparé, et n'avait point était remis- et je croisait fébrilement les mains. Je ne pouvais pas m'effondrer maintenant, je devais d'abord m'éclipser correctement. De cela aussi, je n'en avais que trop l'habitude.

Lorsqu'il revint en portant un plateau je lui sourit, à peine moins enjouée qu'avant.

-Vous avez fait diligence monsieur, j'ai à peine eut le temps de me rendre compte de votre absence. D'ailleurs je ne pourrais pas rester bien longtemps, malgré l'envie que je peux avoir, il me faudra retourner chez moi avant que l'on s'inquiète trop.

Mais jamais personne n'irais se faire le moindre souci pour moi, j'en étais cruellement consciente alors même que je mentais effrontément.
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