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 Visites [ Pv]

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MessageSujet: Visites [ Pv]   Mer 8 Juin - 17:00

Le domestique fit office de guide et amena l’invité aux jardins. Sa démarche lente laissait à loisir le jeune homme observé les halée et tout ce qui les entouraient. Le blond, quand à lui, n’y prêter plus aucune attention. La toute première fois qu’il était venu, il avait aimé regarder tout ça, même s’il ‘n’avait put le faire à loisir : de un, le travail ne manquait pas et de deux il ne pouvait se permettre d’avoir l’air surprit, on aurait put comprendre qu’il n’était pas son frère. Par contre, les jours qui suivirent…Il ne les avait plus regardés… Il en avait perdu le gout… Tout comme il avait perdu la vie…. Voir jour après jour, saison après saison le même paysage…. C’était ennuyant et lassant….A force, il n’y avait plus prêté aucune attention : rien de nouveau ne viendrait bousculer tout ça, depuis le temps qu’il y vaguait il avait déjà tout vu trop de fois…. Mais il pouvait comprendre que cela puisse être intéressant à voir….C’était une bien belle prison… Comme l’avait déjà devinait le garçon qui l’accompagnait, le manoir était une prison….Mais une prison dont les portes étaient les deux grilles d’entré et non la porte de la demeure en elle-même….

Le fantôme laissa de nouveau ses pieds avançaient tout seul, il était plonger dans ses pensée…Rien d’inhabituel en somme. … le discours du brun raisonné encore à ses oreilles…. Et les questions affluaient…. Ce jeune garçon semblait s’y connaitre en fantômes…. Il avait bien envie de lui posse des questions, comme sur la possibilité qu’il y ai plusieurs esprit différent…S’il connaissait le moyen de ne plus l’être…. Ce genre de chose…. Mais il ne pouvait pas…Déjà parce qu’en tant que domestique, ce serait très mal vue, et de plus au final il ne supporterait pas une déception de plus dans la journée. A quoi tous ça l’avancerait de savoir combien de type de fantôme existe il ou comment on le devint ? …Encore, comme on ne l’était plus ça c’était intéressant mais c’était trop risquait… De plus, il ne savait toujours pas s’il devait le mettre en garde contre les esprits frappeurs et autre personne qui pourrait ne pas lui vouloir du bien… Mais cela ne risquait pas d’avoir l’effet inverse ? Le garçon ne pensait pas qu’il y avait des fantômes, alors il ne risquait pas d’en cherchait…. Enfin peu être pas….. D’un autre coté, ne rien lui dire c’était le laisser découvrir tous ça… Et une rencontre avec un autre fantôme ne garantissait pas que tout ce passe bien…
Ash ne savait pas quoi faire… Trop de question, trop de choses flottait dans ses pensées… Cela ne lui allait pas… Et toujours cette voix dans sa tête qui lui proposait de ne plus s’en inquiéter, de laisser faire….Après tous, cela ne lui rapporterait rien….Ne le concernait pas… Quelle importance pouvait-il encore donné aux autres alors qu’il était mort ? En quoi pourrait il influer quoi que ce soit ?...

Ses pas s’arrêtèrent quand ils furent arrivés à destination. Le guide reprit un sourire mélancolique pour annoncer à son compagnon les quelque règles qui concernait les jardins…


- Voici le jardin monsieur… Je suis désolé mais je ne m’y connais pas suffisamment dans le domaine des plantes pour pouvoirs vous les énuméré… Par contre, le jardinier sera plus à même que moi d’y répondre si vous avez des questions…. Je suis navré mais je dois vous prévenir que certaine partie ne peuvent pas être visité sans autorisation. Le kiosque que vous pouvez voir là-bas ainsi que le cimetière …. Je vous demande pardon d’insister ainsi mais il est primordial que vous n’y mettiez pas les pieds.

Primordial en effet, aucun être vivant ne devait lire les inscriptions des tombes…. Les raisons pour le kiosque sont plus floue….Mais bon, les ordres sont les ordres et le domestique ne pouvait que les appliquer et prévenir le nouveau venu des règles du manoir….En espérant qu’il n’y désobéisse pas…
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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Mer 22 Juin - 22:57

    Murmures inaudible et tristesse, voici la seule réponse qu'avait reçue l'écossais pour avoir parlé. Pourtant il s'estimait chanceux que ce domestique ne s'est pas brisé sous ses mots. Même s'il ne comprenait pas vraiment pourquoi, cette homme semblait sensible aux revenants, comme s'il en avait déjà croisé auparavant. Les yeux disparates de l'adolescent s'étaient posés sur cet homme quand le souffle porteur de sens sortit de ses lèvres, mais rapidement il s'en désintéressa pour continuer son observation du décor qui l'entourait. Il n'avait pas bien entendu ces mots, en même temps avec le volume sonore qu'il avait usé ,un chat aurait aussi eu un doute, mais il comprit sans trop de mal qu'il faisait référence à son malaise. Bien sûr s'il avait pu entendre qu'il réfutait la force des spectres, peut-être que l'écossais aurait pu effleurer le secret que cachait ses lieux. Mais Sig était qu'un homme et ne pouvait pas saisir totalement ce mal qui rongeait son camarade. Pourtant, il la voyait cette chose, elle parasitait son corps, lui dévorait sa peau, ses tripe, son âme. Rien ne pouvait arrêter ce monstre quand il avait commencé son festin, il était presque impossible de l'arrêter, et encore moins pour un enfant de quinze ans. A son niveau, tout ce qu'il pouvait faire s'était de faire semblant de ne pas remarquer sa souffrance et faire comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes Même si c'était un peu froid, il était impoli de se mêler plus de la vie personnelle de l'homme, surtout qu'il devait avoir quelque années de plus ….

    Cependant, en sentant cette main glacée filait entres ces doigts il fut obligé de s'arrêter. Il posa ses pupilles bicolores sur les orbes dorées, lui demandant du regard s'il avait oublié quelque chose. Après tout il ne voyait pas sinon qu'il aurait pu l'arrêter, après tout il n'avait rien fait d'indécent du moins à son avis. Et pourtant, dans le regard vide de tout énergie vitale de l'écossais, rien ne semblait présager cette peur enfantine de l'erreur. Peut-être qu'ici, en Angleterre, il était mal vu de prendre la main des serviteurs. Ce souvenir amer de cette prison sombre le fit frissonner légèrement et le fit regretté de n'avoir pas utilisé la parole comme tout le monde. Mais que pouvait-il faire d'autre ? Les mots bisaient l'harmonie des familles, des amoureux même sa propre âmes en cas de mauvaise utilisation. Il se rappelait encore cette fatale nuit où sa mère avait avoué qu'elle voyait « quelqu'un d'autre ». Même si à cet époque il ne comprenait pas vraiment ce que ses termes signifiaient, il n'avait aucun mal à se remémorer cette colère qui avait bouillonnée dans les veines de ses grands-parents. Quelque jour plus tard il avait pris l'avion pour la Nouvelle-Zélande et plus jamais il ne la vit, comme quoi tant qu'on ne posait pas les faits sur des syllabes, le doute ne devenait pas vérité. Il n'avait jamais su si cet éloignement était une punition ou un chantage auprès de sa génitrice mais tout ce qu'il en avait conclu c'était que communiquer était dangereux, surtout quand nos phrases étaient incomplète. Elle aurait pu simplement dire qu'elle ne pouvait pas vivre sans cette autre personne comme dans les lettres qu'ils recevaient d'elle, ainsi peut-être qu'il aurait pu rester auprès d'elle. Comme quoi il ne faut que s'exprimer lorsque l'on est certain de l'effet positif de ce discours...

    Heureusement, les mots du domestique rassurèrent le jeune garçon. Il voulait simplement prendre les valises, donc il n'avait rien à craindre. Cependant il risquait de se fatiguer, même s'il ne doutait pas du dévouement du jeune adulte il semblait tout aussi fragile que du verre et Sig appréhendait que cet effort le brise en million d'éclats. Il était vrai qu'il avait peu d'affaires, une valise pour ses vêtements et une mallette où il gardait toute ses lentilles de contacts rougeoyantes. D'ailleurs, son stock était peut-être exagéré pour ce voyage, d'après ses estimation , il devait en avoir pour toute une vie. Il se doutait bien pourtant que son séjour la terre natale était limité, pourtant il avait ce fugace espoir que sa mère le garde et que plus jamais elle le laisserait s'en aller. C'était sans doute pour cela qu'il ne pensait plus à ce qui se passerait après son retour à la demeure principale. Sans crier gare il se saisit de la valise métallique et s'avança légèrement vers pour faire comprendre qu'il voulait faire la visite. Il avait voulu que la charge du domestique soit moins importante, déjà pour qu'il puisse ne pas mourir d'épuisement et aussi pour que la visite ne soit pas une corvée pour ce blond squelettique. Il ne rendait pas forcément compte de la difficulté de son travail - après tout Sigfried était un être distrait de nature- mais il avait remarqué que si on aidait les employés, ils semblaient plus joyeux et étaient plus efficace, il ne voyait donc pas pourquoi cela ne serait pas similaire pour l'être à la chevelure dorée. Acte intéressé ou gentillesse, la frontière était mince …

    Plus ils s'enfoncèrent dans le domaine, plus une certaine paranoïa s'installa dans l'esprit du jeune brun. Pourtant rien ne semblait prétexter une méfiance quelconque, les haies étaient taillées à la mode anglaise et les fleurs ne semblaient pas être empreintes d'un maléfice lamba. Pourtant, il avait cette désagréable sensation que derrière ces vitres, à chaque intersection, des âmes désabusées épiaient ses moindres mouvements. Pourtant, il ne voyait personne , pas même un chat qui aurait décider de se reposer sous les lueurs de la Lune menaçante. Pour la première fois depuis son arrivée, il était certain que ce lieu n'était pas normal, que quelque chose de monstrueux se tapissait dans l'ombre de la bâtisse, attendant son heure pour dévorer les humains un peu trop curieux. Tout semblait clamer la tragique destinée des occupants de cet endroit, que soit les corbeaux qui pleuraient leur petits ou le vent conspirateur. Et pourtant le domestique ne semblait pas troublé par l'ambiance morbide qui envahissait l'air. Etait-il de mèche avec les démons ? Cela était fort probable, cependant il n'était pas spécialement heureux de sa situation. Est-ce les monstres maltraitaient leur esclave? D'après la tristesse ambiante on ne pouvait que conclure un oui …

    A cette instant, le cierge ( ou plutôt l'homme) s'arrêta devant un bosquet de rose et lui dicta les règles à suivre dans le jardin. Bien sûr notre grand rêveur n'entendait presque rien de ce discours, trop occupé à se demander si c'était les loup-garous ou simplement un hibou qui hurlait au loin. Cependant le mot cimetière agit comme un électrochoc dans son cerveau. Il avait bien dit que l'accès au tombe était prohibé ? Son regard fut fixé dans celui de ce cadavre ambulant, la bouche légèrement entrouverte après une telle révélation. Bien sûr son visage n'exprimait toujours une attitude sans relief, mais on pouvait aisément deviner sa surprise. Donc le secret touchait bien les morts, sinon à quoi bon interdire l'accès aux pierres tombales ? Maintenant il ignorait sous quel forme ils étaient animées. Avaient-ils encore leur corps où étaient-il des esprits égarés ? En se souvenant bien du murmure soufflé juste après avoir donné sa vision du fantôme, il en déduis que c'était des spectres qui hantaient les lieux. Mais la leur raison qui aurait pu faire mentir son guide serait que lui aussi...

    « Alors vous êtes ... »

    Mais avant qu'il ne pu finir sa phrase, un moucherons suicidaire se décida à se loger dans son œil gauche et instantanément notre écossais échappa un léger gémissement tout en frottant l'œil. Quand la bête fut extraite, le regard larmoyant du garçon se tourna vers son compère, comme pour s'excuser de cet arrêt brutal. Cependant il sentait que quelque chose était différent alors il passa son doigt sur son iris et sentit que sa lentille n'était plus là. Pendant quelques secondes l'employé avait pu voir ce bleu profond qu'il essayait par tout les moyens de cacher... Instantanément il ferma ses yeux et parti à la recherche de l'opercule qui cachait la faute de sa mère. Les doigts dans l'herbe grâce, il songea à la raison qui le poussait dans à dissimuler ce bleuté divin, comme si cela l'aiderai à la retrouver plus rapidement. Il savait bien que c'était par orgueil qu'on lui avait demandé de camoufler cette teinte, pour ne pas qu'on sache qu'il était né d'un adultère, pourtant sans cette fine pellicule il avait l'impression que tout le monde s'acharnerait sur lui. Peut-être par qu'il s'estimait chanceux d'être né par cette union tabou, ainsi sa mère l'aimait sans doute d'avantage que s'il était le fils de son mari. Sous les étoiles scintillantes, L'engrenage du destin grinçait bruyamment...


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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Jeu 23 Juin - 11:17

N'ayant pas prêté attention aux mots qu'il avait prononcés, le revenant ne s'inquiéta pas de leur conséquence. Complètement déconnecter de la réalité, comme cela le lui arriver régulièrement, il ne reprit ses fonctions de domestique qu'en sentant être tiré vers les jardins. Venant de réaliser la jeunesse de l'invité, il décida de passer sous silence l'indécence d'un tel geste, se contentant juste d'y mettre fin en douceur. Le regard coloré, toujours vide, du brun semblait en pas comprendre son geste... Même si le serviteur était bien loin d'imaginer que le jeune garçon ai pu craindre que son geste soit, en effet, inopportun, il préféra donner une autre raison à son arrêt. Une certaine forme de gentillesse de sa part ? À voir..... Même si, de son point de vue, il aurait dû lui expliquer que prendre la main d'un étranger, surtout d'un domestique, ne ce faisait pas....Ainsi l'enfant aurait peut-être comprit, ou en tout cas ne l'aurait plus refait.... Là, Ash ne faisait que se faciliter la tâche en reportant sur une autre personne cette explication... Bien que ce rendant compte que choisir la solution de la facilité était mal, il ne se voyait pas expliquer quelque chose comme ça... Il était conscient que c'était lâche de sa part, mais il ne pouvait tout simplement pas... Il n'était qu'un simple serviteur au final, il n'était déjà pas très sûr de se comporter comme il le fallait, alors se permettre de dire quoi que ce soit à ce sujet.... De plus, même s'il n'aimait pas beaucoup les contacts aussi familiers, le nouveau venu était trop jeune pour lui en tenir rigueur...

Le serviteur alla, comme il 'lavait annoncer, prendre les bagages. Même si leur nombre était peu important, un sac et une mallette, il fallait avouer que toutes les tâches qui nécessitaient ce genre d'effort physique n'étaient pas son domaine de prédilection. Pour autant, il ne craignait pas de le faire. Sa condition de revenant ne l'empêchait pas de ressentir douleur et fatigue, il savait qu'il aurait sans doute des courbatures le lendemain... Mais que dire d'autre, mis à part que ça ne faisait qu'entretenir l'illusion qu'il était en vie ? Il ne risquait pas de mourir de fatigue....Vu qu'il ne risquait pas de mourir... Il venait de prendre en main le sac quand la mallette disparut de sa portée... L'invité l'ayant prit de vitesse, ce qui n'était pas bien difficiles, portait sa mallette en main et semblant vouloir avancer. Ash eu un regard interrogateur, avait il était trop long ? Était ce pour ça qu'il venait de prendre ces affaires.... ? Le blond était sur le point de parler, refusant de laisser un invité portait ses affaires, surtout quelqu'un d'aussi jeune et à l'air si fragile. Avant d'avoir prononcé un seul mot, il se retint. Baissant la tête, il reprit le chemin vers les jardins silencieusement avec le sac entre ses bras. L'invité avait agi de la sorte sans doute par peur qu'il fasse de nouveau tomber ses affaires... Il comprenait, il avait déjà faillit à son travail une première fois, c'était donc normal que le brun refuse de lui confier à nouveau sa mallette. Surement devait-elle contenir quelque objet fragile ... Quel bon domestique faisait-il : laisser un jeune invité porter l'un de ses bagages... Et quelle belle image de la famille Northwood donnait-il .... S'il n'était pas mort, il aurait sans doute eu à craindre un renvoie...

Plonger dans ses pensées sombres, le fantôme laissait le brun admirer à loisir les halées de la demeure. Il était loin de se douter du malaise que ressentait ce dernier. Le guide était habitué au sentiment de mélancolie, de tristesse et de vengeance qui imprégnait les lieux. Elle était tellement devenue normal pour lui qu'il ne pensait pas que le garçon aux yeux si singulier pouvait la ressentir et s'en sentir agressé... Pour le blond, cette atmosphère était naturelle, elle allait si bien avec le manoir, si bien avec les sentiments de ses occupants... Après tout ce qui avait eu lieu, si ce domaine aurait encore respiré la joie de vivre, comme de son vivant, n'aurait ce pas était là qu'aurait été l'erreur ? Surtout que maintenant, après avoir vu bien trop d'année, le domestique apprécier ce genre d'endroit où l'on sentait le manque de vie.... Ces lieux à l'aspect effrayant pour le commun des mortels étaient les seuls où il appréciait d'errer.... d'une certaine manière, n'était-il pas comme tous ces lieux, dénuer d'étincelle de vie ? Il faisait partit du décor, y trouvant sans aucun problème sa place.... Ash continua donc tranquillement d'avancer, arrivant finalement dans le jardin et récitant poliment les interdictions concernant l'endroit
Vu que le jeune homme qui l'accompagnait semblait s'intéresser au fantôme, le blond s'inquiétait au sujet des tombes. Ne risquait-il pas de vouloir enfreindre les règles pour chercher des revenants au niveau du cimetière ?.... Ce serait d'un côté parfaitement inutile, vu que les fantômes ne hantaient pas, en général, le cimetière : voir leur propre pierre tombale n'avait rien de bien attrayant.... Et de l'autre, ce serait trop risqué, n'importe qui remarquerait forcément les noms inscrit dessus... Il surveillait donc le nouveau venu du regard en récitant les différentes interdictions, voulant bien faire comprendre qu'il ne devrait pas y aller... à priori le mot cimetière avait réussi à capter l'attention du brun, on pouvait clairement lire la surprise dans son regard.... Ce qui laissait perplexe le guide.... Il s'attendait plutôt à un manque de réaction, voir un hochement de tête ou un air déçut... Quelque chose qui lui aurait permis de comprendre que l'interdiction avait été enregistrée.... Là, il ne comprenait pas du tout les raisons de cette surprise... Interdit l'accès à un cimetière et à un kiosque n'était pourtant pas si surprenant ? .... Ne pas vouloir déranger le repos des morts était naturelles, non ? .... Le blond n'en savait rien... Il venait d'une autre époque et encore, il n'était jamais allé dans un cimetière... Ni ne s'était jamais renseigné dessus d'ailleurs... Son très cher frère refusait de l'y empenner ou même de l'évoquer, disant qu'il ne devait pas songer à la mort... Normalement, les êtres vivants sont censés avoir une certaine peur de la mort et de ce qui si rattache... Mais d'après ce qu'il avait comprit, pas le jeune Scott Marxwell... Lui semblait différent, comme s'il recherchait ça.... Était-il mourant ? Cherchait-il un espoir de s'en sortir dans l'absence de mort ? .... Ash se posait plusieurs questions, sentant un malaise le gagner, comme si au final il n'aurait pas du parler du cimetière...

Il entendit clairement le début de la phrase du brun mais put constater qu'il ne termina pas sa phrase, a priori il venait de recevoir quelque chose dans son œil. Qu'avait il voulu dire ? ... « Vous êtes .....» ? Il ne voyait pas... L'idée qu'il eu comprit la nature non vivante des personnes présentes ici lui traversa l'esprit, mais ce ne pouvait pas être le cas... Il n'avait pas put si rapidement percer à jour le secret des lieux.....Si ? ..... Quoiqu'à peine entré, il avait bien comprit qu'il ne pourrait plus repartir... Il n'y réfléchit pas davantage, s'inquiétant légèrement pour son interlocuteur. Il s'apprêtait à lui demander s'il allait bien quand il croisa son regard. La lueur carmine avait disparu et faisait maintenant place à une très belle azure... Choqué, le fantôme recula d'un pas. Étant né et ayant vécu à une époque où les lentilles n'existaient pas, il ne pouvait pas comprendre comment le changement c'était opéré... était-ce de la magie ? .... Ash n'y aurait jamais cru avant, mais maintenant qu'il savait que les fantômes existaient belle et bien....Pourquoi pas ce genre de phénomène ? De son vivant, une telle chose l'aurait complètement effrayé .... Mais maintenant, il se disait que plus rien ne pouvait véritable lui faire peur. De quoi aurait il put avoir peur ? De mourir ? .... Il était déjà mort et n'aspirait qu'au repos éternel... Peur de perdre un être cher ? .... Il avait déjà perdu a jamais sa moitié...Plus rien ne l'attacher dans ce monde, alors il ne pouvait qu'en accepter toutes les étrangetés.
Il put remarquer que le brun avait immédiatement fermé ses yeux comme pour cacher le bleu profond que le domestique avait pu apercevoir... A priori, lui aussi semblait avoir quelque secret... D'ailleurs, il semblait chercher quelque chose sur le sol... Avait-il perdu l'un des objets qu'il portait sur lui ? Se reprenant, le blond s'approcha de son cadet en douceur, faisant attention à ne pas marcher sur une montre ou un objet de ce genre. Il déposa ce qu'il tenait dans ses mains et se mit à son tour à scruter le sol, bien qu'il ne sache pas ce qu'il devait trouver. Il prit donc la parole, espérant avoir une réponse cette fois-ci... une réponse qui lui permettrait de se rendre utile.


- Monsieur, que cherchez-vous ? Je.... Je peux peut-être vous aider....

Le fantôme n'avait pas encore parlé de l'étrange phénomène qu'il avait pu apercevoir... Il savait ce qu'il avait vu, même s'il n'était jamais sur d'avoir commis une méprise. Comment expliquer un tel changement ? La magie était la meilleure explication à ses yeux... Pourtant, il était d'une nature rationnelle de son vivant.... Mais pouvait-on encore l'être après qu'on lui ait refusé le repos éternel ?... Il y avait d'autre explication, tout aussi inexplicable... Un artifice divin peut être ? Ne disait-on pas que le bleu était celui des anges... ? Peut être... Il ne voulait plus croire en l'existence d'un dieu, mais c'était l'une des seules explications possibles... Il préféra ne plus y penser, cela ne le regardait pas et vu la vitesse dont 'l'invité avait caché cette lueur saphir, il ne voudrait surement pas lui donner d'explication. Par contre, il s'inquiétait de la manière dont il cherchait son bien.... En ouvrant ses yeux, ce serait plus simple... Mais peut-être avait-il mal ? Peut être s'était-il blessé ? De nouveau, il reprit la parole, ayant quelque touche craintive dans sa voix...

- V...Vous vous êtes blessé, monsieur ? Souhaitez-vous que j'aille vous chercher une compresse d'eau froide ?
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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Mer 20 Juil - 10:46

    A genoux et les doigts dans l'herbe folle, Sigfried remuait ciel et terre pour retrouver sa protection égarée. Il avait beau avoir remarqué le mouvement de recul de son guide, son esprit était pour l'instant aussi vide que du papier vierge. La lune avait été témoin de son imprudence profonde, déjà il entendait les cris de sa gouvernante pour avoir laissé voir la faute de sa famille. Et pourtant qu'il aimait ce bleu divin et sa signification ! Il avait beau être issue d'une union extra-conjugale, il n'avait jamais pu en vouloir à sa mère. Comment pourrait-il détester cette être qu'il l'avait fait tant rêvé? Il s'arrêta soudain sa recherche, fixant piteusement le sol. Au fond de lui, il se demandait s'il n'avait pas été un poids pour la femme qui aimait tant. Si elle n'avait pas été enceinte de lui, est-ce qu'elle aurait pu vivre son amour sans avoir à la charge un enfant. C'était ça son angoisse la plus profonde, celle n'avoir gâcher la vie de sa génitrice. Pourtant il se rappelait encore de cette affection qu'elle montrait à son égard: les ballades dans la forêt, les histoires de fantôme et toutes ses attentions dont faisait preuve une vrai mère. Mais voilà jeune homme restait un enfant dans l'âme, un enfant qui désirait plus que tout le bonheur de cette mère enlevée...

    Mais ce fut le domestique qui lui permit de sortir des limbes de l'esprit en lui proposant de l'aide. Le jeune écossais se tourna vers ce dernier, son oeil azur encore dissimulée, avec ce visage toujours aussi vide . Il avait totalement oublié la raison qu'il l'avait fait s'assoir sur le sol. Il leva ses pupilles dans le ciel, comme si les nuages cotonneux lui dirait la réponse. Il lui fallut quelques instants pour retrouver la mémoire d'un hochement de tête, il pria le jeune adulte de l'aider dans sa quête. Mais savait-il au moins ce qu'il cherchait ? Il pencha légèrement, laissant ses mèches rebelles lui cacher une partie de sa vue. Il est vrai que son camarade n'était pas humain, du moins d'après ses déductions, donc s'il était née à une époque assez ancienne, il y avait peu de chance qu'il comprenne ce qui passe. A en juger sa réaction précédente, il y avait une grande probabilité qu'il ne sache pas ce que c'est une lentille, ce qui ne faisait que compliquer la situation. Comment expliquer une technologie inconnue pour l'homme mais si banale pour lui ? En plus Sig n'avait jamais été très doué pour retranscrire les choses en mot, mais il fallait bien passer par cette étape. D'ailleurs il se demandait ce qu'avait pu ressentir son camarade en voyant ce changement de pigment abrupte. C'était comme faire face à un phénomène inexpliqué, comme ce qu'il venait de vivre il y a de cela quelques minutes, car ce n'était pas tout les jours qu'on discutait avec un spectre.

    Avant qu'il ne put formuler quoique ce soit, l'employé se demandait s'il s'était fait mal. Il semblait s'inquiéter pour son état, pourtant il n'y avait pas de quoi, ce n'était pas comme s'il avait une défaillance quelconque au niveau oculaire. Mais il supposa que ce cierge devait avant tout être professionnel et donc qu'il devait s'assurer que tout allait bien en cas de comportement étrange. Il était vrai que chercher en fermant les yeux devait être une scène assez singulière. Mais sous la pression, on faisait souvent des étourderie de ce genre. Le vent nocturne fit avancer les chariots du ciel à la manière d'une condamnation à mort. Peut-être le prenait-il pour un magicien qui cherchai avec la force de son esprit et notre adolescent aurait bien aimé avoir de tel pouvoir. Après tout qui n'avait jamais rêvé de pouvoir retrouver sa clé de voiture perdu en un claquement de doigts. Pour le rassurer, le néo-zélandais fit signe qu'il allait bien et abruptement, il prit la parole de sa voix monotone, les yeux rivés vers le sol:

    « Ma lentille est tombée. Très petit, on peut voir à travers et c'est rouge. Elle a disparu à cause de l'insecte. Je dois la retrouver, sinon ils vont se fâcher. »

    Il espérait avoir été assez clair dans ces explications, sans se rendre compte que ce « ils » pouvait être bien mystérieux. Car Sig avait pris cette veille habitude de nommer sa famille aussi vaguement. Non pas qu'il les détestait, mais il avait sincèrement peur qu'elle l'entende après tout il ne le considérait pas vraiment comme l'un des leurs, il était impoli d'utiliser « ma famille » dans ce cas précis. Mais même si cette pensée triste envers ceux qui le méprisait envahit son âme, il lui suffit de lever les yeux vers la voute céleste pour réprimer ce malaise, en communion avec l'iris bleu qu'il ne cachait plus de sa paupière. Est-ce que sa mère expiait la venue des extraterrestre elle aussi? Est-ce qu'elle pensait à son fils comme il faisait avec elle ? Il le croyait dur comme fer, même si tant qu'il serait dans le manoir il ne recevrait de la lettre de sa part. C'était le prix à payer pour se rapprocher, même s'il était encore trop loin d'elle à son goût. Il voulait la voir, la serrer dans ses bras comme il le faisait lorsqu'il ne savait pas encore lire. C'était la seule chose qu'il désirait depuis dix longues années...

    Puis, au lieu de retourner dans ses recherches. Le petit être entoura ses jambes de ses bras dans un silence dont il avait le secret. Les oiseaux nocturnes chantaient la malédiction qui hantait ce lieux, eux qui de générations en génération avaient vue la vie du château. Du moins c'était ce que notre homme percevait avec son imagination débordante. Il y avait donc des fantômes dans cette triste demeure, mais beaucoup de paramètre était encore à vérifier. Déjà combien étaient-ils? Est-ce que tout les habitants de ce lieux l'étaient ou simplement une partie? Dans quelques conditions se matérialisaient-ils? Mais surtout pourquoi étaient-il encore sur terre? Tant de questions sans réponse … Mais avouons que ce mystère excitait la bonne humeur de notre rêveur. Il était si près de ces êtres extraordinaires après tout ! Mais cette joie de la découverte, personne ne pouvait la voir, car son visage était toujours aussi rigide et son regard aussi terne. Même il observait en silence notre homme, rien ne pouvait prédire l'admiration qu'il ressentait à son égard. Il était après tout un fantôme, un vrai. L'image mentale n'avait changé, cette flamme chancelante le décrivait si bien, comme cette mélancolie qui lui collait la peau. Il devait souffrir de sa condition, à moins que le monde ait déjà perdue ses couleurs, oubliant la raison de son errance. Il voulait en savoir plus , vraiment plus . Il se leva tranquillement et une voix monotone brisa le mutisme qui régnait.

    « Votre nom. »

    Bien sûr on aurait pu prendre sa phrase pour un ordre, mais si on connaissait l'économie de paroles que faisait preuve l'adolescent, on ne lui en tiendrait pas compte. C'était simplement deux mots, mais porteur d'un sens bien fort pour cette étourdie. Il ne demandait quasiment jamais le nom de ces rencontres, simplement parce qu'elles étaient des pierres et qu'il savait bien qu'elles disparaitrait de sa vie dans les jours où les années qui suivent. Il admettait donc que cette homme méritait qu'il s'en rappelle, de cette mémoire qui transformait les choses. Il s'agissait du premier spectre, du tout premier avec qui il parlait. Il ignorait qu'il en verrait beaucoup d'autre dans la sinistre bâtisse et que cette chance comme il le nommait l'empêcherait à jamais de revoir sa mère. Car il avait déjà oublié la lettre, cette lettre qui avait sceller son destin. Il avait été convié à ce lieu, bien qu'il ne connaissait personne, pour qu'il ne puisse plus jamais sortir. Mais pour l'instant, la joie pétillait dans ses yeux pour les observateurs averties. Il en oubliait même de cacher la faute de sa mère, cette perle azur, ce cadeau de l'homme à l'écharpe. Petit pantin sans volonté, tu ne savais pas encore que ce rêve va tourner au cauchemar. Les roses dansaient au gré du vent, riant du sort ce pauvre naïf. La visite ne faisait que commencer...



[ Un peu moins long que d'habitude, en espérant que cela te plaira quand même >__<]


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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Mer 20 Juil - 16:14

[Aucun soucis, ton post est loin d'être court et je l'apprécie beaucoup ^^]

N'ayant aucune idée du trouble qui s'opérait chez le jeune invité, Ash n'avait pu que remarquer que ce dernier semblait chercher sur le sol un objet. Docile et quelque peu inquiet, le blond avait décidé de l'y aider, après tout c'était à un domestique de faire ce genre de choses. Il put constater que l'enfant semblait avoir abandonné sa recherche. Pensait-il ne pas réussir à retrouver son bien ? Sous ce visage au trait morne ce cachait-il de la tristesse ? Cela perturbait quelque peu le fantôme. Il avait toujours été plus sensible avec les plus jeunes et a priori cela continuait dans la mort. De plus, ce qu'il prenait pour de l'abandon lui rappeler son frère. Ryan n'était pas des plus patients et abandonner assez rapidement, tout en étant suffisamment attaché à ses possessions pour en être attristé. Cela ne fit que confronter son idée d'aider cette jeune personne à retrouver cet objet. Dans ce but, il dut se résoudre à demander la permission de l'aider espérant que la réponse lui apporterait aussi quelque information.

Bien que ces mots semblaient avoir un quelconque impacte sur son cadet, il n'obtint aucune réponse. Enfin, pas dans l'immédiat. La seule réaction que sembla avoir l'étranger fut qu'il regarda le ciel étoilé. était-il pensif ? Il semblait évoluer dans son propre monde.... Commençant à s'habituer de n'avoir aucun impacte sur le brun, le blond entreprit, patiemment, de rechercher de lui-même. Sans autre indication il n'aurait eu aucune chance de trouver l'objet en question, vu qu'il n'en connaissait pas l'existence. Ses mains fouillaient le sol avec précision et lenteur, emprunt d'une patience mortel. De son vivant, il était déjà quelqu'un de patient, mais la mort l'y impliquer davantage, maintenant que plus rien ne lui importait et que rien n'aurait à le presser. Il ne pensait plus à cette phrase qui n'avait pas eu de fin un peu plus tôt, pas plus qu'il ne pensa à cet étrange changement de couleur dont il avait été le témoin. Tous simplement il concentrait ses pensées à rechercher un objet sur le sol verdâtre plutôt que de les laisser comme de coutume s'éparpiller au quêter vents. Cependant, ces bonnes attentions ne durèrent qu'un laps de temps des plus courts. À garder un oeil toujours fermer, le visiteur le préoccupait... Vu qu'il avait reçu quelque chose dans l'oeil, peut-être avait-il mal ? Peut être que l'insecte, la poussière ou toute autre chose responsable de ceci n'avait pas quitté le regard disparate du jeune homme ? .... Il demandât alors, inquiet pour le sort de l'invité, s'il avait effectivement été blessé. Le jeune homme semblait si fragile, déjà à cause de sa jeunesse mais aussi vu sa pâleur et son manque de musculature. Pour un vivant, il semblait bien mal au point. D'autre pensée lui vinrent aussitôt, était-il correcte de le laisser assit sur le sol, alors que la soirée ce refroidissait ? ... Seulement, ayant été malade toute sa vie et de ce fait n'ayant pas eu le loisir de pouvoir prendre l'air autant qu'il l'aurait souhaité, le valet savait a quel point ce genre de question était pénible à attendre, tout comme l'obligation de rester enfermer .... Il ne dit donc aucun mot , il y réfléchirait davantage si le temps ce couvrait vraiment.

Le jeune étranger le rassura d'un geste, sans doute pour lui faire comprendre que tout allait bien, puis explicita ce qu'il recherchait. Une lentille ? Ash n'avait bien entendu aucune idée de ce qu'était une telle chose, mais heureusement son interlocuteur eu la bienséance de le lui expliquer. Quoi que, l'explication en question avait de quoi demander quelque instant de réflexions. Une chose très petite, de couleur rouge mais qui permettait cependant qu'on puisse voir en travers. était-ce un éclat de verre ? Du verre de couleur.... Un peu comme un vitrail ? était-ce un bout de vitrail ? De plus, pourquoi un insecte l'avait il fait disparaitre ?...... à moins que... était-ce quelque chose qui était en rapport avec le changement de couleur qui s'était opéré un peu plus tôt ? Car l'insecte, c'était surement celui qui avait dû blesser les yeux envoutant de cet invité. Un monocle peut être ? .... Une monocle rouge, très petit, qu'il n'aurait pas vu ?....Vraiment étrange.... Surement quelque chose de nouveau, quelque chose qui ne correspondait pas à son époque... Enfin, autant chercher cela. Se devait être vraiment petit pour qu'il ne l'ait pas vu... L'autre point qu'il ne comprenait pas, c'était ce « ils ».... Ce « ils » qui se fâcherait si l'enfant ne retrouvait pas cette «'lentille ». Observant son cadet, le domestique put le voir scruter quelque instant le ciel de ses yeux à nouveau ouvert. Craignait-il ce « ils » ? Cette manière de parler de devoir laisser suggérer au revenant que oui, l'inviter devait craindre ces gens. Peut-être était-ce l'un des membres de sa famille... Ici, dans le manoir, ce jeune homme n'avait aucune crainte à avoir pourtant, de ces personnes....


- Monsieur.... Seul les invités peuvent entrer dans ce manoir. Vous n'avez donc pas à craindre des personnes venant de l'extérieur.... Tout ce qui concerne ce genre de choses n'a plus d'importance maintenant que vous êtes entres ces murs....


Ces mots se voulaient rassurant, bien qu'ils ne l'étaient pas totalement. Le brun aurait suffisamment à faire en faisant attention à ceux qu'il allait rencontrer ici, de plus le blond rappelait au passage à ce dernier qu'il allait rester ici pour toujours, car oui pour Ash l'invité était déjà au courant. Malgré tout, il cherchait sur le sol cette étrange objet appeler lentille, les mots d'un mort n'ayant aucune importance il préférait le rassurer en trouvant cet objet.

Sans relever le visage, le domestique faisait son travail avec sérieux. Il y avait tellement de choses sur l'herbe, des insectes de toutes sortes, des boutons aussi.... Sans parler qu'il ne valait pas abimer les plantes.... Mais il ne trouva rien de rouges et de transparent. Pour autant, il ne désespérait pas, il avait tous son temps après tous. Avec l'obscurité ambiante, cherchait pareil objet sans la lune aurait été une épreuve, heureusement que la sphère lumineuse était là, arrosant les deux garçons de sa lumière mystérieuse. Par contre, même si le blond pouvait passer sa nuit à chercher l'objet perdu, il ne pourrait pas laisser un invité le faire, d'autant plus qu'il craignait que l'origine de ses craintes soit d'une santé fragile. Il s'interrompit quelque instant pour constater que le brun avait cessé de fouiller l'herbe et semblait réfléchir à quelque chose. Enfin, avec ce manque d'expressivité, il était bien difficile de savoir s'il était triste, s'il pensait à ceux qu'il ne reverrait plus ou à ce qui l'attendait. En tant qu'être vivant, réfléchir à son futur serait une chose des plus naturel, n'est-ce pas ? Même en ayant reprit son travail, le fantôme restait fixer sur ce nouveau venu. En tant que descendant des Ravenshill, son avenir lui avait été arraché dès qu'il été entré ici.

Qu'il semblait triste, assit ainsi sur le sol, à serrer ses jambes de cette façon.... Croiser des personnes dans cette situation était habituelle pour le valet, après tous ici soit les revenant continuaient leur mort comme si de rien n'était, soit ils sombraient dans la mélancolie ou la colère... Pourtant, un humain ne devait pas être comme ça. Pas alors qu'il était encore en vie... D'un autre côté, comme en pas se sentir mal en le voyant, quand on savait qu'il n'était ici que pour servir de remède à la vengeance de quelque personne, pour un crime commis il y a maintenant si longtemps par ces ancêtres ? S'il aurait été au courant, cela aurait été normal de le voir ainsi... Mais il ne devait surement pas le savoir.... Même si l'envie de lui poser des questions, de tenter de chasser cet air morne de ce visage était présent dans l'esprit du revenant, il n'en fit rien. Ce genre de souhait puérile n'était que des restes de sa vie d'avant..... Un mort ne peut avoir d'influence sur un humain, de la même manière un humain n'a pas d'influence sur un mort. Pour le blond, les deux mondes ne devraient pas se rencontrer et n'aurait jamais dû se rencontrer. S'il voulait l'aider, il ne pouvait faire qu'une chose : trouver cet objet et tenter de lui rendre service.... C'était tout.

Un rayon lunaire éclaira un bout du sol, faisant miroiter quelque chose qui ressemblait à la description. Plutôt petit et léger, l'objet en verre de couleur rouge et transparent tenait dans le creux de sa main. Pourtant, un monocle de cette forme, il n'en avait jamais vu. Et comment le fixer pour qu'il ne tombe pas ? .... Ce ne devait pas être ça, non .... Perdu dans ces pensées, l'ordre qui brisa ce silence de mort le fit sursauter. Même si la voix n'avait en rien était chargé de menace, il ne s'y attendait pas, faisant de ce fait tomber le petit objet de sa main. Sa réaction n'était pas dûe au fait qu'il n'y ai que deux mots dans cette phrase, non les ordres ne l'influençaient pas. Un domestique est un comme un meuble : il n'a aucune importance, de ce fait il n'allait pas se formaliser pour cela. Non c'était la question qui le troublait. Vu qu'il prenait les mots de l'enfant pour un ordre, il voulu s'empresser d'y répondre et s'emmêla dans ces dires.


- A....Ry.....

Les yeux remplis de souffrance, le fantôme s'était tus et s'afférer à retrouver ce qu'il venait de laisser tomber. Que répondre ? Son propre nom ou bien celui de son frère ? Même s'il se faisait passer pour son adorable jumeau, il ne mentait pas tellement, ne faisant que répondre à l'appellation qu'on lui donnait, rare étant ceux du manoir à lui demander son identité. Alors que là, répondre Ryan ce révélait être un mensonge. Bien entendu, c'était déjà arrivé qu'il échange sa place avec celle de son frère, plus d'une fois d'ailleurs... Mais seulement dans le but de s'amuser ou de rendre service à ce dernier.... Hors, ici la situation n'avait rien de drôle ou de plaisant. Il n'échangeait rien avec personne, non. S'il donnait le nom de son frère, il prenait tous simplement sa place... Triste état des choses, car c'était plus ou moins ce qu'il en était arrivé à faire.... Alors il pouvait très bien continuer, si ce n'est qu'il n'avait jamais sût mentir. Ce n'était pas un jeu et il ne rendait service à personne en agissant de la sorte, il le savait. Tout comme il se rendait compte que répondre son vrai nom serait idiot de sa part, il n'en tirerait qu'un tas d'ennuis.... Et ne pas répondre, comme il était de faire, était impoli et déplacer. L'inviter pouvait se permettre de le voir et de faire comme s'il n'existait pas, lui non. Vraiment, cette comédie était pénible...Ne pouvait-il pas disparaitre, ne plus être visible, ne plus existait ? Ne plus penser à tout ça, ne pas ressasser ces souvenirs, ces pensées....

Cela faisait plus de cent ans qu'il supportait cet état, tous simplement parce qu'il n'avait pas le choix... Il était lui et non Ryan, il n'avait jamais eu la force d'esprit et de caractère de son jumeau.... Il n'avait jamais voulu prendre sa place, il ne pouvait pas.... Il ne voulait pas ça.... Pourtant, même si cela blessait son âme plus que tout au monde, il était bien obligé de le faire.... C'était un risque qu'il avait prit en choisissant de le remplacer ce soir funeste et il devait l'assumer pleinement. C'était sa responsabilité, tout comme cela l'était de répondre à la question de l'invité. Il se releva lentement et donna cette réponse si douloureuse, prononçant le prénom de celui qui était sa moitié, avec un sourire aussi froid que la glace.


- Ryan, monsieur. Ryan Ash Russell, pour vous servir.

Dire le prénom de son frère revenait à lui arracher le coeur, alors qu'il doive lui-même le prononcer était une souffrance impensable.... Cela faisait mal, si mal... La mort n'enlève aucune douleur, non, elle ne fait que remuer le couteau dans la plaie béante qu'avait engendré cet état anormal... Il avait fait ce qu'il devait faire, tans pis s'il avait dû mentir à ce jeune étranger.... Cela n'avait aucune influence, qu'il soit celui qu'il prétend être ou non, au final tout le monde s'en fichait et il le savait. Qui pourrait le vérifier ? Qui pourrait le savoir ? Mais pour lui, c'était important. C'était mal de se faire passer pour son frère aussi longtemps, oui cela lui faisait mal. Comment le concerné aurait-il prit les choses ? Lui en aurait-il voulu ? N'était-ce pas l'effacer en partie dans la mémoire de ceux qui l'avaient connu ? était-ce pour ça qu'il était parti de la région par la suite ?..... Sa poitrine le torturait plus que ne l'avait fait les maladies et les fièvres.... Son corps avait reprit son travail, à savoir rechercher à quatre pattes cet objet sur le sol mais son esprit ne suivait plus du tout. Torturé par ces pensées, le fantôme n'avait plus conscience de ce qui l'entourait.

Un léger vent se fit ressentir, faisant voler les cheveux des deux jeunes hommes, de ce fait par conscience professionnelle le blond porta son regard fantomatique sur son cadet, s'assurant que ce dernier ne manque pas de mourir de froid. Chose surprenant, en le voyant, enfin plutôt en croisant le regard dorénavant mi-verdâtre mi-bleuté, une pensée lui traversa l'esprit. Une pensée qui le fit sourire de souffrance et de mélancolie. Le bleu était sa couleur préférait alors que rouge était celle de son jumeau. De ce fait, il avait toujours prêté plus attention à la couleur carmine, au point d'oublier ce fait si basique... Ce souvenir de ça maintenant avait de quoi être stupide, mais cela le sorti suffisamment de son état de torpeur morbide pour interroger le jeune invité sur un sujet qui le préoccupait depuis quelque temps, même si maintenant tout ça lui passait en grande partie au-dessus de la tête.


- Vous n'avez pas froid monsieur ?
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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Sam 6 Aoû - 13:43

    Assis dans l'herbe, Sigfried ne bougea pas d'un millimètre, malgré le vent glaciale qui essayait de le déloger. Bien sûr il n'avait pas entendu les mots qui se voulait réconfortant du jeune blond, étourdi comme il l'était, mais ce n'était pas plus mal. Après tout savoir que sa famille n'avait plus d'important ici lui aurait parut étrange, son univers entier tournait autour de cette filiation. Sans l'adultère il n'aurait pas vécu en Nouvelle-Zélande, sans cette haine que nourrissait ses proches envers lui, il n'aurait jamais été aussi modulable qu'une marionnette. C'est comme si vous lui disiez que cette solitude n'existait plus, pourtant c'était cela qu'il l'avait poussé à revenir sur sa terre natale et sans cette décision folle il serait encore libre....

    Clignant lentement ses yeux, juste au moment où le servant sursauta. Pourquoi avait-il été si surpris ? De plus pourquoi hésitait-il sur son propre nom ? Est-ce que les fantôme changeait d'identité en cours de « vie ? » Cette simple idée lui fit esquisser un micro sourire imperceptible . Car notre écossais était un enfant passionné par les êtres spectraux, si bien que d'en savoir un peu plus sur ces étranges personnages l'emmenait sans cesse plus loin dans son monde imaginaire. Mais que pouvait-il attendre de l'autre monde? Pas grand-chose, à part l'espoir ardent de revoir celle qui l'avait élevée. Mais après tout la réponse ne vint pas et l'employé était retourné dans ses recherches. Peut-être qu'il considérait que cette information ne méritait pas d'être su, à moins qu'il ait lui-même déjà oublié son existence depuis longtemps. Notre enfant ne fut cependant pas surpris, il devait être difficile de devoir communiquer avec un vivant alors que notre temps était déjà fini depuis bien longtemps. Après tout pouvoir être là après que notre cœur nous ait lâché était un miracle, quelque chose de fantastique. Mais en y songeant d'avantage, n'était-ce pas un sort horrible d'être séparé des siens pour l'éternité ? La pensée de sa génitrice le parcourut, ce qui le fit baisser ses pupilles bicolores. Il était difficile d'être loin de ceux qu'on aime même quand il s'agissait de quelques années, alors il ne pouvait appréhender cette torture plus d'un siècle. Mais s'il était là, c'était parce qu'il avait un regret, n'est-ce pas ? C'était comme ça que ça fonctionnait, du moins c'est ce que relatait tout les livres sur la question. Mon petit Sig , si tu savais à quel point ils avaient tort …

    Même ses réflexions fut arrêté lorsque le regard doré de son accompagnateur se posa sur lui. Il pencha très légèrement la tête, en signe de perplexité avant d'entendre son prénom. Machinalement il baissa sa tignasse et essaya de se procurer son prénom comme le jeune garçon que tu étais

    «  Ryan... Non, ce n'est pas ça... »

    Sigfried avait beau le répéter, seul un goût amer resta sur ta langue. Cela ne lui allait pas du tout, ce prénom n'allait pas avec l'image Rustre qu'offrait cette appellation. Mais pas contre, «  Cendre  » lui allait a merveille. Quoi de plus normale pour une bougie hésitante me direz-vous. Notre adolescent le fixa de nouveau avec cette expression vide. Oui, Ash était parfait car cette homme était loin du roi qu'offrait son prénom, seul cette impression d'un reste d'un feu ardent existait en lui. C'était triste, mais c'était la seule chose qu'il pouvait imaginer à son égard, sinon il mentirait. Et Dieu sait ce que le mensonge apporte comme malheur. Notre squelette sur patte se releva et tendit sa frêle main vers Ryan, comme s'il voulez sceller cette rencontre par une poignée de main.

    A cet instant le vent farceur provoqua une rafale qui le fit chanceler quelques instants. Sig n'était pas fort, il était loin de ces personnes qui pouvaient vivre sans soutient, pourtant il était seul. La voute céleste brillait pourtant et ces lumières avait permit à cette être d'illuminer son propre monde, pour ne pas qu'il sombre dans l'abime des ténèbres. Personne ne savait combien d'énergie il avait besoin pour se lever, mais il l'avait fait , encore une fois. La prochaine fois est-ce qu'il pourra se décrocher du sol, il n'en avait aucune idée, mais il devait continuer de se mouvoir, même si pour cela il écoutait tout ce qu'on lui demandait de faire. De ses lèvres sèches, ces quelque mots fit trembler la terre et fit virevoltait sa chevelure d'encre:

    «  Ryan ne vous va pas, un bougie n'est pas un souverain. Vous serez Ash pour moi même si c'est votre deuxième prénom... Enchanté. »


    Il ne se rendait pas du tout compte de l'importance que ces deux phrases pouvaient avoir. Ce qui paraissait comme un caprice avait pourtant une importance considérable pour son interlocuteur. Car il y avait cet autre secret, celui qui était moins important que celui d'être mort. Mais Sig ne pouvait en avoir conscience, il s'agissait simplement de chance, rien de plus. Rapidement , notre homme se désintéressa comme toujours de sa nouvelle rencontre, pour se perdre dans l'admiration des plantes agonisantes qui l'entouraient. Pourtant leurs couleurs étaient vives et chatoyantes, banale quand on savait comment leur protecteur s'occupait d'elle, pourtant Sig ne voyait pas cette amour, mais simplement une souffrance dans ces êtres éphémères. Était-ce l'atmosphère du manoir qui les empoisonnait ou simplement l'âme de l'écossais qui déraillait un peu plus ? Sincèrement il opta pour les deux solutions et il soupira légèrement. Depuis qu'il était arrivé ici, il avait de plus en plus de vision de son monde et même s'il les contrôlait, il savait que c'était soit la peur ou l'ennui qui les faisait émerger. Et pourtant il ne s'ennuyait pas du tout ici, surtout avec la découverte de fantôme entre les deux murailles. Peut-être était de devoir vivre à l'intérieur d'un bâtiment aussi lugubre qui l'angoissait. Il lui rappelait cette chambre noire qui lui servait de lieu d'isolement. Il avait toujours peur que cette noirceur l'absorbe entièrement et qu'il ne puisse plus jamais en sortir. C'était puérile, mais que pouvait-on espérer d'un presque homme qui tentait en vain de retourner sous les jupons de sa mère ?

    Soudain, la voix ancestrale de Ryan arriva jusqu'à ses tympans, ce qui eut pour effet de prendre entre ses doigts son écharpe orangée. Est-ce qu'il avait froid ? C'était une bonne question, il avait complétement oublié ce détail. Son âme même n'avait plus l'impression d'être dans l'air, mais plus dans un océan dans lequel il se laissait porter au gré des courants. Il ne savait pas vraiment quoi répondre. Que faisait le froid déjà? Nous faisait-elle transpirer ou bien frissonner ? Il ne savait plus vraiment , enfin il se doutait un peu de la réponse vu qu'il tremblait légèrement, mais il n'était pas certain à cent pour cent. Il articula de sa voix monotone:

    «  Je sais pas , mais c'est probablement le cas. Peut-être devrions nous entrer dans la cellule... »


    Cette idée ne lui plaisait guère, il n'avait aucune envie de découvrir sa chambre qui allait être sa prison pour la soirée, mais si son compagnon lui avait fait part de cette interrogation, c'était surement pour rentrer. C'était les même mot qu'usait sa mère en présence de l'homme à l'odeur de café quand elle voulait rentrer. Aujourd'hui, il pensait que c'était surement pour prévenir de la présence de sa grand-mère dans les environs et ainsi conserver leur relation. Mais cela ne rassura pas Sigfried pour autant. Et si le manoir voulait le manger, pourrait-il se défendre? Il était certain que non, ce lieu était mille fois plus puissant qu'une entité humaine. Après tout elle hébergeait des esprit, preuve de sa supériorité envers le frêle garçon ...


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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Sam 6 Aoû - 17:06

Parti au loin dans ses pensées, le blond ne cherchait pas réellement l'objet de l'invité. Pour l'instant, même sa tache de domestique avait échoué au fond de sa mémoire, la question fatidique du brun seule vagué encore à son esprit. Parfois, il suffit d'un souffle pour faire chuter les plus grands empires. Ainsi, simplement lui demander son prénom faisait entrer le fantôme dans un torrent d'interrogation et de douleur. Même si en vérité il ne pouvait répondre que d'une seule manière possible, il essayait en vint de se convaincre qu'il avait d'autre choix. Triste illusion qui ne dura pas bien longtemps. Au final, il se résigna à cet état des faits, que depuis sa mort, il ne cessait d'entretenir. Le plus ironique étant qu'il aurait pu répondre n'importe quoi, cela n'aurait eu aucune espèce d'importance, surtout pour celui a qui était destiné cette réponse. Un simple nom inscrit dans un coin perdu du cimetière, rongé par le temps.... Il ne fallait pas énormément de choses pour l'ébranler. Pathétique morceau de sa vie qui refusait de s'envoler et disparaitre en étant effacé par la fatalité.... Pourtant, s'il s'était laissé pleinement envahir par la douce torpeur qu'offrais la mort, il n'aurait pas eu à tant se préoccuper de ce genre d'occupation. Ryan, Ash.... Le seul pour qui cela avait encore de l'importance, c'était lui-même.

Une fois que la raison eu regagnée ces droits, le poussant à répondre ce qui était la seule réponse acceptable, il finit complètement éteint. L'unique pensée qui raisonnait avec suffisamment de force pour qu'il puisse en avoir conscience, c'était qu'à l'avenir - si on peu décemment parler d'avenir pour un revenant- il devrait songer à éviter le plus poliment possible les invités. Si on lui demandait encore de prononcer le nom de sa moitié, il allait définitivement ne plus refaire surface, emporté par un flot de douleur et sombré profondément dans la léthargie qu'offrait l'oublie... L'oublie de soi, bien entendu. Comme cela le prenait parfois, errant ici et là en exécutant les tâches qu'on lui confiait sans avoir aucune réaction. En écho à ses propres pensées qui l'envoûtaient complètement, la voix du jeune nouveau venu émit des doutes sur le prénom qu'il avait eu en réponse. « Ce n'est pas ça » ....Effectivement, c'était faux ... Cela ne lui allait pas du tout.... Pas du tout... Seulement, le revenant n'avait pas remarqué que ces paroles avaient étaient dites à voix haute et n'étaient pas le fruit de son esprit torturé... Alors, il n'eu aucune réaction. Sans doute se serait-il alarmé de nouveau s'il en avait prit conscience. À moins que ce soit l'acceptation qui aurait eu le dessus, le rendant imperméable à ce monde ?

Quand remarqua-t-il que l'invité s'était relevé et lui tendait la main ? Trop tardivement sans doute. De toute manière, un domestique de peu pas se permettre de telles familiarités ....En relevant ses yeux sur l'enfant, il avait pu le voir chanceler face à l'emprise du vent. Il semblait si fragile, comme une poupée en verre qu'un rien pourrait briser... Un tel être supporterait-il de vivre dans ce manoir jusqu'à ce que la mort le délivre de cette cruauté ? .... Ryan en doutait. L'enfant aux yeux disparaitre semblait être une brebis, servant d'offrande pour apaiser la colère d'entités inconnues... Au moins cela eu-t-il le mérite de le sortir de ces pensées. À la place de ressasser le crime qu'il commettait en usurpant l'identité de son très cher frère, faisant ainsi office de complice au temps pour noyer dans les méandres de l'oublie son jumeau, il se fixait sur le sort et le devenir de ce petit mortel. C'était assez étonnant de sa part qu'il réfléchisse avec sincérité sur un événement présent. Cette époque n'était pas la sienne, comme elle n'était celle d'aucun revenant. Il ne pouvait et ne voulait pas influer sur le courant de ceux qui vivaient actuellement, pourtant les esprits farceur et autre personne avide de vengeances envers les Ravenshill ne le faisait-il pas ? .... Aussi dissout soit ce qui lui restait de vie, cela suffisait à le faire craindre le moment où ce jeune enfant tomberait....

Ses flux de pensées inhabituelles prirent totalement fin quand la jeune personne en face de lui déclara qu'il le nommerait Ash, car ce prénom lui allait mieux... écarquillant les yeux et fixant son interlocuteur comme s'il venait de parler un dialecte inconnu, le fantôme resta silencieux. Ryan, un prénom de souverain ? C'était une chose qu'il ignorait, évidâmes, même si en effet, à ses yeux son frère allaient à merveille avec cette idée. Un tel prénom n'allait pas à quelqu'un comme lui, il le savait. Mais l'appellation « bougie » non plus ne lui allait pas. Il n'en avait pas la brillance ni l'utilité... Car dans les profondeurs de la nuit, une bougie est chose utile, repoussant les ténèbres et apportant à l'âme de celui qui la tient chaleur et réconfort. Toutes ces choses étaient bien loin du fantôme qu'il était devenu... La ressemblance devait être due à la couleur de ses yeux et de ses cheveux... Braillant et lumineux, ces adjectifs accompagnaient parfaitement son jumeau, lui qui n'en était que sa pâle réplique n'y correspondait pas le moindre du monde. Un simple reflet d'une époque lointaine ....D'un être perdu.... Feu follet lui allait bien mieux comme description, simple et bref lueur vacillante, prédestiné à ne durer que quelque instant... Savoir que l'enfant n'utiliserait pas le prénom de son jumeau était pour lui un réellement soulagement. Un sentiment qu'il avait oublié depuis longtemps naquit en lui : la gratitude. Pour quelque seconde, remplaçant son air mélancolique, un sourire sincère apparut. Apparition brève de ce qu'il était à cette époque lointaine ou la mort n'était qu'un sombre nuage dans le ciel bleu de son existence... Il souffla un faible merci avant de reprendre avec plus de sérieux ces recherches.

Le vent fit de nouveau des siennes, rappelant au blond que la soirée était fraiche, peut-être un peu trop pour l'enfant frêle qu'était Siegfried. Ne pouvant pas prendre d'initiative sans en recevoir l'accord auparavant, il demanda au principal concerné s'il avait froid. La réponse ce fut pourtant évidente, en le voyant prendre en main l'écharpe qu'il portait sur lui et tremblant légèrement. L'invité lui répondit pourtant par des paroles étranges... Ne ressentait-il pas le froid ? ... De plus, il souleva la possibilité d'aller dans une cellule... Sans doute évoquait-il sa chambre. Le fantôme était un peu peiné, car il n'avait pas retrouvé l'objet qu'avait perdu le brun et n'avait pas voulu évoquer la possibilité de rentrer. Hors, ce dernier semblait ne pas vouloir rester plus longtemps. À moins bien sûr que ce soit l'idée de prendre froid qui ne l'enchantait pas... Quoi que, il ne semblait guère prendre de plaisir dans cette visite du jardin, visite qui au final n'en était pas tant.


- Je vous prie de me pardonner monsieur. Je n'ai pas encore réussi à trouver votre lentille.... Cependant, si vous ne souhaitez pas restez plus longtemps, je peux vous mener jusqu'à votre chambre en prenant soin de vous l'apporterai demain. Mais si vous désirez profitez encore de la soirée, je peux également aller vous chercher une couverture pour que vous ne preniez pas froid.

En disant ces mots, le domestique s'était relevé. Quelle que soit la décision du brun, cela nécessiterait forcément qu'il ne reste pas dans l'herbe à rechercher après ce morceau de verre rouge. Ceci dit, il n'abandonnait pas pour autant l'idée de retrouver cet objet. Même si cela lui prendrait toute la nuit, une fois qu'il l'aurait trouvé il n'aurait qu'à faire en sorte que le garçon la récupère le lendemain dans sa chambre. C'était par devoir, oui mais aussi pour le remercier de ne pas utiliser le prénom de son frère... Il s'était aussi décidé à le mettre en garde sur le manoir. Pas immédiatement, ni en lui disant complètement ce qu'il risquait, mais au moins en précisant qu'une partie des gens ici pourraient se montrer hostile à son égard. Même s'il doutait que cela ai la moindre importance, au moins il aurait essayé, c'était la seule chose qu'il pouvait faire de toute façon...
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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Mar 30 Aoû - 9:57

    Sous les reflets argenté de la lune, ce garçon qui ressemblait plus à un pantin qu'à un être vivant venait d'assister au miracle le plus inattendu qui soit. Alors qu'il venait d'être le plus égoïste possible, le valet le remercia d'un plus beau sourire qu'il lui avait donné jusqu'à présent. Sigfried ne comprenait pas vraiment cette soudaine lumière dans ses gestes, mais le fantôme avait réussi à lui faire esquisser un micro-sourire. Dans ces terres stériles, il venait de voir le reste de vie qui cet contrée autrefois prospère avait regorgé. Il ne pouvait pas bien saisir ce qui faisait la beauté de ce moment, après tout il restait un vivant encore assez naïf, mais cette chaleur l'avait atteint en plein cœur. Depuis quand Ryan n'avait pas sourit comme ça ? Surement bien des années, car les spectres étaient des êtres tristes par définition.

    Notre écossais était certain qu'il n'oublierai jamais la joie qu'avait affiché la bougie vivante, d'ailleurs il était certain que sa mère serait heureuse d'apprendre que même les spectres pouvait ressentir les sentiments joyeux que procurait un cœur en bon fonctionnement . D'ailleurs est-ce qu'il était possible d'envoyer des lettres en dehors du manoir ? Il ne voyait pas en quoi cela pouvait être interdit, après tout une lettre était inoffensive, cependant il ignorait si en cas de déplacement les missives était dans l'ordre de la politesse. De plus il ne prévoyait pas de rester longtemps dans cette demeure, deux semaines tout au plus. Après tout la véritable raison de sa venue en Angleterre était de revoir sa génitrice, cette invitation n'étant qu'un extra qui lui avait permis la manœuvre. Après il ne pouvait pas dire qu'il déteste cette place qui l'effrayait un peu. Si on ne faisait pas attention à ces brides morbide qui parasitaient le jardin, cet endroit serait sans doute très relaxant. De plus les revenants étaient présents, donc il s'agissait là d'un véritable parc d'attraction pour l'écossais, les queues sans fin en moins. S'il savait qu'il ne pourrait plus jamais partir, peut-être verrait-il cette cage d'un autre œil...

    Mais la voix de son compagnon le sortit de ses rêverie et de ces yeux disparates il suivit le discours sur ses lèvres. Il lui rappela effectivement que s'il n'avait bougé depuis cinq minutes c'était à cause de la perte de sa lentille sanguinolente, cependant il lui proposait soit de rentrer soit de lui chercher une couverture. Mais en avait-il vraiment besoin ? Après tout même si le vent glacial essayait de perforer ses os il lui suffisait simplement de se laisser porter dans ces rêveries pour oublier cette douleur lancinante. Bon cela ne le sauverait pas de l'hypothermie, mais il pouvait aisément survivre à la fraîcheur des soirées printanière. Il regarda le spectre se lever avec l'indifférence qui caractérisait le néo-zélandais et il cligna des paupière pour prévenir son accompagnateur qu'il réfléchissait. Il était curieux de découvrir l'intérieur de la bâtisse, cependant la perspective d'être limiter par les murs le figeait sur place. Il ignorait si ces fenêtres laisser aisément passer la lumière, du moins assez pour ne pas sentir ce malaise que lui procurait le confinement. Tout en tenant son écharpe il pesa le pour et le contre. Cependant ce fut un élément extérieur qui le décida. Le vol d'un poisson qui avait remplacé l'image du hibou le fit instinctivement les cieux. Que ces lampadaires brillaient de mille feux! Il était quasiment certain que s'il se concentrait il pourrait apercevoir la porte vers le monde des mythes et légendes ! Cependant à côté de ces astres, il voyait la surface de son océan imaginaire. Il secoua doucement la tête pour chasser les illusions qui peuplaient sa tête. Froid ou pas, il était tellement fatigué qui se laissait aisément transporté par ces propres délires. Il serait donc préférable qu'il aille se reposer...

    Cependant il songea au devenir de l'employé. Soudain une question s'incrusta dans son esprit. Est-ce les fantômes pouvaient attraper froid ? Après tout il avait réussi à le toucher, donc peut-être qu'il n'y pas de grandes différences avec les pierres qui peuplaient le monde. Cependant, en se basant sur sa déclaration, il semblait que le temps ne soit pas un problème, donc cela impliquait que quelques soit les conditions météorologique il n'avait rien à craindre. A moins que ce soit juste parce que le temps était clément. Il avait encore beaucoup à apprendre de ces entités fantomatiques,mais cela lui remonta légèrement le moral. Au moins il savait qu'il ne s'ennuierait pas ici. Cependant il avait l'impression qu'à chaque bruissement de feuilles, il allait découvrir un autre ectoplasme et ce n'était pas franchement très sain pour lui, surtout qu'il commençait sincèrement à chanceler avec les rafales qui s'intensifiait alors il lâcha avec le ton le plus mécanique qui soit:

    « J'en ai d'autres ce n'est pas la peine de rester ici. Je vais rentrer seul, je n'ai pas besoin de vous pour monter en haut, et je trouverai bien ma chambre de moi-même. Veillez cependant à prendre soin de vous Ash, même si dans cette faille spatio-temporelle le temps est arrêté, les âmes continuent à se mouvoir. A demain probablement... »

    Et sans autre explication il fit demi tour et il emporta un des sacs, oubliant totalement le reste de ses affaires. Ces paroles étaient bien rustres, pourtant il n'avait pas voulu être méchant avec son accompagnateur. S'il souhaitait partir, c'était qu'il débutait la longue descente vers les bras de Morphée. De même, s'il y allait seul, c'était simplement qu'il savait que les valet avaient beaucoup de travaux, et donc qu'il était préférable qu'il aie un peu plus de temps libre. Mais à quoi bon préciser ? Au final ce n'était que des mots sans saveur, un venin mortel qui détruisait les cœurs...

    Sigfried avançait lentement sur les sentiers du jardin, tellement lentement que même ses pas étaient entrecoupés de pause pour admirer le jardin. Il se demandait à quoi ressemblait ce décors mystique en plein jour, probablement que les grandes allées étaient moins impressionnantes. Avec ses contemplations, l'employé pouvait facilement le rattraper, mais l'écossais n'y pensait plus. Après tout il le connaissait depuis simplement depuis quelques minutes. Personne ne poursuivait les inconnus... Cette pensée lui fit baisser les yeux, légèrement abattu. Il était le seul humain dans ce monde de pierre, même sa mère était une déesse, alors que pouvait-il attendre de ce monde ? Pas grands choses, mais le simple vœux de la revoir lui permettait de se mouvoir encore et encore, à la manière d'un pantin qui suivait ses ficelles faiblement. Chancèlement par chancèlement, désarticulé par la torpeur des évènements, il était un pion d'une grand cérémonie. Mais ce qu'il ignorait c'était qu'il était une pièce maître de la vengeance des Northwoods en tant que victime. Quel triste sort pour cette faible marionnette...


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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Mar 30 Aoû - 19:23

La nuit tombait de plus en plus sur le jardin, rendant les halées plus obscure qu'elles ne l'étaient à l'origine. Le vent soufflait doucement dans les arbres, accompagnés par divers bruits nocturnes. Doucement, la torpeur et la fatigue commençaient à toucher les êtres, vivant ou non, mais surtout toute chaleur quittait le domaine. Ce n'était pas une heure où les jeunes mortelles devaient se promener. Non, c'était certain, ils devraient être au chaud, à l'intérieur et surtout en train de dormir... Le revenant s'inquiétait à propos de la santé de l'invité. La fatigue, le froid... Ce genre de choses. Même s'il ne voulait pas le forcer à faire quoi que ce soit, même en comprenant l'envie que l'on puisse ressentir de ne pas rester enfermer, il ne pouvait pas rester sans rien faire et le laisser attraper froid. Ash était persuadé que le brun, en vu de son allure si frêle et de son teint pâle était malade. En tant que domestique, il ne pouvait évidemment pas le laisser ainsi aggraver son état de santé... Seulement, il avait de la reconnaissance envers lui à présent, alors il n'avait aucune envie de le savoir aller mal. Ce n'était plus uniquement par devoir envers l'uniforme de son frère qu'il s'en souciait.

Peut-être qu'il n'aurait pas dû insister de la sorte pour s'assurer que le nouveau venu ne prenne pas une décision qui le peinerait... Ne lui avait-il pas déjà répondu d'une certaine manière ? C'était inutile de lui reposer mainte fois la question. Ne savait-il qu'ennuyait les gens ? Car le blond interprétait le clignement comme un signe d'ennuis. Docilement, il se remit à chercher sur le sol l'objet manquant pendant que son compagnon se taisait. Il ignorait si ces paroles avaient était entendu par l'étrange humain, il ignorait également s'il aurait ou non droit à une réponse. Il l'espérait, sinon il devrait agir de lui-même et c'était bien une chose à lequel il ne voulait pas arriver. Ses pensées n'arrivaient pas à se détacher du jeune homme, craignant qu'il ne prenne froid sous le vent de la nuit. Même si le printemps était doux, si comme il le pensait, il était d'une constitution fragile il pouvait facilement tomber malade. De plus, l'heure avançait et la fatigue devait également le gagner. Il serait dans une fâcheuse situation s'il venait à tomber de sommeil... Quel que soit la manière dont il voyait les choses, il revenait à la même conclusion : il valait mieux pour le jeune homme qu'il le raccompagne à l'intérieur du manoir. Même si la décision ne pouvait qu'être prit par le principal concerné, il souhaitait que ce soit celle-ci.

La voix du brun s'éleva, si... Mécanique....Comme s'il se forçait à lui répondre. Et quelles paroles.... Une faille spa...Saptio... Il n'avait aucune idée de ce que cela pouvait être. Une lueur d'interrogation passa à travers ses yeux ambre, très vite balayer par l'indifférence. C'était complètement inutile d'y réfléchir, sans doute était-ce une nouvelle chose de cette époque si éloignée de la sienne. Prendre soin de lui-même ? Qu'elle mot si risible à ces yeux. Il était mort, il n'avait plus à ce préoccuper de lui. Il n'avait pas d'importance, pas d'utilité et surtout ne risquait rien dans la mesure où il n'existait pas à proprement parler. De ce flux de paroles, il ne retint qu'une seule et unique chose : il le congédiait. Le coup qu'il en ressentit lui fit perdre son sourire de politesse qu'il tentait toujours de porter quand on s'adressait à lui. Sa présence était-elle si désagréable ? La panique elle-même fit place à un profond sentiment de détresse quand l'invité parti, oubliant l'une de ces valises. Vide... Il se sentait si vides. Il ne se plaignait pas, n'ayant récolté que ce qu'il avait semé. Depuis le début, il n'avait fait qu'accumuler les erreurs... Son compagnon n'aimait pas parler et il 'ne faisait que l'y pousser. Trop distrait, il avait lâché ces affaires, obligeant de ce fait le nouveau venu à devoir se charger d'une partie des bagages. Il se retrouvait incapable de retrouver un simple objet... Et encore, il n'évoquait même pas le fait qu'il était un revenant, ayant la naïveté de penser que le brun ne l'avait pas remarqué. En vue de tous ces éléments, c'était inévitable qu'il se fasse congédier de la sorte....

Assit dans l'herbe, ses yeux éteint regardaient celui qu'il était censé accueillir s'éloigner en direction du manoir. Disparaitre... à défaut de mourir, ne pouvait-il au-moins disparaitre de la vue de ses yeux disparate ? À quoi bon, cela n'effacerait pas le reste de son existence pour autant. Il savait bien pourtant qu'un esprit ne pouvait pas avoir d'influence. Aider autrui ? C'était pitoyable, il n'avait aucune chance d'y réussir, même si cela consistait à seulement retrouver un objet égaré... Forcément, si le domestique avait ressentit de la gratitude, maintenant la souffrance qu'il éprouvait en sachant qu'une fois de plus il avait lamentable échouer dans son entreprise était éclatante. Avoir si mal, senti sa poitrine l'oppresser à ce point, alors que depuis si longtemps maintenant tous souffle de vie avaient quitté son corps...C'était pathétique. Doucement, ces pensées évoluèrent, sombrant dans son monde décoloré. Quoi de plus normal en tant que revenant que les vivant le fuient ? Pourquoi se mettre dans cet état là ? Il était le seul responsable de ce qui s'était passé, le seul. De plus, il n'y avait pas d'importance...Rien n'avait d'importance dans ce manoir couper de tous, plonger dans son propre monde... Il devait juste continuer ce qu'il devait faire, triste illusion d'une personne chéri, maintenant il ne pouvait qu'entretenir un souvenir...
Il fixa ses yeux dénué de vie vers le sac qu'avait oublié l'être vivant qui venait de partir... Il ne pouvait pas, tous simplement. Il ne pouvait pas obéir à ce qu'il venait de lui dire. Même s'il venait d'être congédier, cela ne changeait rien au fait que laisser un invité à peine arriver vagabonder seul dans le manoir n'était même pas envisageable. Se relevant, le blond prit le sac oubliait et parti rejoindre l'invité. Il n'eu aucun mal à le rattraper, l'enfant s'arrêtant régulièrement pour contempler ce paysage désolé qu'était le manoir. Arriver à sa hauteur, Ryan défit sa veste et la glissa sur les épaules de son cadet. Il ne pouvait décidément pas le laisser prendre froid. Les esprits frappeurs, l'enfermement, la détresse... Il ne pouvait pas l'en protéger, c'était impossible. Alors, même si c'était insignifiant, au moins il pouvait faire en sorte qu'il ne s'enrhume pas. Il ajusta ensuite son pas sur celui qu'il accompagnait à nouveau. Fixant le sol, il s'excusa de sa présence non désiré.


- Veuillez me pardonner de vous forcer à supporter ma présence, monsieur. Malgré votre souhait, je ne peux vous laisser rentrer seul. L'unique chose que je puisse faire si ma présence vous est à ce point insoutenable serait d'aller querir un autre employé.

Triste et blesser, la voix du fantôme peiné à garder un ton poli, trop teinter par ses propres sentiments. Il était prêt à essayer de trouver un autre domestique pour être agréable au jeune garçon, même si cela serait difficile de trouver un employer n'ayant aucun ressenti pour les descendant des Ravenshill et encore éveillé. Sa présence était-elle si affligeante pour qu'il ne puisse la supporter quelque minute de plus ? Peut-être bien...
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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Sam 3 Sep - 13:44

    La voûte céleste qui veillait sur ces deux êtres devait être bien embêter en voyant le comportement du jeune écossais. Pourtant il n'avait pas véritablement voulu être méchant, simplement que son évidence n'était pas celles des autres. Mais comment pouvait-on en vouloir à cette marionnette sur patte ? Son traits, son regard, sa posture, tout te faisait croire qu'il ne pensait plus, qu'il ne vivait plus depuis déjà longtemps. Même ce corps chétif semblait s'être arrêté juste avant la puberté, le rendant quand plus faible que les demoiselles de son époque. Et pourtant, dans ses yeux vides qui fixaient en cet instant les glaïeuls pourpres, un monde vivait de lui même. Sur ces fleurs macabres par leurs feuilles mortuaires, semblait danser un de ces lutins qui peuplaient les légendes. Bien sûr il ne s'agissait qu'un reflet changeant à cause de la brise, mais pour Sigfried, c'était tout à fait différent . C'est pour ça qu'il s'arrêta de nouveau, pour continuer sa contemplation. Puis d'un clignement de paupière, l'illusion disparut et laissa place à la terne réalité, pourtant le néo-zélandais ne reprit pas sa course. Les yeux rivés sur la plante légionnaire, un triste souvenir remonta la pente des oubliés. Il était encore petit à cette époque et il vivait encore sur l'île natale. Sa mère et lui marchaient tranquillement dans la forêt, lui avait cette étrange végétation dans ses petits bras. Il n'avait pas osé lui demander la raison de son bouquet, mais aujourd'hui il savait que c'était pour cet homme si important pour sa génitrice, pour fixer l'heure de leur prochain rendez-vous. Quand il était apparu, elle s'était jetée dans ses bras, le laissant seul avec ses fleurs. Il s'était vraiment senti seul ce jour là, mais pour le bonheur de sa tendre aimée, il avait gardé ce silence plus dur que la pierre. Pourquoi s'en rappelait-il maintenant, alors qu'il était encore loin d'elle ? Car une partie de lui savait qu'il ne partirait plus de ce sinistre manoir, qu'il ne pourrait pas échappé à son destin d'exilé. Mais pourquoi croyait-il qu'il ne pouvait plus sortir de ce lieu ? Il suffisait de regarder le ciel. Ici, rien n'était réel, par même les astres millénaires. Il n'en doutait pas un seul instant de la facticité de ce monde. Pourtant, au fond de son âme, l'annonce de la séparation sonnait déjà de sa gorge agonisante. Mais comment expliquer ce pressentiment au tréfonds de son cœur ?

    Mais avant qu'il ne put s'enfoncer dans ces réflexions stériles, une veste volante le fit revenir sur terre en se posant sur ses épaules. Il lui fallut bien trente secondes pour comprendre qu'il s'agissait du blazer de l'employé. Bien qu'il fut surpris, rien dans son visage trahit ce sentiment soudaine. Une parfaite poupée en somme. Mais pourquoi était-il revenu jusqu'à lui ? Il l'examina et rapidement il aperçut sa valise numéro deux à ses côtés. C'est vrai qu'il trouvait qu'il ne portait pas grand chose, mais de là à laisser une partie de ses affaires seules, il n'y aurait pas crû. C'était donc pour cela qu'il avait couru ? Il essaya de capter ses yeux d'or, cependant ces derniers semblaient plus intéressait par l'herbe qui se trouvait en dessous. Sigfried le mima, se demandant ce que cette pointe verte avait de si particulier. Peut-être qu'un poisson d'herbe s'y baignait ou un pingouin des tropiques s'y prélassait. Mais alors qu'il continuait sa recherche, Ryan prit sa parole avec un ton encore plus éteint qu'à l'ordinaire. L'écossais releva la tête, cette fois avec une légère perplexité. Pourquoi s'excusait-il? Il n'avait jamais dit qu'il n'aimait pas sa présence, c'était même plutôt le contraire. Sans cet employé à ses côtés il se serait inévitablement endormi près d'un bosquet après s'être trop longtemps baladé dans les jardins. Et puis s'il l'avait congédié, c'était pour qu'il avoir un peu de temps libre, car même s'il était un spectre, le jeune adulte semblait être de ses personnes qui prenaient leur travail trop à cœur. Alors il avait pensé que cela aurait été mieux pour lui ainsi. A en voir ce visage pâle, il semblait être vraiment triste comme s'il souffrait d'un mal inconnu. Était-ce de sa faute ? Probablement. Pour Sig, cette flamme chancelante semblait sur le point de s'éteindre et de le laisser porter par les courants de la Faucheuse. Il serra dans ses fins doigt le manteau du jeune blond, et pour la première fois depuis qu'il était arrivé ici, son visage était teinté d'une légère inquiétude. Il n'avait pas voulu le blesser, il était le premier fantôme qu'il avait rencontré de son existence, alors il espérait pouvoir devenir un tout petit peu ami avec lui, juste pour comprendre un peu plus ces êtres qu'ils l'avaient tant fasciné pendant toute son enfance. Le voir dans ses états, c'était comme voir son véritable reflet de ces sentiments dans un miroir. Lui aussi était seul, loin de ceux qu'ils aimaient. Mais sa situation était pire que la sienne. Lui il pouvait espérer revoir sa mère, après tout elles n'était qu'à une centaine de kilomètres de sa résidence, mais Ash n'avait pas le pouvoir de voyager dans le temps. Vivre en dehors de son époque devait être difficile....

    C'est peut-être pour cette raison que Sigfried tapota légèrement la tête de son camarade, pour le réconforter. Ce geste pouvait paraître très étrange vu leur rang respectif, mais il se rappelait que c'était ce mouvement que lui faisait sa mère quand il était triste. Rapidement, il posa sa valise et alla chercher quelques fleurs qu'il avait repéré tantôt. Au bout de quelques minute,il revint avec une petite fleur rose dans sa main droite et un bouquet de fleurs blanche et bleu dans son autre main. Il leva légèrement la tête pour voir les orbes brillantes du valet et commença à parler avec son éternel neutralité :

    « Connaissez-vous le langage des fleurs Ash ? La petite fleur rose, c'est ce que je ressens pour vous. Bégonia . "Je remercie cette amitié naissante qui nous lie." Si je vous détestez, je serai pas resté autant de temps à vos côtés. »

    Alors il se mit sur la pointe des pied afin de placer ces pétales sur la mèche la plus haute, comme pour le couronner de ce privilège qu'il venait de lui donner. Il était vrai que sa condition de fantôme l'aidait beaucoup pour attiser la curiosité de ce jeune adolescent. Est-ce que sans cette particularité il aurait été aussi prévenant ? Il ne savait pas, mais jamais il n'aurait pu détester un homme à la nature si douce et si triste. Lentement il prit la main de l'ectoplasme et posa sur cette dernière le bouquet confectionné avec soin. Sans un mot il referma sur l'objet les phalanges centenaires. L'écossais n'avait jamais été fort pour exprimer ce qu'il ressentait, pour à cette instant, ses yeux s'était nettement assombris. Teinté d'une légère tristesse sa voix articula lentement :

    «L'Asphodèle . "Je pleure le passé, je suis seul sur ce sentier qui n'est pas le mien." C'est ce que vous ressentez n'est-ce pas ? Ce corps, ses membres, votre cœur, tout cela est déjà mort depuis longtemps. Je ne peux pas comprendre votre souffrance, car même si je n'ai personne de cher à mes côtés, j'ai la possibilité de correspondre avec elle. Mais vous, tout ce que vous avez connu durant votre jeunesse, vos amis, votre famille, même vos ennemis ont disparu de la surface de cette terre. Le temps est un grand ennemi des vivants, mais je me suis toujours demandé si c'était le cas avec les fantômes... Qu'en pensez-vous ? »

    Ses yeux disparates étaient maintenant allumés d'une lueur de curiosité. Peut-être aurait-il compris qu'il connaissait sa condition. Maintenant il ignorait s'il aurait peur de lui ou non, même s'il espérait religieusement qu'il pourrait s'en faire un ami. Même s'il était un enfant un peu rêveur, il arrivait que Sigfried soit clairvoyant sur la condition de ceux qui se sentait seul. Il ne pouvait pas vraiment l'expliquer, mais à cet instant il se sentait proche de ce fantôme désespéré. Car eux deux étaient seules, car eux deux se pensait être dans un monde qui n'est pas le sien. Au dessus de leur tête la Lune retint sa respiration...


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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Dim 4 Sep - 12:36

Venant de ramasser la valise de l'invité, le revenant avait pris une décision bien inhabituelle pour lui : désobéir. Pourtant, de son point de vue, il était normal d'agir de la sorte. Il ne pouvait pas laisser un inviter seul dans le manoir sans lui avoir expliqué les règles concernant cet endroit. Il ne pouvait pas laisser un enfant seul alors que la nuit tombait. Il ne pouvait pas laisser la moitié des affaires du brun au plein milieu du jardin. Ce n'était que pour cette raison qu'il avait courue après lui, pour faire son devoir de domestique. Son devoir de domestique... C'était la seule chose qui le poussait encore à avancer, ne pas ternir le métier de sa moitié... Alors, pourquoi avoir pris la peine de défaire sa veste et d'en couvrir les épaules si frêles du jeune garçon ? Cela sortait de son rôle. Pire, ce geste pourrait fort bien être mal interpréter. Un simple reflex... Ses mains avaient agi toutes seules, sans qu'il n'eu à y réfléchir. Depuis quelque instant déjà, il ne cessait de craindre pour la santé du petit mortel. Ces réflexions et ces interrogations étaient-elles importantes ? Non... Que ce soit par soucis professionnel ou pour toute autre raison, cela n'avait aucun intérêt pour le fantôme qu'il était. Savoir s'il s'attachait à cette personne ou non n'était pas utile, un mort n'a pas à ce soucier de ce genre de choses. Son geste avait était déraisonnable et venait rejoindre la liste des erreurs qu'il avait faits en cette soirée.

Les paroles qu'il prononça pour tenter d'expliquer les raisons de sa présence et de sa désobéissance furent bien pitoyables. Plus bas, il s'enfonçait toujours plus bas... Il n'avait jamais était très douer pour choisir ces mots, cela ne l'empêcha pas de remarquer qu'il aurait mieux fait de ne pas souligner que sa présence était insupportable. Dis de la sorte, cela sonnait presque comme une plainte, comme s'il cherchait à être contredit, ce qui était loin d'être le cas. Se contenter de proposer d'aller chercher l'un de ces collègues aurait davantage convenu... Affligeant, ce soir il était tous simplement affligeant. Il n'allait pas se laisser aller pourtant, pas devant un inviter. Surtout qu'il n'allait plus rester longtemps, que ce soit en allant chercher une autre personne ou tous simplement en le raccompagnant, il ne tarderait pas à laisser tranquille le jeune garçon aux cheveux foncé. Il devait faire taire cette nouvelle douleur et tenir bon, cela passerait d'une manière ou d'une autre. C'était sûr ces pensées aux allures encourageantes qu'il senti quelque chose d'étrange dans sa chevelure: son cadet lui frottait doucement les cheveux... Relevant le visage, il l'interrogea du regard. Un invité ne devrait pas avoir ce genre d'intention pour un domestique. À moins qu'il ne voulait lui faire comprendre quelque chose ? Cela lui rappelait son frère, Ryan avait tendance à agir de la sorte pour le faire quitter ces pensées ou pour lui faire comprendre qu'il devait arrêter de se faire du souci inutilement... était-ce la même signification ? Surement pas... Son nouveau compagnon était de nouveau parti après avoir posé sa valise. Peut-être était-ce un geste d'encouragement ? Pour lui dire qu'il était d'accord sur le fait d'aller chercher un autre employé... Se devait être ça. Quelle autre raison pourrait-il y avoir ? De ce fait, il n'avait plus à s'interroger sur la manière dont il devait agir. Qui allait-il déranger à une heure si tarif à cause de son incompétence ? ... Les autres domestiques devaient être couché pour la plupart, ou bien occupé. De plus, il ignorait lesquels avaient des sentiments néfastes envers les descendants des Ravenshill. Lui qui préférait ne pas se mêler aux autres pressentait qu'il allait avoir du mal à s'en sortir. Mais laisser le jeune garçon tous seul n'était-ce pas une mauvaise idée ? S'il se perdait dans le jardin, tombait de fatigue ou tout autre chose de ce genre...

Plonger dans ces pensées toujours aussi confuses, la voix sans émotions du brun le fit reporter son attention sur lui, remarquant au passage qu'il venait de cueillir des fleurs. Ce jeune homme avait le don de toujours le surprendre. L'esprit ignorait le langage des fleurs et donc leur signification. Même si de son vivant il aimait les végétaux, il n'avait jamais eu recours à ce moyen pour s'exprimer. Un sourire, un regard, un geste... C'était amplement suffisant pour comprendre et être compris par son jumeau. Heureusement, le jeune invité avait dû s'en douter, car il lui expliqua la signification du bégonia. Une amitié naissante .... Il s'était si mal exprimé pour que le pauvre garçon se sente obligé de lui dire pareille chose.. Ce n'était pas ce qu'il voulait, pour rien au monde il ne souhaitait ça. Jamais il n'avait pensé que le nouveau venu le détestait, seulement qu'il ne supportait pas sa présence. Quoi de plus logique en vue du pitoyable employé qu'il était ?
Il savait aussi que s'il avait enduré sa compagnie, c'était uniquement parce qu'il était tombé sur lui à l'entrée du manoir. Le jeune garçon semblait toujours perdu dans son propre monde, comme si rien ne pouvait l'influencer... Sans doute était-ce pour ça qu'il ne l'avait pas congédié immédiatement. Maintenant, que pouvait-il faire pour l'empêcher de se rabaisser de la sorte ? Un invité ne devrait pas se déconsidérer en voulant devenir ami avec un domestique. Avant de pouvoir avoir une quelconque réaction, la situation empira quand le bégonia en question finis dans ses cheveux. Le fantôme était déboussolé, culpabilité et remord venant très clairement s'insinuer dans son regard. Il essayait de réfléchir à un moyen de refuser le plus poliment du monde ce qui était à ses yeux un épineux problème, mais il reçut d'autres fleurs en main, petites perles blanchâtres et bleutées. Les jeunes mains enfantines refermèrent sur cet objet les siennes qui avaient déjà vue trop d'années. Pourquoi agissait-il de cette manière envers lui ? Ils ne se connaissaient pas et surtout il lui avait déjà offert la plus belle chose possible : ne pas utiliser le prénom de son frère...

Le blond était gêné, il ne savait pas quoi faire, pourtant le pire ce ne fut pas de recevoir un bouquet, non ce fut le timbre de voix qu'il entendit. Habitués à entendre des paroles mécaniques et dénuder de sentiments provenir de cette personne, ressentir une teinte de tristesse dans ces sons était difficile. Alors, quand en plus de cela, il découvrit les prunelles bicolores s'assombrir... Il se sentit vraiment mal. Ce n'était pas ce qu'il voulait... Il ne voulait pas le blesser ou l'attrister et ceux d'aucune manière. C'est donc avec une certaine attention qu'il écouta ces paroles. Il apprit la signification de l'asphodèle, cette fleur qu'il venait de lui offrir. Pleurer sur le passé, être seul sur un sentier qui n'est pas le sien... En effet, cela lui correspondait à merveilles. Il n'eu pas le loisir d'y songer bien longtemps, car la suite était des plus préoccupante. Le fait de savoir que son corps était mort, que tous ceux qu'il connaissait avait disparût... Il avait deviné qu'il n'était plus rien ? Simple reste d'un passé lointain.... Il n'était pas censé faire savoir que le manoir était hanté. On ne lui avait pas pour autant dit de le cacher, sauf en dehors du manoir. Une légère peur le gagna pour quelque instant, très vite remplacé par une sorte de torpeur. En vivant ici, il l'aurait découvert tôt ou tard, surtout en vue des connaissances qu'il semblait posséder sur les spectres. Essayait de le dissuader serait une perte de temps... De plus, il lui avait suffisamment menti pour s'en abstenir. Il n'aurait qu'à ne pas revenir dessus, ce sujet n'ayant pas fait l'objet d'une question. Ce qui était étonnant, ce fut la manière dont ce garçon semblait accepter les choses. Il lui fallut quelque instant de réflexion pour se rappeler qu'il semblait grandement apprécier les fantômes... Se devait être la raison de son étonnante...prévenance à son égard. C'était une bonne chose dans ce cas, cela le rassurait. Car mort ou non, Ash était un domestique et un domestique ne pouvait se permettre d'accepter tout ceci. Hors ce serait bien plus simple si ceci n'était dû qu'à son état de revenant. Avant de pouvoir refuser, le blond put remarquer que son cadet semblait attendre de lui une réponse...

Fixant de nouveau le sol, il ne savait pas quoi répondre... Il lui avait déjà fallu se souvenir de ce qu'il avait écouté d'une oreille distraite pour ensuite comprendre que le jeune homme devait souhaiter avoir son avis en tant que revenant. Apporter son point de vue risquerait d'attrister à nouveau son compagnon. Il ne pouvait pas répondre qu'à ses yeux le temps n'était qu'une odieuse farce macabre, s'écoulant sans prévenir, emportant au loin les souvenirs heureux et surtout laissant l'éternité pour les regretter. En tant que spectre, il n'avait pas la même vision du temps. Ni vieillesse, ni évolution, rien ne changer jamais ici....Puis un beau jour, en se réveillant, on remarquait l'impossibilité de se rappeler le nom ou le visage de ces parents. ...Même quand on pense être en dehors du temps, il a toujours un impact... Que répondre alors ? Sans doute devait-il plutôt répondre ce qu'il pensait avant de rendre l'âme, ce serait plus encourageant. Reportant son regard désolé sur ce trop gentil garçon, il se décida de commencer par cela.


- Je pense que vous ne devriez pas considérer le temps comme votre ennemi, vous devriez seulement essayer d'en profiter au mieux.

Simples mots aux allures si enfantines, il n'avait pas voulu donner son avis en tant que fantôme. Pas pour tenter de faire changer d'avis le brun, non il pouvait croire ce qu'il voulait, il n'avouerait ni de démentirait en être un, seulement il ne se voyait pas parler aux noms de tous les fantômes... Il avait préféré essayait d'apporter une note plus enjoué, car même si le sort des invités n'était guère enviable, au moins n'auraient-ils à en souffrir que dans leur vie... Cela pouvait paraître simple venant d'un revenant de dire qu'il fallait en profiter, vu que le temps ne semblait plus avoir d'influence sur ce lui. Ceci dit, s'il avait répondu, c'était principalement pour essayer de trouver une solution à la manière de refuser poliment les fleurs. Il ne pouvait pas les accepter, ne voulant pas profiter de l'admiration que semblait éprouver cet enfant pour les fantômes.

- Votre geste me touche beaucoup monsieur...Sincèrement, je vous en suis reconnaissant.... malheureusement je ne peux accepter.... Vous ne devriez pas vous rabaisser à vouloir devenir ami avec un simple domestique .... Je suis certain que vous trouverez bien d'autres personnes à votre convenance parmi les gens que vous rencontrerez.

Délicatement, il enleva la touche rosâtre de sa chevelure dorée et tendis les différentes fleurs à celui qui venait de les lui offrir afin de les lui rendre, ses yeux teinté par la tristesse et l'appréhension. Il ne voulait ni l'attrister ni le blesser, mais accepter aurait était une erreur. S'il ne l'appréciait pas, il n'aurait rien dit et ce serait contenté de ne plus l'approcher par la suite, laissant le temps effacer les souvenirs tous simplement. Surtout maintenant qu'il savait que cela partirait rapidement lorsqu'il il rencontrerait d'autre personne dénudée de vie Maintenant qu'il l'appréciait, car c'était bien la raison de son geste, il ne voulait pas profiter de sa naïveté. En tant que serviteur des Northwood, c'était impossible qu'il puisse devenir son ami. Le brun n'aurait pas d'inquiétude à avoir, perspicace comme il semblait l'être, il comprendrait bien vite que tous ceux du manoir étaient des esprits. Que ce soit auprès des âmes en peines, des maîtres ou des invités, il n'aurait aucun mal à se faire des amis de son rang.

Étrangement, quelque chose dans les paroles qu'il avait entendues le perturbait sans qu'il n'arrive à mettre un nom dessus. En dehors du fait qu'il ai découvert qu'il était un fantôme bien sûr... Il avait bien dit qu'il ne pouvait pas comprendre, car .... Car même s'il n'avait personne de cher à ses côtés, il pouvait toujours correspondre avec... C'était vrai, en tant qu'être vivant ce si frêle enfant devait avoir des proches. Parents, amis, nourrice... Pourquoi avait-il accepté cette invitation dans ce cas ? Il savait qu'il ne pourrait pas repartir, il avait lui-même parlé de prison. De ce fait, jamais il n'allait revoir ceux qui lui étaient chers. Espérait-il pouvoir leur envoyer des lettres ?...Se contenter de seulement correspondre avec eux ? Il semblait bien. Comment lui dire la triste vérité ? Lui expliquer que non, il ne pourrait pas. Bientôt, tous comme il l'avait 'vécu', il prendrait conscience qu'il avait perdu toute personne importante. Étant passé par ce sombre chemin, il se doutait de la douleur que cela produirait sur ce jeune garçon. La déchirure que cela provoquait, cette souffrance telle qu'on voyait son monde s'écroulait devant ses yeux sans pouvoir rien faire. Ash scrutait le regard mi-bleuté mi-verdâtre de ce fragile jeune homme. Devait-il brisait ces espoirs ? Même en sachant que quelque que soit la manière dont il le lui dirait, cela ne pourrait pas minimiser la douleur....


- Monsieur... Je .... Je dois ... Je pense que vous devez prendre conscience d'une chose : vous ... vous ne pourrez plus correspondre avec vos proches.

Le domestique pensait que son compagnon savait déjà que toute sortie lui était dorénavant impossible, il évitait de lui faire trop mal en déclarant abruptement les choses. Ce serait criminel de lui déclarer qu'il venait de perdre tous lien avec sa famille en entrant ici. Il était vraiment désolé de devoir lui apporter ces mauvaises nouvelles, il aurait préféré pouvoir éviter de le faire. Les yeux rivé sur lui, culpabilisant et attendant cette fois si une réaction, car il pensait que ces paroles, dites avec difficulté, auraient sans doute un impact.




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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Dim 18 Sep - 13:38

    Ses yeux rivés sur l'employé, Sigfried ne cessait de se demander ce qui pouvait se passer dans sa tête afin d'éviter de retourner dans son rêve une nouvelle fois dans son rêve. Car l'écossais se connaissait bien, très bien même au point de savoir quand son âme souhaitait s'évader de ce terne endroit qu'on appelait la réalité. Quelque chose de dangereux se rapprochait de lui, il n'arrivait pas à identifier sa nature, mais elle rôdait tout près. Ce que ce monstre cherchait ? Il ignorait, mais probablement la seule chose qui marchait encore en lui : ses rêves. Les dévoreurs de songe avaient été la seule espèce qui l'avait terrorisée durant son enfance, même le croquemitaine paraissait inoffensif par rapport à ces entités monstrueuses. Mais pourquoi étaient-ils présents aussi loin cette pièce qui menait directement aux Enfers ? Il roula légèrement les yeux vers la bâtisse, comprenant que la source de son angoisse se trouvait précisément dans cette direction. Ce manoir cachait probablement plus qu'un simple fantôme, cela ne faisait pas l'ombre d'un doute, cependant cette cage semblait cacher bien plus qu'elle ne paraissait. Le désespoir s'y multipliait, empoisonnant le jardin de cette décrépitude envahissante. Quelque chose n'était pas pas normale, enfin encore plus étrange que d'avoir des morts-vivants dans son sein. Peut-être c'était cet effet là qu'on pouvait ressentir en présence d'une malédiction vengeresse...

    La douce voix de Ryan danse dans l'air et attira l'attention de l'adolescent qui ne prit pas tout de suite la peine de le regarder de nouveau. Quelle étrange parole venant d'un sans-souffle, il aurait crû que cet homme en voudrait à ce temps moqueur qui lui avait pris sa mort en quelque sort. Après tant d'années – car il devinait aisément que le triste blond ne semblait être décédé depuis peu vu qu'il ignorait l'existence des lentilles avant leur rencontre-, que pouvait-il attendre de sa vie factice ? Pas grand-chose probablement, vu que lui-même qui était encore vivant ne souhait presque rien. Alors lui aurait-il menti ? C'était possible, mais Sig était certain qu'il ne l'avait pas fait par méchanceté, mais pour une tout autre raison. Laquelle ? Ne part faire part de sa vie qui n'en était pas une sans doute ou pour ne pas l'inquiéter. C'est du moins les deux explications qui collaient le mieux à cet être chancelant. Le néo-zélandais posa ses pupilles uniques sur ces orbes dorées pour le questionner sur ce mensonge presque irréaliste. Qu'avait-il voulu cacher ainsi ? Il ne le saurait probablement pas avant un moment ...

    Mais la suite de ses paroles étaient d'un coup un peu plus sombre. Il semblait avoir refuser son amitié pour un motif bien étrange, du moins pour le garçon moderne qu'il était. Il était donc interdit de devenir ami avec les domestiques ? L'adolescent songea un instant, se rappelant que c'était aussi le cas dans sa demeure dans le Pacifique. Même si les serviteurs travaillaient sans cesse pour rendre la vie de sa ''famille'' la plus agréable qui soit, il n'assistait jamais au repas et encore moins aux loisirs de cette dernière. Quand il ne comprenait pas encore ce qu'il faisait de l'autre côté du monde, il essayait quelques fois de discuter avec eux vu qu'ils étaient les seuls qui ne l'envoyaient pas dans la prison des Ténèbres pour avoir mal agit. Mais jamais il n'avait eu de réponses complète, justes des phrases monosyllabiques ou des excuses farfelues pour éviter le dialogue. Il lui avait fallu quelques années pour comprendre que vu son statut de ''bâtard'', il n'avait pas les même droits que les autres membres de l'aristocratie. Il avait totalement oublié cette histoire, du moins jusqu'à que l'employé lui redonne ce triste souvenir. Même s'il ne broncha pas, une légère lueur sombre contamina son visage d'enfants. Il n'avait pas le droit de lui proposer ses sentiments, après tout leur classe sociale et son histoire était contre cette amitié. Cependant, il avait bien envie aller à l'encontre de ses règles, mais dieu sait ce qu'il pourrait lui arriver s'il se prononçait publiquement. Mais s'ils le partageait en silence il ne faisait rien de mal, n'est-ce pas ? Alors il hocha légèrement la tête en récupérant les fleurs, comme s'il s'excusait de son geste avait tout l'éloquence d'une huître muette. Mais d'un geste brusque il jeta les fleurs sur le côté avec une force que l'on ne soupçonnerait pas pour une entité aussi frêle que maladif. Le tout, c'était de faire croire qu'il acceptait la situation, même s'il le considérait comme un bonne personne en qui il pouvait faire en partie confiance. C'était un peu triste au fond, car il aurait bien aimé comprendre un peu mieux ce garçon sans avoir besoin de considérer sa position de domestique. Même s'il le désirait, alors Sig ne pouvait pas aller contre son sentiment. Cela n'était pas convenable plus un aristocrate parait-il...

    D'un mouvement bien lent par rapport à son emportement d'y il avait quelques secondes, il se saisit de sa mallette, rompant le contact visuel avec le jeune adulte. Il n'avait rien d'autres à faire que de se diriger vers la bâtisse pour découvrir sa chambre, enfin c'était du moins ce qu'il pensait. Mais Ryan était devenu bavard et reprit la paroles avec une nouvelle assez inquiétante. Les hôtes n'acceptaient donc pas les missives... C'était fort étrange, malgré ses nombreux déplacements, il n'avait jamais eu à faire à ce genre de règlements. Peut-être parce que leurs personnels n'était plus des vivants ? C'était stupide, surtout que quand il partirait il pourrait en discuter avec ses proches. Cette information fut comment un électrochoc et mécaniquement il refit face à la bougie personnifiée. Les yeux écarquillés par la surprise. Cela ne pouvait pas être vrai n'est-ce pas ? On ne pouvait pas enfermé quelqu'un à vie juste parce qu'il avait côtoyé les fantômes ? On ne pouvait pas lui faire cela, surtout qu'il était si près du but. Les traits de Sigfried reprirent leur neutralité naturel, cependant on pouvait encore lire sa confusion dans ses iris. Et si c'était vraiment le cas ? Et s'il ne pouvait jamais repartir de ce manoir hanté ? Alors ce faible espoir disparaitrait et il n'aurait plus aucune raison de rester en vie … Le vent soufflait timidement et l'écossais brisa le silence nocturne de sa voix tremblotante :

    « Je ne pourrai plus jamais partir n'est-ce pas ? »

    Une unique phrase pour exprimer sa peur, et Sig baissa la tête, sentant cette affreuse sentence au dessus de sa tête. Cette soirée avait été trop belle pour durer, il n'aurait pas dû faire ce vœu égoïste de revoir sa mère. En même temps il aurait du voir que cette invitation était un piège, mais sa joie d'avoir la possibilité de retourner sur son pays natales avait baissé sa garde. Mais peut-être qu'il se trompait et qu'il s'agissait d'une simple interdiction pour profiter du séjour. Intérieurement, il priait pour que le domestique le rassure qu'il s'agissait simplement d'un séjour temporaire. C'était naïf et idiot, mais il tentait tant bien que mal à rester à la surface. La lune riait de ce garçon encore optimiste : il aurait dû savoir que lorsqu'on passait le portail, il était impossible de retourner en arrière à la différence d'Alice dans son pays merveilleux. Au loin, l'écossais avait l'impression d'entendre sa tante se moquer de lui. Après tout, il était un être maudit et détesté des siens à cause de sa naissance fautif. Il n'avait pas le droit d'être heureux, c'était son destin, rien de plus.


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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Lun 26 Sep - 14:42

[ désolé pour l’attente et pour ce post médiocre … ]

Refuser une chose, quel qu'elle soit, était toujours un moment difficile à passer... Même pour une personne déjà morte. Ash le savait pertinemment... Mais le savoir ne suffit pas pour pouvoir bien agir. C'est pourquoi le domestique avait réfléchi préalablement, voulant éviter de se fâcher avec cette jeune personne pour qui il commençait à avoir de l'affection. Ainsi, il ne fallait pas vraiment faire attention à la réponse qu'il avait formulée, simple mot qui se voulait sympathique afin d'éviter de se plaindre ou de traumatisé l'invité. Comme l'avait prévu le blond, devoir décliner l'amitié de son compagnon fut mal perçu... Il n'eu pas de réponse orale, obtenant un simple hochement de tête, ce qui n'était pas significatif, car l'enfant était économe de mot. Le revenant n'avait pas voulu être méchant ou dure dans ses paroles, cela le peinait de voir l'impact qu'ils avaient eu... Enfin, il en assumait la responsabilité, sachant pertinemment que cela se terminerait de la sorte. Quelle que fut ces prédictions, il ne s'était pas attendu à une réaction aussi.... Vivante. Voir ce garçon agir aussi brusquement avait de quoi surprendre, pourtant le domestique avait davantage eu peur qu'autre chose. Peur qu'en ayant un tel geste il ne se fatigue pour rien, qu'il ne tombe ou autre... C'était déraisonné sans doute, mais le blond paraissait tellement frêle, un simple coup de vent semblerait suffire à le faire chanceler... Ceci dit, il n'avait pas bougé de sa place, regardant cette démonstration ce qui devait être de la colère se dérouler sans avoir de réaction. Au moins, le garçon aux yeux bicolore venait d'avoir une réaction des plus normal pour un être vivant. La culpabilité qu'il en ressenti se mua en une sorte de fatalité. C'était la meilleure chose à faire, au moins ils ne sortiraient plus de leur rang maintenant. Jetant un coup d'œil sur les restes des plantes, l'esprit avait du mal à s'accorder avec ces pensées... Avait il vraiment agit au mieux ? ...

Alors que son jeune compagnon se dirigeait de nouveau vers le sentier du retour, ayant encore une fois pris l'un de ses bagages, le blond eu la mauvaise idée de s'exprimer. C'était à se demander s'il s'était donné comme but de passer la soirée à blesser cet enfant... Bien sûr, ce n'était pas du tout pour ça qu'il avait pris la parole, il voulait seulement prévenir son interlocuteur, être honnête avec lui. Être honnête... N'était-ce pas trop tard pour essayer de l'être ?... Quoi qu'il en soit, le brun se retourna aussitôt face à lui, les yeux écarquillé. Rien d'étonnant quand on savait que le revenant venait de lui annoncer qu'il venait de perdre tout contact avec sa famille. À l'inverse, alors que le domestique s'attendait à une réaction violant, l'étrange garçon sembla se reprendre et regagner son air figé. Seuls ses yeux inhabituels gardaient quelque lueur de cette révélation. C'était à croire que rien ne l'atteignait, qu'il acceptait tous les coups de la vie sans réagir... C'était incroyable qu'un être vivant puisse ainsi rester de glace... Seulement, Ash put prendre rapidement conscience de son erreur en entendant la vois tremblotante de l'objet de ces pensées. Il ne savait donc pas... Dans ce cas, pourquoi avait-il évoquer que le manoir était une prison s'il ignorait qu'il ne pouvait en repartir ? Ce genre de détails n'avaient plus de réel importance maintenant. Il était conscient d'avoir commis une erreur de plus... à défaut d'avoir pu gouter au repos éternelle, il devrait au moins garder le silence de ceux qui n'ont plus de vie, ainsi il éviterait de faire souffrir les pauvres âmes prisonnières du manoir. À présent, il n'avait d'autre choix que d'assumer les conséquences de ces paroles, d'avouer cette funeste vérité. Le mensonge n'était pas une option à ses yeux, revenir sur ces dire-en de vaines tentatives pour rassurer l'innocent jeune homme serait futile. Tôt ou tard il finirait par l'apprendre ou le comprendre. De plus, il lui avait suffisamment menti pour la soirée.


- Je suis désolé de devoir vous l'apprendre...

Désolé il ne pouvait que l'être, tout en sachant que c'était inutile. Aucun mot de réconfort n'était possible. En effet, préciser qu'il devrait rester 'uniquement' jusqu'à son dernier souffle dans cet endroit synonyme de vengeance n'avait rien de réconfortant. De plus, cela pourrait donner de mauvaises idées à ce pauvre garçon. Au moins, étant porteur de cette mauvaise nouvelle, sans doute le jeune garçon ne l'approcherait plus suite à cela. Pourquoi ? Simplement parce que Ash l'avait laissé entrer sans le prévenir. Il l'avait bien vu pénétrer à l'intérieur, passer les grilles de cette 'prison' et lavait laisser faire. Il aurait pu l'empêcher d'entrer, bien que cela s'oppose ouvertement à ses fonctions auprès des Northwood... Il acceptait sa part de responsabilité, sachant que maintenant aucun retour en arrière ne serait possible. Mieux valait éviter de lui dire la raison de sa présence en ces lieux, ce ne serait qu'appuyer davantage sur la plaie qu'il venait de créer. Au moins n'avait-il pas eu la prétention de vouloir devenir son ami après lui avoir joué un si mauvais tour....


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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Sam 8 Oct - 16:49

    Crac, voici le son de l'espoir qui se brise pour finir en simple poussière. Sig n'avait jamais pensé que des mots pourraient être aussi dévastateur. Fixant ses pieds, la voix de l'employé résonna sur sa tête, et ces sons finit par lui faire lâcher la valise. Ce n'était pas possible, qu'avait-il fait dans ses vies antérieur pour mériter une telle condamnation ? Il avait probablement dû mener un meurtre, il ne voyait pas d'autre solution. Les démons à plume hurlait au loin, comme pour accompagner cette fatale révélation. Il ne pourrait plus jamais quitté ce manoir enchantée. Il aurait pu être réellement heureux de cette situation, après tout les fantômes avaient toujours été ses idoles. Mais la raison de toutes ses années de solitude venait d'être réduit à néant par une simple phrase. Il n'y avait rien à dire là dessus : le langage restait incontestablement l'arme la plus redoutable...

    Mais le cœur de l'écossais suffoquait dans sa poitrine. A quoi avait-elle servit toutes ses années de souffrance. S'il avait étudié correctement, c'était parce qu'il voulait que sa mère le complimente, s'il avait était toujours sage, c'était parce que il ne voulait ternir plus le nom de sa tendre maman. Son monde tournait autour d'elle, le reste n'avait jamais eu la moindre importance à ses yeux. Même ses passions servaient uniquement à être un tout petit peu plus proche d'elle. En fait, sa vie n'avait pas le moindre intérêt sans cette unique motivation qui l'avait poussé à traverser le monde pour revenir sur les terres britanniques. Mais il fallait croire que même cela il ne pouvait pas l'accomplir, il ne restera à jamais l’empilement de honte et de péchés comme le disait si bien sa tante. Et maintenant, que lui restait-il à faire ? Il n'avait plus aucun objectif, pas même une obligation qui le retenait en vie. Il aurait aimer pouvoir se noyer dans cet océan qu'était l'Univers, hélas il semblait que sa respiration était encore active, même si on venait de lui arracher son cœur...

    Alors il releva la tête, ses yeux complétement éteint vers le jeune homme, comme pour lui demander conseil. Il n'était plus un homme sous cette lune pourpre, il était réduit à une simple marionnette. Il n'avait plus aucune envie, tout ce qu'il voulait c'était complétement disparaître jusqu'à qu'il ne reste plus que poussière de son corps. Rien d'autres. Et pourtant il continua de fixer ses pupilles dorées, car en cette instant c'était la seule chose qui semblait briller. Le misérable néozélandais sentit quelque chose d'humide sur ses joues, alors il passa ses doigts sur cette dernière pour savoir de quoi il s'agissait exactement. Des larmes. Il pleurait ? Cela devait bien faire des années qu'il ne s'était pas laissé aller ainsi. Ses traits étaient pourtant totalement figé dans le marbre, mais son désespoir semblait avoir trouvé un moyen pour s’extérioriser. C'était donc cela qu'on ressentait quand on n'avait plus aucune importance dans ce monde. Un malheur que l'on ne pouvait qu'accepter par sa puissance, un malaise qui ne voulait plus s'en aller, jamais il n'avait ressentit ça auparavant. C'était un peu comme un mort, sauf qu'elle vous laissait encore vivre pour vous laisser croire à un retournement de situation. Mais Sigfried n'avait jamais été optimiste, il ne pouvait pas espérait dans un bonheur lointain. Tout ce qui lui restait à faire était de rester ici, jusqu'à que les ténèbres ne l'absorbe entièrement, cette fois sans entrevoir la lumière du jour...

    Il essuya ses perles qui devenaient de plus en plus présente, sans pour autant réussir à arrêter leur course. Mais le frêle homme restait silencieux, car même si détresse était inimaginable, il restait impoli de trop montrer ses sentiments. Vaincu par le liquide de la douleur, il les laissa couler et récupéra sa valise qui avait l'ai d'avoir prit du poids en quelques minutes. Sa main libre faisait glisser le tissu orange entre ses doigts, comme pour essayer d'accepter son exil en touchant l'unique souvenir de sa génitrice et d'une voix faible il articula avec faiblesse :

    «  Rentrons. Cependant je vous prie de me laisser au seuil de ma porte sans aucun commentaire. J'ai besoin de réfléchir »

    Doucement, il reprit sa marche légère et vacillante. Il avait l'impression que le vent redoublait d'effort pour le faire tomber, pourtant il arrivait encore à suivre un chemin à peu près droit. Il avait vraiment besoin de clarifier la situation du monde réel, pour savoir s'il avait véritablement un avenir ou non. Mais pour l'instant il se contentait d'avancer, songeant à son pauvre compagnon. Il ne lui en voulait aucunement, après tout il était certain qu'il avait voulu bien faire en le prévenant, d'ailleurs il le remerciait intérieurement d'avoir était franc avec lui. C'était peut-être étrange, mais il préférait cette triste vérité à une illusion de joie, car il savait très bien ce que coûtait de tel secret. Même si son souffle accompagnait la mélancolique mélodie nocturne, les rouages grinçait piteusement en blessant d'avantage ce pauvre maudit ...


[Peut-être vers une fin du RP proche ...]


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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Jeu 27 Oct - 13:19

[Désolé, mes postes ne s’améliore pas…Je pense également que cela ne va pas tarder à finir]

Dur poids des mots, plus le revenant réaliser à quel point il venait de blesser ce jeune homme, plus il les regrettait... Surtout qu'il savait à quel point c'était douloureux de prendre conscience qu'on venait de perdre les personnes les plus chers et ceux sans aucune raison... Et de toute façon, quelle raison serait valable pour endurer un tel traitement ? Aucune... Ce coup de couteau, cette douleur lancinante qui transperce l'âme comme aucune arme ne peut le faire... Le fantôme avait lui aussi vécu cette torture insupportable, cette douleur qui avaient éteint en lui tout espoir... Aucun mot ne pouvait soulager de ce mal, aucun geste ne serait suffisant pour faire oublier cette fatidique vérité... Bien sûr, Ash aurait pu essayer de le réconforter, de lui dire qu'il avait encore toute la vie devant lui, qu'il trouverait bien d'autres personnes avec qui se lier et qui lui ferait sans aucun doute oublier ses malheurs... Et il l'aurait fait sans problème s'il aurait voulut lui mentir... Car il ne pourrait jamais dire pareille chose en le pensant sincèrement. Même si le jeune enfant avait encore quelque année à vivre, si sa famille comptait autant à ses yeux que Ryan comptait pour lui, et bien jamais il n'arriverait à l'oublier. Chaque souvenir, chaque objet lier à ces êtres maintenant trop loin raviverait en lui la flamme de la souffrance... Pourtant, cela devait être pire pour l'être vivant, car ce n'était pas par un événement qu'il se retrouvait séparer de sa famille, mais par une volonté de vengeance qu'au fond ne le concernait nullement ...

Voir ce pauvre être pleurer n'avait rien de surprenant en soi, pourtant même en ayant rendu son dernier souffle il ne pouvait que sentir son cœur se serrer dans sa poitrine. Ce garçon qui semblait encaisser sans broncher tous les événements possibles, voir ces larmes couler de son regard bicolore... N'importe qui aurait eu le réflex de le serrer dans ses bras, de le rassurer et d'essayer d'éloigner cette tristesse, même pour un instant seulement, de cette être si fragile... N'importe qui oui, sauf le valet... Simple domestique qui venait de le blesser, il était bien mal placé pour tenter d'apaiser ses tourments... N'avait-il pas fais tous son possible pour rester au mieux à sa place ? Et bien, il devait accepter ce choix et donc continuer à s'y tenir...
La visite des jardins allait donc prendre fin de cette manière... Hocha silencieusement la tête le domestique allait obéir, reprenant son rôle et s'apprêtant à reconduite le brun au manoir...Seulement, comment pouvait-il rester de marbre en voyants cette silhouette fragile marcher silencieusement, en proies à une vive douleur qui tentait tans bien que mal de la cacher, de ne pas la laisser éclater ?... C'est simple, il ne pouvait pas... Avant de s'en rendre compte, il avait arrêté ce jeune visiteur et l'avait prit entre ses bras, le serrant contre son torse dans un geste doux. Inconsciemment, il n'avait pu s'empêcher de vouloir essayer de lui faire comprendre qu'il n'était pas seul à enduré ce genre de souffrance... Réalisant ce qu'il venait de faire, quelque peu gêné le serviteur libéra son cadet en soufflant des excuses à demi mot voulant éviter de désobéir à l'ordre qu'il avait reçu un peu plus tôt. Gardant le silence, il reprit le chemin du manoir, s'efforçant à obéir à l'ordre précédant. Tans pis pour les recommandations qu'il avait à faire, sans doute finirait-il pas l'apprendre d'une manière ou d'une autre...

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MessageSujet: Re: Visites [ Pv]   Sam 31 Déc - 0:14

    Sans s'en rendre compte, le Sig avait été arrêté dans sa course, sans qu'il ne puisse vraiment comprendre ce qui se passait réellement. Un instant il cru que sa prière avait été exaucé, qu'il avait vraiment disparu de l'Univers pour ne plus faire qu'un avec le Néant. Il lui fallut bien une dizaine de secondes pour comprendre qu'il s'agissait de Ryan qui l'enlaçait pour une raison obscure. Toutefois il sentait cette culpabilité, cette tristesse qui s'échappait de son geste. Pourquoi le tenait-il ainsi ? Il avait cru qu'il ne voulait pas être son ami, alors pourquoi avait-il fait un geste si amicale. Ses pupilles étaient rondes comme des billes et sans s'en rendre compte ses larmes influèrent d'avantage. Même si son expression restait toujours aussi terne, son cœur criait à l'agonie dans sa frêle poitrine. Il était loin d'être fort, s'il tenait debout c'était parce qu'il avait toujours cru que grâce à ses efforts il pourrait revoir sa génitrice en chair et en os. Mais maintenant que cette espoir avait disparu, il ne méritait même pas qu'on le considère en tant qu'individu, au mieux il pouvait prétendre à n'être qu'une statue amorphe sans but ni volonté. Pourtant serra la chemise taché par ces larmes de la bougie personnifiée, comme un dernier sursaut d'espoir. Au fond, peut-être qu'il voulait que Ryan lui mente, qu'il lui dise que le n'était pas vrai, qu'il pourrait allait bientôt rejoindre la seule personne qui avait un intérêt pour lui. Mais il savait que cela ne servait à rien d'attendre, la vérité était déjà là, son enfermement aussi était bien réellement. Pourtant, dans cette étreinte qui ressemblait tant à celle que lui avait faite sa mère avant son départ en Nouvelle-Zélande, il ne put retenir cette angoisse dans un murmure presque inaudible :

    « Désolé maman, je n'ai pas été un assez bon fils... »

    Il aurait tant voulu que cette invocation fonctionne. Il voulait entendre sa voix douce qui le rassurerait, ces bras qui le protégeraient du monde, mais rien ne vint, juste ce partage de douleur qui se faisait, alors que la lune virait à l'écarlate... Malgré cela il ne pu songer à quitter cet enlacement, peut-être de peur de brusquer le serviteur ou plutôt lui même qui ne voulait pas que le temps continue d'avancer. Car l'écossai savait qu'à partir de ce moment, il devrait vivre pour lui seule, et non pour cette icône qu'était sa génitrice....

    Mais le contact cessa tout aussi rapidement qu'il avait commencé et le yeux disparates se relevèrent vers l'homme qui semblait bouleversé par son geste. Sigfried ne pleurait plus, la chemise de l'adulte ayant absorbé toutes ces perles de cristal qui avait coulées de ses yeux. Il ne comprenait pas vraiment ses excuses, il était vrai qu'il était un peu étrange qu'une connaissance d'un jour réagisse ainsi, mais il pouvait se dire qu'il avait été émue par ces cris muets qu'il lançait par sa pupille saphir. La marche reprit, et même si le vent restait féroce pour cet être frêle, il parvenait à le suivre sans être dévié de sa route. Cet être semblait vraiment possédait les mœurs les plus douce, même si cette mélancolie naturel trahissait tout ces gestes et notre adolescent ne pu s'empêcher d'imaginer une flamme hésitante qui lui montrait le chemin. Tant qu'il ne perdrait pas de vue cette lumière, il n'avait pas besoin de penser à son statut de prisonnier, comme à l'époque où sa tante l'enfermait dans cette pièce sombre avec une unique chandelle en guise de compagnie quand il agissait mal. C'était tout bête, mais sans son imagination, il serait déjà devenue un corps vide depuis longtemps. Il avait perdue sa mère à tout jamais, mais il pouvait encore la voir lui parler en fermant ses paupières, personne ne pouvait mettre fin à cette liberté là. Mais il ne voyait pas vraiment à quoi cela pouvait bien lui servir sachant qu'il ne pouvait pas le partager avec qui que ce soit. Après tout il doutait que les ectoplasmes soient télépathes...

    Pas à pas ils montèrent les escaliers et atteignirent la porte de ce qui devait être probablement sa chambre. L'aventure était fini, maintenant il était temps d'accepter ce sort de captive, c'était ce qu'attendait les démons à la fenêtre. Pourtant son expression était toujours aussi creuse. Même s'il était triste, un homme ne devait pas se laisser aller, même s'il avait déjà pleuré devant lui. Par respect, il s'inclina et déclara de manière mécanique.

    « Merci Ash, vous pouvez disposer.... »

    Toutefois un dernier geste conclut sa phrase. Ses index étirait ses lèvres pour former un grand sourire. C'était peut-être artificielle, mais vu qu'il était incapable de partager ce qu'il ressentait, alors il devait aider la nature. A cet instant, le jeune homme ressemblait à un véritable enfant qui essayait de faire sourire une personne triste. Mais la personne qui voulait convaincre ce n'était pas Ryan, mais sa mère qui devait penser à lui à une centaine de kilomètres de là. C'était la dernière chose qu'il pouvait faire pour elle, être un garçon qui ne posait pas de problèmes, car il restait enfermé ou non son fils et donc son image . Tu as toujours été qu'un pantin Sig et ça tu ne pouvais rien y faire...

[Très en retard pour quasiment rien, mais bon ...]


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