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 Fragment du passé ... [ PV Drew et terminé]

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William C. R. Anderson
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† Qui es-tu ?: Majordome fantôme ~
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MessageSujet: Fragment du passé ... [ PV Drew et terminé]   Lun 8 Aoû - 20:28

"Depuis longtemps, je te regarde à travers mes songes, mais au fond de mes entrailles j'entends tes pleurs au loin. Et si ce rêve avait été réalité ?
Et si je t'avais aimée ?"


    Tout commença sur l'air mélodieux de la pluie nocturne, lorsque les oiseaux même étaient trop tristes pour sortir de leur nid. L'atmosphère se remplissait doucement d'une étrange mélancolie, ajoutée par la brume qui envahissait les terres. Le service commençait et les employés fourmillaient dans les couloirs, comme chaque soir depuis une éternité. Rien ne changeait dans le manoir, pas même l'ordre de passage des servants. Cela commençait par les cuisiniers, suivis de près par les hommes de chambre pour finir par les serviteurs. Le tout était coordonné comme une fragile chanson qui ne tenait que sur quelques notes. Encore et encore, le même rythme, le même tempo, les même sons. Ce n'était pas l'énergie qui animait tous ces pantins, ni même l'envie de faire son travail – car le désir avait disparu depuis longtemps déjà-, c'était simplement par ennui. D'année en année, ce rituel persistait avec tout le dégoût qu'en portait le chef d'orchestre. Même si les musiciens aimaient peut-être leur partition, la froideur de leur guide les affectaient grandement, les rendant tout aussi creux que lui. Même si on ne le détestait pas, personne n'avait envie de faire face à William, le majordome de la demeure. Ses traits durcis par le temps rappelaient à tous qu'ils n'étaient pas là par choix et qu'il faisait leur tâche car ils ne leur restaient plus que cela dans leur mort …

    Mais cette nuit-là, notre fantôme avait fuit l'étage des cuisines et s'était réfugié dans le couloir des invités pour un peu de calme. Ces derniers temps, il ne s'occupait que des premiers préparatifs et désertait la scène, lui qui d'ordinaire aimait planter ses mots froids dans la poitrine figé de ses maîtres. Mais depuis quelques semaines, il avait même perdu cette mesquine occupation qui faisait de lui encore une entité unique. Il n'était plus qu'un mirage, un vestige d'humanité, du moins c'était ce que colportait ses semblables. S'il savait la raison de ce relâchement ! S'il savait ce qui le tourmentait, alors peut-être qu'il ne chercherai plus à médire sur son état...

    Ses rêves n'étaient plus aussi tranquilles que jadis. Certes il avait toujours fait des cauchemars depuis l'incendie, mais cette fois le mal avait choisi une forme bien étrange pour le torturer. Alors qu'autrefois, il se servait de l'image de ses proches, aujourd'hui c'était la clé hibou qui jouait de lui. A chaque fois, il ouvrait la porte et il tombait sur le portrait d'une femme sans visage. «  Ce n'est pas le bon chemin, Les souvenirs sont encore égarés. Peut-être que la prochaine fois tu trouveras la réponse. Après tout tu as tout le temps devant toi …. » Et à chaque fois, il se réveilla sur ses mots, en pleurs. Son cœur savait que que cette apparition ne mentait pas, mais il n'arrivait pas à saisir ce qui lui manquait. Une mémoire perdue ? Cela était absurde, même s'il était encore là alors qu'il ne respirait plus, jamais il avait eut affaire à une amnésie partielle. Pourtant une petite voix lui disait de chercher, encore et encore. Ces doutes et ces interrogations l'avaientt rendu tout d'abord plus irritable qu'à l'accoutumé, avant de le faire sombrer dans un nouveau type de souffrance bien plus coriace que celui qu'il avait l'habitude de combattre. Sous le torrent de cristal, il avait décidé que ce serait la dernière fois que ce songe le tourmenterait. Cette nuit là il irait dans cette salle et il trouverai la clé du mystère, seul.

    Lorsqu'il arriva devant la surface en bois massif, William hésita à la dépasser. Il n'arrivait pas à savoir si c'était la peur de l'inconnu qu'il l'empêchait d'aller plus loin, mais il avait la sensation qu'il ne pourrait plus faire marche arrière. Le jeune homme se mordit la lèvre et lorsqu'il sentit le goût métallique se propager dans la bouche, il déplaça la masse sylvestre, le regard décidé. Alors il découvrit un spectacle hors du commun. Cette chambre qu'il croyait aussi vide que les autres contenait en réalité une dizaine de miroirs de couleur et de taille différentes. Elle n'avait jamais été habitée, pourtant un sentiment de nostalgie l'envahit au moment même où il en avait dépassé le seuil. Il ferma la porte derrière lui, pour que personne ne puisse déranger lui et ses doubles.

    Il se plaça au centre de la salle et ne sachant pas par où commencer, il posa ses pupilles d'écorce sur la première glace qui passa dans son champ de vision. C'était vraiment lui qui était reflété dedans ? Il avait toujours eu du mal devant ce triste individu. Même s'il semblait plus dure qu'une statue, il pouvait y lire cette instabilité qui régnait en son âme. Est-ce les autres étaient aussi clairvoyant? Est-ce qu'ils savaient que cette haine qui proliférait n'était qu'une armure pour se protéger du regard des autres? Car s'ils apprenaient ce qu'il avait fait, on lui reprocherait cela pour l'éternité qui lui restait. Que pouvait-il faire d'autre? Sa conscience lui rappela qu'il était coupable de sa situation, du mal, même de cette malédiction. C'était un comble, lui qui avait toujours tenu responsable ses employeurs de cet envoûtement funeste. Les pupilles fixant son reflet, il savait que se n'était pas eux qu'il accusait, mais l'ancien William, celui qui plein d'énergie et crédule comme un poireau. Soudain les reflets bougèrent d'eux-même et éclatèrent de rire. Qu'il était crédule ce qui le faisait souffrir ce n'était pas la culpabilité, mais parce qu'il était seul par sa propre faute disaient-il en chœur,. Il ferma les yeux et mit ses mains abimés sur ses oreilles pour ne plus les entendre. Bien sûr, comme il s'agissait d'hallucination, cela ne changea pas grand chose. Il n'en pouvait plus de ses reproches, toutes ses phrases pesaient sur ses épaules, si bien qu'il sembla entendre quelque chose qui se brisait en lui. C'était son âme.

    Alors s'en résultat une crise de colère. D'un geste brusque, son poing détruisit le miroir avant de s'occuper de ses compagnon. L'esprit de William était vide, il voulait simplement que ses plaintes s'arrêtent dans sa tête, qu'on le laisse tranquille dans ce monde qui n'avait pas de fin. Lorsqu'il reprit le contrôle de son corps, des milliers de morceaux de glace étaient étendus sur le sol. Qu'avait-il fait ? Les Northwoods allaient surement le sermonner pour toute cette casse. Mais au lieu de nettoyer la scène de crime, il se recroquevilla et sanglota doucement, en espérant que personne ne l'avait entendu. Il en avait assez de cette cage qu'était le temps, tout ce qu'il voulait, c'était s'en aller de ce monde, rejoindre sa famille, tout abandonner.

    Tout ce qui restait sur cette terre aride, c'était des fautes, des regrets, le désespoir. Depuis quand ne voyait-il plus le coucher du soleil comme une bénédiction? Depuis combien de temps il n'avait plus ri comme il le faisait jadis? L'éternité l'avait détruit, c'était un fait indéniable. Et puis ses illusions n'avaient pas tout à fait tort, la solitude le pesait bien plus qu'on ne pourrait le croire en observant cet homme à l'allure glaciale. Ce masque de pierre, il ne savait plus de quand il datait, ni même de la raison pour laquelle il le portait à l'origine, après tout ce n'était pas comme sa haine envers ses maîtres qui avait une explication tout à fait logique. Maintenant il ne savait plus comment s'en défère et se nourrissait du peu d'humanité qui lui restait. Alors il avait perdu tout espoir et s'était résigné à devenir un pantin. Du moins c'était ce qu'il essayait de se convaincre, car en réalité une partie de lui continuait à rêver d'une vie joyeuse comme celle qu'il avait jadis. C'était de là que naissait sa folie, ce combat intérieur était épuisant, alors il était normal qu'il en avait assez de tout ce remue ménage.

    Il releva la tête en séchant les perles qui lui servaient de larmes et constata les dégâts, cette fois avec le calme d'un majordome professionnel. Tous ces débris qui gisaient au sol, c'était un peu ce qu'il était. Écrasé à tout jamais, il ne pourra pas se défaire de cette malédiction, quoi qu'il arrivait. Alors il n'avait plus qu'à retourner dans son rôle d'employé à la neutralité et à la politesse effrayante. C'était la seule chose qu'il était capable dans l'état où il se trouvait... Lentement et avec une précision extraordinaire, il ramassa chaque morceau de ce puzzle pour les mettre dans un coin de la pièce avant de s'en débarrasser. Il se demanda combien d'années de malheur il avait bien pu récolter avec son léger débordement. Une bonne trentaine d'années ? Mais cela ne changerai rien à sa vie après tout, il ne voyait pas comment cet enfer pourrait le faire souffrir d'avantage.

    Soudain, sur l'un des fragments réfléchissants, William y lut une inscription en verre givré. «  S.R. », Probablement des initiales, peut-être celle de la personne à qui appartenait tout ces objets. Bien qu'il n'avait aucune idée de qui cela pouvait être les larmes coulèrent de nouveau, le remplissant d'un vide qu'il ne connaissait pas encore. Qu'elle était cette douceur qui l'envahissait ? C'était comme si toutes ces années de malheurs étaient pour préparer cet instant précis où le monde brillerait de toute les couleurs. C'était vraiment vraiment curieux, car cette fois dans jeune garçon se vidait de son eau pour quelqu'un qu'il n'avait jamais connu. Il ne s'agissait pas de désespoir, mais plus de l'amertume d'une promesse oubliée. Il caressa du bout des doigts l'écriture avec un vague sourire. Quelque chose brûlait dans sa poitrine, mais ce n'était pas de la douleur. S'il avait encore un cœur, alors il aurait sans doute pensé à de la compassion. Même s'il ne s'en rappelait pas, il savait qu'il avait aimé cette personne, pourtant il ne s'agissait pas de sa famille. Qui pouvait bien être cette personne ? Était-ce cette revenante qui parasitait ses rêves ? Un éclair de lucidité le sortit de sa rêverie. Et si cette chambre avait été utilisée par un invité qui s'était échappé du manoir. C'était fort peu probable, mais il ne voyait pas d'autre solution. Peut-être que ceux qui arrivaient à partir disparaissaient de l'âme des fantômes, comme s'il n'avait jamais existé. Au moins les ectoplasmes n'auraient pas la douleur de les voir goûter au repos divin à leur place. William passa son doigt sur ses yeux et marmonna une vague excuse envers le propriétaire de ces miroirs. Il savait que c'était quelqu'un qu'il aimait, qu'il respectait, mais le souvenir restait hors d'atteinte et ce à jamais. C'était sa manière de lui dire adieu et de lui souhaiter bonne chance pour la suite. Voilà ce que pouvait donner ses dernières traces de gentillesse...

    Crac. Un simple bruit qui pourtant l'alerta de l'intrusion d'un étranger dans le périmètre. Lorsque notre anglais se retourna, ses pupilles se dilatèrent sous la stupéfaction. Cette tignasse dorée et ses eaux troublées, il les reconnaitrait entre mille. Il s'agissait du futur maitre des lieux, du moins si on oubliait quelques instants qu'il ne pourrait jamais atteindre ce titre à cause de la malédiction. Drew Northwoods. William se ressaisit rapidement, reprenant cette attitude raide et neutre que l'on donnerait au mannequin. Il ignorait s'il l'avait vu pleurer ou non, mais de toute façon , les ruines de cristal avaient du surement lui mettre la puce à l'oreille sur les événements passés. De toutes les personnes qui habitaient dans le manoir, c'était bien la dernière personne qu'il aurait aimé rencontrer dans cette pièce. Car ces yeux d'azur qui le fixaient en cet instant même avait la fâcheuse manie d'essayer de comprendre ce qui se passait en lui. Ils étaient plus perçants que n'importe quelles aiguilles, mais le majordome ne devait en aucun cas se laisser aller. Alors c'est sur ces mots rudes qu'il commença:

    «  Vous devriez être dans la salle à manger Monsieur. Votre renard de père doit déjà s'impatienter, je vais m'occuper de ces déchets. Si vous voulez bien m'excuser... »


    Il retourna à ce déménagement, avec les mêmes gestes mécaniques qui le régissaient depuis un siècle. Il allait un peu mieux qu'à son arrivée, son agonie était un peu moins virulente, mais il ne devait pas baisser sa garde pour autant. Le fils du maître était à côté de lui. Pourtant ce n'était pas son titre qui le terrifiait, mais plutôt leur ancienne relation. Il savait bien que si son ancien ami persistait à lui parler, alors ses anciennes habitudes reviendraient tôt ou tard. A partir de ce moment là, il croirait de nouveau en un avenir meilleur et cet espoir illusoire le contrôlerait de nouveau et dieu sait ce que lui avait faire ce bonheur factice dans le passé ...


" Immortality is the best weapon against your soul. So you shoudn't wish for an endless world ..."
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Dernière édition par William C. R. Anderson le Sam 17 Mar - 20:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fragment du passé ... [ PV Drew et terminé]   Lun 22 Aoû - 14:38

"Je restai d’abord immobile, attendant de voir ce qu’il se passerait, mais le calme était revenu et seul, à nouveau, régnait le chant nocturne de la pluie. J’aurais pu croire avoir rêvé un instant, si je ne sentais pas encore ce fracas résonner dans mes oreilles."
Comme de lourdes larmes emplies de rancoeur, les gouttes de pluie s’étaient mises à tomber, tout d’abord sans bruit, une par une. Après quelques minutes, c’était un voile aqueux qui, dans une longue plainte, balayait les jardins, tantôt doucement et tantôt avec violence. L’obscurité était également venue s’installer autour de la bâtisse, si bien qu’à présent, on ne pouvait deviner la pluie qu’au bruit assourdissant qu’elle produisait.

Le martellement des gouttes d’eau était d’ailleurs le seul bruit que l’on pouvait entendre dans ce couloir sombre, excepté ma lente respiration. Respirer, cela n’avait plus aucun sens depuis longtemps. Pourtant, je continuais à laisser l’air entrer dans mes poumons et à le faire ressortir doucement, tout comme je continuais à manger ou à dormir. Pas par habitude, mais parce que ces petites choses, que chaque être vivant fait, me donnaient une preuve et un sentiment que, même mort, j’étais toujours là.

Assis par terre, le dos contre le mur extérieur de la maison, j’observai simplement l’immobilité de la nuit dans laquelle le couloir s’était trouvé plongé. Bientôt, cependant, il me faudrait quitter ce lieu. Sans doute, des domestiques arpenteraient bientôt les couloirs — celui-ci y compris — et je ne pourrais rester dans une position aussi peu élégante que celle-ci. Par ailleurs, je devrais me rendre auprès de la famille, probablement. J’avais, malheureusement, des obligations.

Il me semblait que de nombreuses choses s’étaient passées et, en même temps, que les événements que le temps avait répétés ne représentaient rien. Y avait-il autre chose ? Il semblait y avoir un trou, un manque. Une chose qui, sans être des plus plaisantes, manquait. Elle n’était pas là et j’ignorais ce dont il pouvait s’agir… Peut-être était-ce pour cela que seul dans ce couloir, ce soir, je me sentais si vulnérable. J’aurais pu croire être en danger, sentir que quelque chose de terrible s’approchait de moi sans que sache ce dont il s’agissait.

Et soudainement, un bruit cristallin et coupant perça le silence et me fit me lever d’un bon. Je restai d’abord immobile, attendant de voir ce qu’il se passerait, mais le calme était revenu et seul, à nouveau, régnait le chant nocturne de la pluie. J’aurais pu croire avoir rêvé un instant, si je ne sentais pas encore ce fracas résonner dans mes oreilles.
Je continuai cependant à hésiter quelques minutes avant de me mettre à la recherche de l’origine de cet éclat perçant. J’ignorais ce que ça pouvait être et les choses inconnues avaient toujours eu tendance à être les plus inquiétantes… J’étais certain, malgré tout, que le bruit avait eu lieu à cet étage et commençai à ouvrir doucement chaque porte, mon cœur se resserrant un peu plus à chaque fois. Toutes ces pièces étaient normales et vides.

Mais finalement, je découvris une pièce qui aurait pu, par sa forme, ressembler à toutes les autres de l’étage. Elle contenait pourtant ce que je pris d’abord pour des cadres, de toutes formes, tailles, couleurs et genres. Je fus d’ailleurs étonné de remarquer qu’il n’y avait pas de peinture exposée dedans. Plus étonné encore lorsque je vis qu’il n’y avait à peu près que ça dans toute la pièce. Ce n’est qu’en voyant un tas de débris au sol que je réalisai que ce que j’avais pris pour des cadres avaient, en réalité, été autrefois des miroirs.

Et, par terre, me tournant le dos, se trouvait une forme humaine. C’est lorsque cette silhouette tourna son visage vers moi que je la reconnus comme étant William, le majordome. Son expression me mit mal à l’aise, tout d’abord, car elle semblait être un mélange de peur, de stupéfaction et de désespoir. Mais à peine eussé-je cligné des yeux que le visage de mon ancien ami était à nouveau d’une impassibilité terrifiante.
Avait-il cassé les miroirs ? Il n’y avait pas beaucoup d’autres explications probables, mais si celle-ci semblait étrange. C’est d’un ton aussi froid que son regard que Will s’adressa alors à moi.

— Vous devriez être dans la salle à manger Monsieur. Votre renard de père doit déjà s'impatienter, je vais m'occuper de ces déchets. Si vous voulez bien m'excuser...

Je ne souhaitais pas partir. Pas sans avoir compris. Cela faisait un moment depuis la dernière fois où je m’étais senti joyeux, en dehors de cette mélancolie ambiante. Peut-être pouvais-je réussir à deviner ce qu’il s’était passé.
Je m’approchai doucement, sans bruit, après avoir refermé la porte et me mis à genou près de William en tâchant de ne pas me blesser parmi les éclats de miroir.

— Aaah, je crois que je vais rester ici. Après tout, c’est merveilleux, tu ne peux pas forcer à partir, n’est-ce pas ?

Prononcer cette phrase sur un ton aussi monocorde que celui que j’usai à ce moment était sans doute étrange mais je me contentai d’étirer un mince sourire, qui disparut en une seconde, et de me saisir à mon tour de m-petit morceau coupant et brillant.
C’était vrai, je faisais ce que je voulais. La simple volonté de ce froid majordome ne suffirait pas à m’éloigner.

Tout à coup, je sentis une douce chaleur dans la paume de ma main droite et baissai les yeux. Je devais m’être coupé car une belle goûte écarlate avait commencé à se former sur me peau pâle.

— Ah.

Ce fut ma seule réaction. Je m’arrêtai dans mon geste et me mis à fixer le sang qui apparaissait peu à peu sur ma chair. C’était une chose très belle et très agréable, pour moi. Ca aussi, ça me prouvait mon existence. Malheureusement, il me semblait que William ne voyait pas les choses ainsi. Il paraissait plus voir le malheur d’être encore sur cette terre et la stérilité de nos présence ici.


Huhu, Drew écrit en #714298 ~


— La nuit est comme la mort. Elle ne prévient que quelques secondes à l'avance lorsqu'elle tombe. Où que l'on se cache, elle nous trouve. On ne peut lui échapper. —
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MessageSujet: Re: Fragment du passé ... [ PV Drew et terminé]   Ven 2 Sep - 14:55

'' Un instant j'ai voulu oublier cette tristesse installée entre nous.
Ah! Si je pouvais retourner en arrière, à l'époque de nos jours ensoleillés.
Je te promets que je n'aurais pas fait cette erreur de nous emmener ici,
Dans les limbes des Enfers …''


    Même si les journées n'était que la répétition des actes passées, ils arrivaient quelques que fois que même après une éternité, des éléments parasites apparaissent. Qu'ils soient bons ou mauvais, ils étaient le changement vitale pour ces ectoplasmes immortelles. Car lors de ses petites erreurs ils pouvaient avoir l'impression que tout n'était pas encore atteint et ils pouvaient se laisser bercer par le rêve d'un monde qui réservait encore quelques surprises. Cependant le majordome du manoir fuyait ces instants de nouveauté comme la peste. Par peur de s'amuser, par peur de croire en une meilleur qu'existence. C'était d'ailleurs ainsi qu'il avait évité le maximum de contacts depuis un siècle et qu'il résidait de plus de la moitié de son existence dans les parties réservés aux fantômes. Bien sûr, il arrivait quelques fois il allait à la rencontre des nouveaux venus, quand personne n'est assez futée pour s'occuper correctement des invitées. Mais plus personne n'avait réussi à le faire rire ou même à le rendre en colère. Il semblait que cet être était devenue une statue de glace, et rien ne pouvait troubler le calme qui régnait sur son visage. Pourtant, personne n'ignorait que cet employé trop obéissant avait ses failles. Bien qu'il marchait toujours d'un pas noble, il longeait toujours le murs et les débris de vase qui le suivaient n'aidait pas vraiment à cacher son instabilité. Pourtant personne ne réussi vraiment à briser cette coquille qui ne le protégeait pas assez. Son silence émanait encore et encore, sans jamais faiblir...

    C'est principalement pour cette raison qu'il tournait le dos à un des hôtes du manoir. Il n'avait pas à lui parler d'avantage, après tout rester dans un salle avec tant de débris était contre toute logique de sécurité, sauf pour celui qui était fautif de ce carnage bien entendu. Toutefois les morceaux de miroirs qu'il récoltait trahissaient une peur sans fond. Un sourire apparaissait sur chaque fragment, lui rappelant inexorablement le passée. Autrefois, quand son cœur battait encore, il avait été de ces personnes qui riait à gorge déployée quand le jour respirait de bonheur. Il se remémora un épisode similaire à cette nuit de pluie, le regard plus sombre que le néant. Cette fois ce n'était pas lui qui avait cassé le miroir, mais celui qui parasitait la pièce en cet instant. En tant qu'homme de chambre , il avait aidé le jeune homme à réparer ses erreurs, ce sourire réconfortant qui jadis se dessinait sur son visage. Aujourd'hui, s'il essayait de relever ses pommettes, il ne ressentait qu'une douleur lancinante. Il ne pouvait plus ressentir cette joie qu'il avait en aidant les autres. Cette humanité avait disparu le jour du trentième anniversaire de ces flammes qui lui avaient couté la vie . Les yeux dans le vague, tu essayais d'oublier que ton pire ennemis était derrière toi William...

    D'ailleurs se manifesta alors que le jeune adulte croyait de nouveau être seul. Cette voix toujours aussi enfantine le fit sursauter et l'obligea à se retourna, le visage vide de toute émotion. Ils étaient au même niveau cette proximité le gênait. Normalement, il devait toujours baisser les yeux pour atteindre ce visage juvénile, d'ailleurs c'était en fuyant ce regard qu'il avait survécu aux réminiscences du passé. Ses yeux noisette essayaient de trouver un réponse à cette situation. Pourquoi voulait-il rester ici avec lui? N'avait-il pas peur que son père se fâche et le ramène de force? Qu'avait-il à gagner de le faire souffrir ainsi par sa présence trop envahissante ? Et surtout, ne l'avait-il pas vu sourire un instant? Mais ses pupilles océan était aussi opaque que l'origine de la malédiction. Le pire, c'est que le jeune maître avait parfaitement raison, Il ne pouvait pas le faire partir après tout il pouvait faire ce qu'il voulait, car lui, il n'avait aucune promesse de devoir envers lui. Mais William ne broncha pas et retourna dans sa tâche, encore une fois. Il ne devait pas parler sous aucun prétexte, car c'était bien sa voix qu'il contrôlait le moins. Il laisserai sans doute son ton s'emporter, preuve qu'il avait peur de cet enfant chétif aux allures de demoiselle. De plus, il sentait derrière lui les traces de l'ancien propriétaire de cette chambre l'épier, probablement amusé par son calme tout aussi factice que leur semblant d'existence. Il suffisait d'une simple goutte pour le briser de nouveau...

    Une simple stupéfaction suffit pour faire l'erreur qu'il ne devait pas commettre. Il regarde légèrement derrière lui pour voir ce qui avait pu faire parler son ancien camarade par une légère curiosité. Mais ses ses yeux écarquillèrent à la vue de sa main ensanglantée. Une simple goutte lui suffit pour lui faire perdre son sang froid. D'un geste brusque il pris le morceau fautif et le lança de l'autre côté de la salle, fissurant une des vitres de la salle. William le fixa, les sourcils froncés et le regard animé d'un colère sans fin. Alors il vociféra, écrasant sa main blessée entre ses doigts:

    « Votre main, monsieur ! Combien de fois votre père vous a demandé de faire attention! Après vous vous demandez pourquoi il se fâche contre vous, mais même ce sans cœur a quelque fois de bonnes réflexions ! Vous n'en avez pas marre que l'on vous considère comme un incapable ! Mais pour l'instant il faut vous soi... »

    Mais ses mots s'éteignirent aussi rapidement qu'ils avaient explosé. C'est vrai, ils étaient morts, il n'avait donc plus rien à craindre des infections et de maladie. Pourtant cette inquiétude avait été réelle, même un idiot aurait compris qu'à cette instant, il avait oublié que plus rien n'avait de sens. Il baissa les yeux et libéra la paume du jeune fantôme. Maintenant, un peu de ce liquide ferreux trônait sur ces phalanges abimés. Toute trace de fureur avait disparut sur son visage terne. Le passé revenait à la charge, comme à chaque fois qu'il devait avoir à faire à Drew. Pourtant il faisait tout pour oublier ses éclats de rire partagés, ses joies illusoires. Sans un mot il sortit le mouchoir qu'il gardait dans son veston et banda la plaie, même si sa superficialité rendait le geste superflue. Il releva la tête, et même si ces mèches tombait sur ses yeux, il pouvait encore voir le visage de son ancien camarade. Qu'il aurait aimé que cet instant ne laisse jamais place à sa froideur habituel. Il aurait voulu se réveiller et retrouver les verdures d'antan. Il voulait revoir sa famille et ses hommes qui vivaient autrefois dans les terres, ceux qu'ils n'aurait jamais dû quitter. Il espérait naïvement que ce garçon aux yeux trop perçants lui exhausse son souhait. Quelle espoir ridicule ! Il n'y avait rien à attendre de ce monde, à part cet Ennui qui l'engouffrait un peu plus dans la folie. Il reprit donc la parole, mais avec une voix légèrement tremblante:

    « Ne croyez pas que c'était pour vous. J'ai le devoir de vous servir monsieur Northwoods, maintenant je vous conseillerai de rester à l'écart, vous risquez de vous blesser de nouveau... »


    Cependant il ne bougea pas. Il venait juste de lui mentir, alors il voulait s'assurer qu'il soit tombé dans le piège. En réalité, il avait très envie de lui parler d'autre chose, par exemple de ce qui lui plaisait tant à rester dans cette cage, s'il n'avait pas un moyen d'être heureux dans ce monde monochrome. Mais pour ce genre de chose William avait perdu toute franchise, par peur de se blesser de nouveau. Car son cœur n'avait plus de contour et pullulaient d'une souffrance qui ne savait cachait. Mais là où d'habitude il savait comment rester stoïque, cette salle semblait lui crier de ne plus mentir, de ne plus se dissimuler devant cette belle façade de pierre. Alors Will se perdait dans les orbes troublés de son maître, incapable de se mouvoir et attendant qu'il rompt le contact visuel. Alors peut-être qu'il pourrait continuer à réparer son erreur, mais son âme se doutait bien que cela ne changerait probablement rien ...



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MessageSujet: Re: Fragment du passé ... [ PV Drew et terminé]   Dim 18 Sep - 11:53

«Était-ce là l’image que l’on avait de moi ? N’avais-je que si peu d’importance dans cette famille ? Je ne désirais pas y songer. Par ailleurs, si c’était le cas, il était bien trop tard pour changer quoi que ce soit. Pour cette raison, cela n’avait aucune importance, si ce n’est de briser mon orgueil.»
Parce qu’à mes yeux, la blessure n’avait que très peu d’importance, je fus extrêmement surpris de sentir le morceau de miroir quitter la paume de ma main pour s’envoler vers la liberté. William semblait animé d’une colère envahissante et écrasante, apparue en un claquement de doigts. Ses yeux paraissaient briller d’une lueur inquiétante et ses sourcils étaient si froncés que des rides s’étaient formées sur son front juvénile.
Il saisit ma main à peine blessée entre les siennes et la compressa si fort que c’en devint douloureux.
Alors, il se mit à crier, comme porté par une fureur atroce.

▬ Votre main, monsieur ! Combien de fois votre père vous a demandé de faire attention! Après vous vous demandez pourquoi il se fâche contre vous, mais même ce sans cœur a quelque fois de bonnes réflexions ! Vous n'en avez pas marre que l'on vous considère comme un incapable ! Mais pour l'instant il faut vous soi...

Sa voix faiblit, son visage plongea vers l’immensité brillante du sol, ma main glissa de la sienne pour retomber, inerte, contre ma cuisse. Ces paroles avaient été cruelles et dures. Je me consolai l’esprit en me disant que c’était faux. Mon père avait beau ne pas avoir de gentillesse à mon égard, la raison n’en était pas mes quelques maladresses. Je n’étais, de plus, pas un incapable, bien que d’autres dans cette maison fussent plus doués que moi dans de nombreux domaines.
Mon regard, un instant, se perdit dans le miroir qui, jonchant le sol, me revoyait mon image, brisée et déformée.
Était-ce là l’image que l’on avait de moi ? N’avais-je que si peu d’importance dans cette famille ? Je ne désirais pas y songer. Par ailleurs, si c’était le cas, il était bien trop tard pour changer quoi que ce soit. Pour cette raison, cela n’avait aucune importance, si ce n’est de briser mon orgueil.

Dans geste empli de professionnalisme, William sortit de son veston un mouchoir avec lequel il entoura ma coupure. Geste futile, bien sûr, mais c’était probablement mieux pour lui, à moins qu’il ne souhaite se faire réprimander.
Il releva la tête, mais son visage, couvert par des mèches de cheveux châtains, était presqu’invisible. Cependant, il me semblait qu’il me regardait et je continuai à le fixer.
Après un bref moment, William reprit la parole, d’une voix, cette fois, moins assurée.

▬ Ne croyez pas que c'était pour vous. J'ai le devoir de vous servir monsieur Northwoods, maintenant je vous conseillerai de rester à l'écart, vous risquez de vous blesser de nouveau...

Non, je resterais. Manquer à ma parole serait ridicule et grossier. Je ne souhaitais pas quitter la pièce maintenant. C’était à moi de décider de ce que je faisais. Je restai malgré tout tranquille, ne tentant plus de ramasser les morceaux de miroir.

▬ Peu m’importe de me blesser. Je serai plus prudent cette fois, si c’est ce que tu désires. Mais j’ai dit que je ramasserais ceci avec toi, alors je le ferai. Tu peux bien dire ce que tu veux, je ne changerai pas d’avis.

Ma voix résonnait dans la chambre brisée d’une manière étrange. Mon ton n’était ni joyeux ni triste mais il était impassible et monocorde. Je me sentais étrangement vide au moment où, avec prudence, je recommençai à me saisir des éclats lumineux.


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MessageSujet: Re: Fragment du passé ... [ PV Drew et terminé]   Dim 2 Oct - 17:19

'' Temps oublié, quand cesseras-tu de t'écouler ?
Sans toi sais-tu à quel point j'aurai pu être heureux ?
Maintenant je ne peux que ramasser les morceaux de ma triste existence...''


    Même la pluie qui percutait la vitre de la salle d'un fracas insondable n'avait pas réussi à faire osciller William, il n'était même pas certain que si le plafond tombait, il réagirait. Pourtant il n'avait fallu qu'une phrase de plus de cet ami oublié pour le plonger d'avantage dans cette mer troublée qu'était son cœur. Pourquoi avait-il besoin de parler avec autant de retenue ? L'ancien Drew aurait probablement ri ou souri, du moins sa malice d'enfant se serait illuminée, comme à chaque fois qu'il avait joué avec lui jadis. Mais ce garçonnet n'était plus, il avait disparu à l'instant même ou les fumées mortelles avaient envahi leur poumons pour ne plus les quitter. Ce cauchemar, il le revivait sans cesse, pourtant il n'avait jamais vu sa ''mort'' comme une fatalité. D'ailleurs il se rappelait même que sa peur était moindre par rapport à la gratitude que cette fin lui avait apportée. Car la faucheuse, en même temps que son souffle devait enlever sa Faute...

    Il cligna des paupière, son regard vide à l'affut des mouvements du jeune maître, et les perles de cristal commencèrent à glisser sur ses joues. Pourtant il était encore là, lui qui avait tout fait pour rejoindre les siens. Il avait même essayé de disparaître des yeux du monde des fantômes, en diminuant les contacts et les mots adressés à ces compères maudits. Mais il ne lui fallait qu'une seule phrase pour que ses entrailles se compriment de douleurs et de joies. « Je vais rester avec toi » C'était à peut près ce que venait de dire son camarade n'est-ce pas ? Il ne comprenait vraiment pas ce qu'il y avait intéressant à rester avec une loque humaine. Même les hallucinations ,ses visages déformés par les débris d' argent, ne riaient plus et observait le blondinet en silence. Tout ce qu'il voulait, c'était savoir qu'il n'avait plus rien à faire sur terre, alors pourquoi voulait-on tant le raccrocher à cette misérable planète ? Il était pourtant inutile, sa présence même n'était qu'une illusion, il n'était plus que le reste d'une personne autrefois dénommée William.
    Pourtant, ces larmes étaient bien réelles.
    Même s'il voulait se persuader que le monde n'était que spleen, il ne pouvait pas nier que quelque fois, il scintillait faiblement, à la manière d'un feu follet. C'était pour cette raison qu'il fuyait Drew comme la peste, il avait ce don de réveiller les restes de son âme frémissante. Mais ces pleurs étaient aussi dû à cette étrange atmosphère qui résidait dans la chambre. Elle émanait d'une chaleur ancienne qui le remplissait d'une nostalgie qu'il ne pouvait pas contenir.
    Il était presque évident que le jeune hôte le voyait dans ce triste état, mais cette fois Will ne se cacha pas. Ses iris noisette ne cessaient de fixer le jeune adolescent, voilés par une confusion qui l'affectait au plus profond de son être. Même s'il savait que ce n'était qu'à son éducation bien trop stricte et de sa curiosité, l'homme aux fils d'or était encore là malgré ses mots rustres. Et ça il ne l'avalait pas, comme ces sirops immondes qui ne vous rendaient que plus malade. Les tintements de la pluie résonnait dans ce silence angoissant et sous ces pleurs muets, le majordome de la famille ouvrit les lèvres et murmura :

    «  ...Pourquoi ? Pourquoi à chaque fois que je cherche à m'isoler vous êtes sur mon chemin ? Avez-vous vraiment besoin de ramasser ce que j'ai brisé ? Je veux juste que vous disparaissiez, vous et votre famille... »


    Mais rapidement il se tut et détourna son regard vers un morceaux de miroir, les larmes encore dans le coin des paupières. N'en n'avait-il pas plus qu'assez de mentir ainsi ? En vérité, il ne voulait pas qu'il parte, il voulait même qu'il reste en sa compagnie un peu plus longtemps. Car la solitude pesait vraiment sur ses épaules, lui qui avait tout fait pour ne devenir qu'une ombre. Mais son armure ne pouvait pas lui laisser l'audace de s'exprimer, par peur que ce fugace espoir ne l'empoisonne de nouveau, comme à l'époque dorée de sa vie, où tout lui souriait. Même la mort …

    Mais une petite voix lui souffla de tenter, ne serait-ce qu'une fois, de comprendre ce qui pouvait cet ancien ami à réparer son erreur. Il ignora son origine, mais cette force permit de rassembler tout son courage entre ses maigres phalanges. Cette fois, ces pupilles ne laissaient plus paraître cette souffrance éternelle, mais une légère flamme de vie, celle qui l'avait quitté il y a des années de cela. Il essaya de lire dans les yeux troubles du bourgeois, mais il savait que sans mot alors il ne pourrait jamais calmer ce doute qui le tourmentait. Sa voix était encore tremblotante, mais teinté de cette sincérité qu'il n'usait plus :

    «  Ce n'était pas cela que je voulais vous dire... Notre existence n'a plus aucune utilité à ce monde, cependant vous n'êtes jamais aussi désespéré que moi... Dois-je en conclure que vous les maîtres sont heureux de cette situation ? Si c'est le cas pourriez-vous me guider ne serait-ce qu'un peu ? Je ne sais vraiment plus quoi faire … »

    Il prit enfin la peine d'essuyer ses larmes qui coulait sur son visage. Ce n'était pas vraiment viril comme réaction, mais au bout d'une décennie on oubliait l’orgueil qui nous empêchait de nous ridiculiser...



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MessageSujet: Re: Fragment du passé ... [ PV Drew et terminé]   Sam 28 Jan - 11:09

« Si c’était ce que Will pensait, alors j’aurais préféré que ces paroles ne m’atteignent jamais. J’aurais mieux souhaité vivre dans l’ignorance que dans la douleur. »
Le silence qui hantait cette pièce était glacial. La pluie tombant des cieux parvenait à se faire entendre, tout comme le tintement des morceaux de miroir qui, peu à peu, étaient rassemblés, alors qu’il paraissait toujours y en avoir autant sur le sol froid.

Je sentais, depuis un moment, le regard noisette de Will fixé sur moi. Pourtant, je ne levais pas les yeux vers lui. Je restais, impassible, à contempler les miroirs qui renvoyaient sur mon visage juvénile de taches de lumières aux formes étonnantes. Mais il ne cessait pas de me regarder et je sentais émaner de lui un sentiment profond et malheureux, peut-être parce que je percevais les tremblements de son corps.
Finalement, j’interrompis mon mouvement et relevai la tête vers lui. De grosses larmes bordaient ses yeux, comme si la tristesse qui l’envahissait était sur le point de déborder. Elles coulèrent alors, se décrochant de ses paupières, comme si mon regard posé sur lui avait été la dernière limite avant le débordement.

Puisqu’aucun de nous deux, à présent, de ramassais le miroir, et parce que les pleurs de Will étaient silencieux, on n’entendait plus que les gouttelettes de pluie contre la fenêtre et, plus loin, sur les bois alentours. Mais dans ce calme mortuaire, les lèvres du majordome finirent par s’entrouvrir.

▬ ...Pourquoi ? Pourquoi à chaque fois que je cherche à m'isoler vous êtes sur mon chemin ? Avez-vous vraiment besoin de ramasser ce que j'ai brisé ? Je veux juste que vous disparaissiez, vous et votre famille...

Après ces morts, il détourna enfin son regard. C’étaient des paroles douloureuses, des sons qui me faisait mal… Je serrai mon poing tut en baissant les yeux moi aussi. Pourquoi… ? e ne voulais pas entendre de telles choses. Si c’était ce que Will pensait, alors j’aurais préféré que ces paroles ne m’atteignent jamais. J’aurais mieux souhaité vivre dans l’ignorance que dans la douleur.
Un moment s’écoula sans que personne ne parle. Je n’avais pas le désir d’émettre la moindre parole et je supposai que William n’avait plus rien à dire. Cependant je ne quittais pas la pièce. J’avais dit que je resterais…

▬ Ce n'était pas cela que je voulais vous dire... Notre existence n'a plus aucune utilité à ce monde, cependant vous n'êtes jamais aussi désespéré que moi... Dois-je en conclure que vous les maîtres sont heureux de cette situation ? Si c'est le cas pourriez-vous me guider ne serait-ce qu'un peu ? Je ne sais vraiment plus quoi faire …

Ce n’est qu’après une trentaine de secondes, peut-être, que je parvins à comprendre les mots de William. Il ne m’en voulait pas ? Il ne me haïssait pas ? Je lui en voulais tellement de m’avoir dit de telles choses que j’aurais presque pu le haïr moi-même. Mais penser à cela ne servait à rien.
Il avait fini par essuyer ses yeux embués de larmes pour retrouver, peut-être, un sentiment d’honneur.
Je me décidai alors à le regarder.

▬ Ce n’est comme si j’étais heureux tout le temps. Je ne suis juste pas désespéré en permanence. Une part de moi souffre de notre situation mais un autre en profite. Il suffit que cette dernière se montre plus souvent.

Je soupirai et me levai pour marche jusqu’à la fenêtre couverte de pluie.

▬ Parfois... je me dis que cette existence que nous menons n’est pas seulement une malédiction pour nous. Nous pouvons passer du temps avec ceux que nous aimons, sans avoir peur des lendemains. Si nous le voulions, nous pourrions rassembler toutes les connaissances de la Terre, explorer le monde, apprendre tant de choses… Même si nous restons cloîtrés ici, nous avons le pouvoir de continuer à exister pour accomplir nos rêves et être heureux. C’est pourquoi je ne pense pas qu’il faille trop s’apitoyer sur son sort mais plutôt regarder vers l’avant.


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MessageSujet: Re: Fragment du passé ... [ PV Drew et terminé]   Lun 6 Fév - 23:37

«  Comment pouvions-nous penser à l'avenir, nous les fantômes égarés ?En même temps que notre cœur, la mort avait emporté tout espoir de changement. Nous ne grandissions plus, nous ne vieillissions plus, pourtant on savait qu'il n'y avait pas pire malédiction que cette éternité. Il nous suffisait de fermer les yeux pour ressentir cette angoisse perpétuelle de la Fin, car plus que notre condition d'étrangers pour les vivants, c'était de perdre ce maigre privilège de vie factice que nous haïssions tous... »


    La nuit sans fin ne voulait pas libérer ces deux misérables ectoplasmes de leur sinistre sort, pourtant au loin semblait résonner un léger cliquetis à travers cette pluie lugubre. Du moins c'était ce que percevait William dans ce brouillard qu'était sa destinée. Ces chemins innombrables, ces millions de possibilités qui devaient exister pour ces êtres immortels, avaient-ils au moins une existence dans ses yeux qui ne s’émerveillaient plus ? Le majordome s'était tellement engouffré dans les abîmes inhospitalières de son âme qu'il semblait impossible de voir une once de lumière dans son futur. Il avait décidé - peut-être à tort - qu'il n'avait pas sa place sur cette Terre et que le seul moyen de s'échapper de cette faute était de disparaître, s'évaporer comme les bulles d'air qui cherchaient désespérément de toucher la surface. Alors il avait tout fait pour annihiler tous les liens qui le retenaient sur le sol, à la fois poussé par le spleen et cette culpabilité corrosive qui l'habitaient. Pourtant la voix du blondinet parvenait bien à ses oreilles, comme une plainte souillée par toutes ses années. Il avait beau l'écouter, ces mots n'avaient pas le moindre sens pour notre serviteur. Il ne comprenait pas et restait rigide à ses paroles. Il ne voyait pas comment on pouvait être plus heureux que de souffrir de son cœur qui ne battait plus. Car au fond, il ne pouvait oublier que son temps n'était plus et qu'il n'était qu'une tâche traînante sur une toile d'un grand peintre. On avait beau le recouvrir encore et encore, sa teinte brune persistait comme si son but n'était que de créer cette imperfection qui ne ferait pas de la peinture un chef-d’œuvre. Il n'était qu'un poids, un pécheur ; il n'avait pas besoin de voir ses portraits dans les éclats étincelants pour le savoir. Mais une toute petite parcelle de son être croyait encore que son existence était une note de l'une des plus belles symphonies, et c'était pour cela qu'il avait si mal. L'espoir entrainait les déceptions. Alors pour se préserver il réprimandait cette triste mélodie de désir, celui d'une suite plus clémente, afin d'éviter une chute, encore une fois. C'était un comble pour quelqu'un qui désirait mourir, il était vraiment pitoyable de tenter de protéger ce corps qui n'était plus. Cependant, il garda son silence, attendant que le jeune maître reprenne la parole alors qu'il admirait les perles tomber des cieux...

    Et la suite valut bien cette attente. William baissa les yeux et commença à prendre ce rire amer qui l'accompagnait mécaniquement. C'était presque hilarant de voir à quel point Will était bien moins clairvoyant que ce vieil ami. La réponse avait toujours était devant ses yeux, pourtant il avait fallut des décennies pour s'en rendre compte. Si les maîtres supportaient si bien cette situation, ce n'était pas seulement à cause de cette malédiction. Ils n'étaient pas seule, ils avait leurs amis et leur famille qui avaient aussi été piégés dans les flammes de l'Enfer, alors ils pouvaient continuer cette mascarade. Après tout il n'était pas difficile de faire semblant d'être en vie quand ceux qui vous étaient chères jouaient aussi à cette factice pièce de théâtre. Mais le servant n'était pas comme eux, il n'avait plus personne qui avait de l'importance, il les avait effacée en même temps que ces envies qu'ils l'avaient guidés jadis. Au final, il avait créé son malheur de toutes pièces, comme un enfant qui ne voyait pas ses erreurs. Alors qu'il se releva et un sourire se dessina sur ses lèvres Mais ce n'était pas celui que l'on esquissait par joie, non, ce sourire là était plus froid que la glace, plus faux et plus forcé que les autres. C'était celui d'un homme qui ne voulait pas avouer ses erreurs et qui, par fierté oubliée, cherchait en vain à garder de sa constance. Il se saisit de quelques débris miroitants, et en s'approchant il finit par articuler d'un ton vide :

    «  Il est bien simple pour vous de croire en cette vision magique, après tout vous n'êtes pas seul dans ce cauchemar. Si vous êtes mélancolique, il vous suffit de converser avec votre mère ou votre sœur pour que vos humeurs s'allègent. Mais pour moi cette perspective n'existe pas. Je vous rappelle que ma famille n'est plus. Mon père, ma mère, mon frère ; ils sont déjà plus de ce monde depuis bien longtemps... Moi je n'ai plus rien , pas même une particule qui me souhaite ici monsieur... »

    Il était maintenant face à l'adolescent et il le fixait comme s'il cherchait en vain une manière de le comprendre un peu plus. Mais ce n'était plus dans ses capacités, Drew était bien hors d'atteinte pour le misérable parasite qu'il était. Il l'esquiva subtilement sur le côté, comme il se faisait tant quand il était jeune pour se retrouver devant lui. Un reste d'élégance, bien que raidi par ce manque de détermination ancien. Mais cette fois son objectif était la vitre bruyante. D'un geste étrangement énergique, il ouvrit la fenêtre, mettant fin à ce fracas sourd qui avait tantôt animé la pièce. Il sentait les gouttes sur son bras cadavérique , picotant légèrement à chaque impact sur sa chemise centenaire. Il ne regardait plus Drew qui se trouvait à ses côtés, il semblait vouloir voir quelque chose à travers les nuages, peut-être cette raison de « vivre » un peu plus longtemps. Tout ce qu'il aperçut n'était qu'un bout de la voûte étoilée au loin, bien assez vague pour n'être qu'une illusion, mais c'était tout ce qu'il avait attendu depuis tant d'années. D'un geste lent, il lâcha les fragments de miroir à l'extérieur , finissant leur trajet dans un choc presque muet. Il crut voir ses doubles criaient à d'horreur lors de la chute, mais au final cela n'avait plus d'importance. Il allait encore une fois se perdre à essayer d'avancer un peu, mais au pire il pourrait survivre un peu plus longtemps de cette lutte intérieur. D'une voix sérieuse, Il reprit la parole, refermant le châssis avec douceur :

    « ... Toutefois, il est vrai que nous sommes encore là, alors peut-être qu'il est tant de reprendre le cours de notre mort. Après tout nous tenons un peu à ce cadeau empoisonné qu'est notre malédiction... Je... Je crois que j'ai moi aussi quelque chose à faire ici. Je ne suis plus retourné sur la tombe de mon père depuis notre réveil, et puis j'ai encore les invités à servir. Mon rôle ne disparaît pas même à travers notre seconde vie. Ah et je dois réparer cette montre aussi... »

    Alors qu'il eu finit ce discours bien étrange, il recommença à regrouper les morceaux brillants comme s'il ne s'était jamais arrêté. Il venait d'avouer qu'il y avait peut-être quelque chose à attendre de cette existence. Même si cela paraissait être rien, c'était un pas , un tout petit pas vers une nouvelle vie. Il était peut-être qu'un simple pantin en ce jour, mais il venait de décider de laisser son temps avancer, de ne puis être enfermé dans cette cage de regrets. Peut-être que le propriétaire des lieux le soutenait un peu dans cette tentative d'évolution, car il lui sembla entendre un léger rire entre ses murs. Maintenant, tes aiguilles avançaient William, de ce doux tintement mécanique qui avait bercé tes jours et tes nuits quand tout avait encore du sens...


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MessageSujet: Re: Fragment du passé ... [ PV Drew et terminé]   Sam 17 Mar - 17:11

« Je ne t’abandonnerai pas et ce même si nous devons encore traverser des millénaires ensemble. Même si le temps qui s’écoule semble n’être qu’une pluie de grains de sable qui, peu à peu, nous ensevelit et noie dans le grand sablier du temps. Je serai là. »
Will baissa son visage vers le sol, ne me regardant pas, et se mit à rire. Un rire inconscient et insensé. Après un moment qui parut si long, dans ce silence perturbé seulement par ses éclats d’une joie des plus fausses, Will se releva et replongea ses yeux noisette dans les miens. Un sourire s’étira alors sur ses lèvres. Sourire tout aussi insensé que le rire. Ce sourire ne signifiait rien. Il ne s’agissait pas de joie ou de bonheur. Ce n’était qu’un masque grossier qui se voulait réaliste mais ne pouvait tromper les sens de ceux qui savent.

Se penchant, il s’empara de quelques éclats de miroir et, après s’être redressé, il s’approcha de moi. Ses paroles étaient claires et articulées, mais monocordes et artificielles.

▬ Il est bien simple pour vous de croire en cette vision magique, après tout vous n'êtes pas seul dans ce cauchemar. Si vous êtes mélancolique, il vous suffit de converser avec votre mère ou votre sœur pour que vos humeurs s'allègent. Mais pour moi cette perspective n'existe pas. Je vous rappelle que ma famille n'est plus. Mon père, ma mère, mon frère ; ils sont déjà plus de ce monde depuis bien longtemps... Moi je n'ai plus rien , pas même une particule qui me souhaite ici monsieur...

Des larmes, Will était passé à ceci. J’aurais voulu lui crier « Je suis là, idiot ! Je ne t’abandonnerai pas et ce même si nous devons encore traverser des millénaires ensemble. Même si le temps qui s’écoule semble n’être qu’une pluie de grains de sable qui, peu à peu, nous ensevelit et noie dans le grand sablier du temps. Je serai là. », mais je ne dis rien. Je n’avais pas la force de dire quoi que ce soit, après m’être pris une telle claque. Moi aussi, je venais d’être abandonné. Renié par un être cher. Je n’étais plus qu’un nom qui flottait dans l’histoire de William Anderson. Un nom sans valeur ?

Je relevai les yeux lorsque je sentis le vent froid et chargé d’humidité entrer dans la pièce. Will venait d’ouvrir la fenêtre et fixait le ciel chargé de nuages. Les gouttelettes de pluie, tombant si fort, recouvraient sa chemise et y faisait de petits ronds sombres.

Doucement, il étendit le bras et laissa tomber les morceaux de miroir. Sans doute, ceux-ci s’écrasèrent-ils au sol, pour devenir d’encore plus petits éclats. Will referma alors la fenêtre et se mit à parler sur un ton plus calme.

▬ ... Toutefois, il est vrai que nous sommes encore là, alors peut-être qu'il est tant de reprendre le cours de notre mort. Après tout nous tenons un peu à ce cadeau empoisonné qu'est notre malédiction... Je... Je crois que j'ai moi aussi quelque chose à faire ici. Je ne suis plus retourné sur la tombe de mon père depuis notre réveil, et puis j'ai encore les invités à servir. Mon rôle ne disparaît pas même à travers notre seconde vie. Ah et je dois réparer cette montre aussi...

Il se remit alors à regrouper les morceaux de miroir restant au sol. Debout, je le fixai, le visage inexpressif. Je ne souhaitais plus lui parler. Pas maintenant. J’aurais besoin de temps avant de me remettre de ceci. Oh, Will, quelle cruauté, quelle insouciance. Comment pouvait-on parler ainsi comme si rien ne comptait ? Je me sentais presque furieux, blessé dans mon cœur et mon ego.

▬ Sans doute, oui. Il doit y avoir une raison, une chose qui te fasse continuer à exister.

Je n’avais pu m’empêcher de parler sur un ton sec et débordant d’irritation. Fixant une dernière fois Will et retournant mes pensées en tous sens, je fis demi-tour et quittai la pièce sans un mot.


Huhu, Drew écrit en #714298 ~


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