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 Un silence... Mais quel silence ? [PV Siegfried]

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Matthew J. Olliver
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MessageSujet: Un silence... Mais quel silence ? [PV Siegfried]   Mar 28 Fév - 17:00

Un collant noir, une jupe, un t-shirt bleu acier. Ça restait simple. Le juste nécessaire. Dans cinq minutes, elle quitterait sa chambre, elle partirait dans un lieu inconnu. Le manoir était tellement grandiose qu'il lui faudrait plus qu'une demi-journée pour en repérer aisément tous les recoins. Ça avait le don de jeter les chelons, Millie ne se souciait même pas de ce qu'il lui arriverait. Indifférence. Elle se tournait devant la glace. Histoire de vérifier de ne rien avoir mis à l’envers. Et surtout que sa jupe était assez longue pour ne pas lui donner une allure de femme trop facile. Sa brosse démêla sa chevelure brumeuse qu’elle attacha en une demi queue haute. Dernière étape : les hauts talons qu’elle s’est acheté la veille avant son arrivée ici. Pour lui faire plaisir. Parce qu'elle n'avait rien eu à faire de sa journée, parce qu'elle avait voulu quelque chose de joli. Millie jouait avec les gances, distraitement, les attachant puis disparut de la salle. Son séjour dans ce village pittoresque finalement s'averait d'un ennui terrible. Une chance qu'elle avait pu regagner sans encombrements, ce manoir. Aussitôt, elle avait filé dans sa chambre attitrée et dormi comme un loir. La jeune fille rageait un coup parce l'attache s'était défaite en marchant. Le temps de la réajuster ? Non, ça ne lui tentait même pas. Histoire de ne pas se faire encore plus étouffée entre ces quatre murs. Elle avait déjà passé trop de temps dans cette chambre richement décorée, ses hôtes devaient s'inquiéter de sa présence retardée. Elle irait s'excuser une autre fois, dès qu'elle les auraient vus.

La place lui semblait figée. Était-ce vraiment son impression à cause des riches moulures, le papier peint aux motifs étrangers, les meubles en acajou cirés, les lustres, les cadres, les peintures... Comme si d'une façon ou d'une autre, ce manoir faisait parti d'un patrimoine sauvergardé pour x raison. La blondinette secoua la tête pour changer la mauvaise pensée, les riches moulures, décorations la comblait largement pour le moment. En se baladant sur l'Étage adjacent à sa chambre, elle découvrit une porte entrouverte qui attira tout de suite son attention. La blondinette y passa la tête dans l’entrebâillement de la porte par simple curiosité. La premier objet qui la figeait sur place c’était le piano noir qui trônait dans un coin à côté d’une immense baie vitrée qui montrait la plaine parsemé de rougeâtre et de doré. Sans vérifier qu’elle dérangeait quelqu’un dans cette salle, l'orpheline alla s'asseoir sur petit banc à côté de l'instrumemt, elle s’y assit confortablement. Par la suite, ses doigts fins effleurèrent les touches jaunies avec délicatesse, la jeune fille inspira doucement. Elle ne put s'empêcher d'éternuer parce qu'un amas de poussière s'étaient soulevés des touches. Millie fit parcourir ses doigts sans vraiment chercher à composer adéquatement une mélodie.


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MessageSujet: Re: Un silence... Mais quel silence ? [PV Siegfried]   Dim 18 Mar - 17:06


Une journée comme les autres, comme celles qui se succèdent sans marquer les esprits, s'effaçant de notre mémoire au fil des tintements rythmés du temps. Pourtant il s'agissait d'un jour très particulier pour l'écossais au regard bicolore. Il avait vécu sa première nuit au Manoir et lorsque l'aube avait coloré le ciel de ses teintes orangées, l'adolescent s'étaient réveillé en sueur et il lui avait fallu quelques instants pour calmer son souffle. Son sommeil avait été tourmenté des révélations de la veille ; déjà par l'existence des fantômes, mais aussi de sa captivité entre ses murs. Alors qu'il enfilait ses vêtements, il ne put s'empêcher de songer à l'homme qu'il avait accueilli dans la demeure. Il se rappelait trop bien de cette bougie désespéré et de ses pupilles éteintes. Bien qu'il avait été heureux d'avoir en face de lui un véritable revenant, ceux qu'il avait tant admiré dans les histoires que sa chère mère lui avait tant conté, il avait perdu ce qui lui avait maintenu en vie pendant toutes ses années en exil, cet espoir maintenant éteint de revoir l'unique personne qui avait illuminé son existence. Son océan était maintenant dénudé de vie, seul le sable blanc accompagnait ses pas dans le désert sous-marin. Le dernier bouton de sa chemise blanche bien trop grande se mit en place et Sigfried sortit de la chambre, portée par les vagues du Destin. C'était la seule chose qu'il pouvait faire, tant qu'il ne pouvait pas s'effacer de l'univers des vivants...

Ses pieds nus le firent errer dans le dédale du bâtiment austère durant toute la matinée. Il n'avait rien vu de très intéressant, même la porte qui menait aux quartiers en rénovation n'avait rien de vraiment fabuleux, même le serviteur qui gardait la porte n'énonçait simplement le danger que représentait les planches fragilisés par le temps. Et si Ryan n'avait que délirer pour être resté trop longtemps dans ce monde qui n'était plus le sien, alors il n'était peut-être pas enfermé, si ? Sig ne savait pas, pas plus que la raison de son invitation dans la campagne britannique. Il était un enfant illégitime renié, oublié de l'autre côté du monde, alors il savait que plus personne ne le connaissait dans le monde mondain. Il baissa sa tignasse emmêlée, ses iris disparates embués par une certaine tristesse. Sa mère souriait tout le temps quand lors des réunions de famille pour rassurer son fils, quand il avait peur de ses regards qui ses posait sur lui comme si on l'accusait d'être en vie. Sa génitrice lui manquait inexorablement, toutes ses heures sans la voir, sans se cacher dans son ombre étaient une torture. Il étouffait sans cette énergie qui émanait de ses yeux émeraudes qui l'avait protégés dans son enfance. Mais c'était le prix d'être né d'un adultère, son rôle était de ne pas plus entacher la réputation de sa protectrice, rien de plus...

C'est alors que des notes lointaines attirèrent son attention, et curieux de cette mélodie qu'il ne connaissait pas, ses pieds suivirent le chant mécanique d'un silence funèbre. L'écossais se retrouva face à une grande porte de bois, qu'il ouvrit assez doucement pour qu'aucun bruit ne puisse troubler l'étrange musique. Alors il découvrit une demoiselle qui jouait sur le piano du salon, égarée dans l'enchaînement de ses doigts. Elle semblait être plus vieille que lui de quelques années, toutefois sa peur des grandes personnes ne se réveilla pas, ce qui signifiait qu'elle ne devait pas dépasser la vingtaine. D'un pas de loup, il s'installa dans un fauteuil aux motifs sylvestres qui se trouvait à proximité afin de pouvoir écouter la jeune fille aux cheveux cendrés. Il ne touchait plus le sol, mais son pantalon trainait encore sur le tapis, soulignant encore plus sa petite taille dans l'immense salon...

Sig aimait beaucoup la musique, il croyait que ces chants merveilleux pouvaient invoquer les esprits, hélas il n'avait jamais eu le talent nécessaire pour réussir un tel rituel. Il avait pourtant joué de la harpe depuis son plus jeune âge, mais même s'il arrivait à exécuter toute la partition, il lui manquait l'Âme, la volonté de créer. Ce n'était pas le cas de la demoiselle, il lui suffisait de fermer les yeux pour voir ce talent qu'il n'avait jamais eu. Il imaginait des anguilles dansantes, des loups de mer qui se faufilait dans la chorégraphie et le tout survolé par les requins brumeux qui zieutaient le spectacle des hauteurs. Il en oubliait presque sa présence sur Terre, comme à chaque fois qui se laissait emportée par les courants de l'imaginaire...

La mélodie prit fin et raide comme un robot, il applaudit d'un geste mesurée et mécanique. Il rouvrit les yeux et fixa la demoiselle avec son air monotone, ne sachant pas trop ce qu'il était censé faire. Devait-il engager la conversation, lui dire que le morceau était joli ? Il baissa la tête, essayant de chercher une réponse dans le parquet. Il eut un long moment de silence, du moins pour notre jeune ami. Peut-être que la demoiselle avait parlé, mais Sigfried n'écoutait plus. Il n'aimait pas vraiment parler aux inconnus, mais il avait écouté sans la permission de la musicienne, alors il se sentait obliger d'articuler quelques mots, du moins par politesse. Enfin, il se résolut à relever sa tête, ses mèches retombant devant ses pupilles précieuses et une voix vide retentit dans la salle.

« Êtes-vous la pianiste des hôtes ? »

Une simple question, pourtant qui avait une importance capital. Si c'était le cas, alors il demanderait si elle était un fantôme, comme le serviteur qu'il l'avait emmené dans sa chambre et il pourrait être certain que ce qui c'était passé la veille était bien réel. Sinon, il n'aurait qu'à voir ce qui se passerait, en espérant qu'elle n'était pas la descente du croquemitaine...

[Peut-être un peu long et lourd, mais en espérant que cela te plaise .w.]


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MessageSujet: Re: Un silence... Mais quel silence ? [PV Siegfried]   Lun 19 Mar - 20:31

Une fille. Une fille qui semblait être un ange. Ange trop blond et pale. Qui apparaissait perdue dans la poussière, parmi les meubles anciens de ce splendide salon. Comme une touche de peinture à la mauvaise place, dans un mauvais angle qui gâche une composition. Millie qui pianotait simplement sur les touches. Sans jamais les regarder. Touches noires, d’ivoires, touches qui s’affaissaient sous ses doigts, remontaient et descendaient. Sons aigus, sons graves qui sortaient de la caisse. Bruits infiniment calmes et glauques par moments. Elle jouait des notes comme on aurait pu jouer à la marionnette avec elle, comme dans le passé. L’étudiante clignait des paupières pour effacer les larmes qui brillaient dans son regard. Elle se sentait complètement vide depuis l’incarcération de ce monstre. Elle eut un petit soupir, les notes fusaient toujours avec plus de vigueur étrangement comme si sa hargne reflétait dans le son. Soudainement, blasée, la blondinette arrêta la mélodie. Appuya ses mains sur les pans de sa jupette, relisant les plis. C’est alors qu’elle remarqua que quelqu’un avait dû l’écouter. Parce qu’il y avait des applaudissements. Un malaise s’empara de la poupée : elle se sentit étourdit sur son siège. Millie n’avait jamais aimé être avec les gens, Millie était trop solitaire. Trop… Seule depuis trop longtemps. Elle avait préféré la solitude à une vie trop excitante. Ses yeux se fermaient, elle s’obligeait à respirer lentement, les rouvrit au bout d’un moment. Son cœur battait brusquement, trop fort entre ses côtes. Elle avait eu peur, elle avait des frissons. C’est en faisant le tour de l’appartement luxueux et saturé, que l’adolescente le découvrit. C’était vraisemblablement un garçon par sa voix, les vêtements un peu trop grands pour sa taille. Assis dans une bergère, non loin de là. Millie hésita à aller le saluer à sa dernière demande. Il ne semblait pas trop à sa place et elle non plus… La blondinette ouvrit de grands yeux, elle était surprise, mais aussitôt, elle les rabaissa vers le parquet lustré. Signe immesurable de sa gêne et de sa confusion. Pianiste des hôtes ? Quels hôtes ? Elle ne savait rien de ce manoir, elle avait été trop fatiguée pour poser des questions hier. Finalement, la parisienne remonta son minois vers le sien en espérant ne pas avoir rougit, ouf non, elle ne sentait aucune chaleur sur ses joues.

‘’ Je---Je vous demande pardon ? ‘’

Voix inexplicablement hésitante. Légèrement gênée au début. Cependant, qui reprenait le poils de la bête, devenait très neutre malgré sa première inflexion. Soit une interrogation. La demoiselle se leva fit quelques pas avant de se baiser et attacher sa ganse qu’elle avait l’intention de laisser libre. Une fois la tache accomplie, elle se releva aussi souple qu'un félin, les mains entremêlés devant elle. Son regard fixait les motifs de la causeuse derrière l'épaule de l'inconnu plus que lui... Parce qu'elle ne savait pas quoi dire ou faire.


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MessageSujet: Re: Un silence... Mais quel silence ? [PV Siegfried]   Jeu 29 Mar - 20:51

Dans ses yeux disparates, la demoiselle qui lui faisait face ressemblait à ces poupées anciennes que lui avait montré sa mère pour lui expliquer comment elle survivait dans l'environnement hostile de son enfance. Une chevelure blonde délavée par le temps et les courants marins, comme ses yeux qui avaient perdu de leur pigment céleste. Il s'était demandé un instant si elle ne cherchait pas elle aussi des sylphes dans les cernes des planches, mais il n'avait pas vraiment l'impression que cela était vraiment la raison de son observation minutieuse du sol. Mais finalement qu'est-ce que cela changeait ? Rien du tout. Il ne connaissait pas la musicienne et savoir un peu plus sur elle était impossible pour un marionnette comme lui. Il n'était que la représentation matérielle du péché de sa mère, il n'avait pas vraiment le statut d'être vivant. Sa tante le lui avait bien fait comprendre, à chaque fois de l'enfermer dans les entrailles des ténèbres quand il n'agissait pas de la manière qu'on attendait. Au final, il était normal qu'on lui refuse de revoir sa créatrice, son but n'était que d'obéir à cette famille et en voulant retourner sur sa terre natale, il avait probablement rendu les dieux en colère. Alors pourquoi s'embêtait-il à essayer de vivre dans ce monde alors que son imaginaire lui suffisait amplement ?

Ce fut alors que la demoiselle lui répondit avec une certaine gêne, laissant au le néo-zélandais une certaine perplexité. Pourtant rien ne peignait sa surprise sur son visage rigide, seul un clignement de cils avait été la preuve que son cœur battait toujours. C'était singulier de répondre à une question par une autre interrogation. Il pencha très légèrement la tête, se demande la raison d'une telle conclusion. Alors qu'elle se rapprocha, l'adolescent s'embruma dans ses pensées et ne rendit pas compte de ses déplacements. Peut-être qu'elle ne comprenait pas l'anglais, à moins que comme prévu elle se trouvait être un mirage parmi tant d'autres qui peuplaient son théâtre mental. De plus le petit salon victorien était propice à ce genre de digressions, mais il aurait été conscient si elle n'était qu'une illusion. Dans ce cas le problème était peut être dans sa formulation. Il devait sans doute présenter la raison de cette supposition pour faciliter la compréhension de sa pensée. D'une voix presque éteinte, ses lèvres articulèrent ses quelques syllabes.

«  C'était jolie. »


Il faisait bien entendu référence à la mélodie qu'elle avait agencé sur les touches bicolores, mais Sig n'avait pas vu l'intérêt de le préciser, croyant qu'elle comprendrait probablement à quoi il faisait allusion. Soudain il se rendit compte que plus quelque mètres le séparait de l'inconnue et ses pupilles se rétractèrent de confusion. N'était-elle pas quelques secondes plus tôt sur le banc du piano ? Avait-elle la faculté de se téléporter comme Merlin l'enchanteur ? Si c'était le cas peut-être qu'elle était aussi une fantôme, après tout elle n'avait pas démentie son appartenance aux personnels de ces lieux. Déjà ses yeux pétillèrent d'une légère lueur à cause la possibilité de se retrouver de nouveau en face d'une créature fantastique, mais il essayait de ne pas trop se monter la tête. Même si elle travaillait pour les maîtres, rien ne prouverait qu'elle était une fantôme, peut-être que Ryan était un cas isolé, un artifice très sommaires de la magie que pouvait posséder les Northwoods. Car oui dans la tête de ce rêveur, il les voyaient plus comme une famille de sorcier qui faisait revivre les morts. Il n'avait jamais songé un seul instant que c'était aussi leur cas et il lui faudrait certainement un long moment pour se rendre compte de l'intégralité de l'Histoire de ces hôtes qui l'enfermait peut-être …

D'un geste lent, Sigfried pointa l'un de ses doigts de verre vers son visage, regardant sa nouvelle connaissance droit dans les yeux. Il ne songeait pas que cela pourrait la mettre mal à l'aise qu'il la fixe avec cette expression creuse, mais il lui était difficile de songer à quoique ce soit d'autre que de ce qu'il voulait dire. Il resta un instant muet, essayant de trouver le bon moyen de se présenter avant de lâcher avec un rythme monotone.

«  Sigfried Scott Marxwell. Je suis arrivé hier. »

Simple mais efficace. Il n'avait pas besoin d'en dire plus, après tout il n'y avait rien d'autre à préciser. Il n'avait pas de titre particulier ou même à rang à introduire. Il n'était qu'un humain parmi tant d'autre, si l'on ne comptait pas son origine bâtarde. Il n'avait pas besoin d'ennuyer cette personne avec ce genre de détails qui ne méritait pas pour l'instant de la sphère privée...


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MessageSujet: Re: Un silence... Mais quel silence ? [PV Siegfried]   Ven 24 Aoû - 14:13

Point fixe… Sur les branches fleuris, ailleurs, ne pas regarder l’inconnu. Pour ne pas… Pour être… Silencieuse, sans mots. Interdite. Il n’y avait rien d’autre à ajouter. Simplement attendre dans la tourmente. Elle… s’imaginait qu’elle n’avait pas le droit de lui en vouloir. Pourtant, le silence qui occupait le salon… C’était uniquement par sa faute… Pas vrai ? Surement. On l’avait trop souvent reproché de répondre à côté de la planque. Pourtant, si elle se tenait droite, bien cultivé comme un arbre, il ne fallait pas un seul moment d’inattention pour qu’elle bafoue des sottises et que l’arbre finissait par vouloir disparaitre. Ses iris scrutaient les bourgeons, non… la chevelure du garçon. Les fleurs l’étourdissaient. Si elle avait été choquée par l’interrogation, c’était qu’elle n’avait jamais vu les hôtes si… Ce n’était que ce cocher et encore là, Millie n’avait pas osé faire fit de présence en le questionnant. Elle s’était contentée d’observer les landes sinistres qui l’accueillaient. Et ce silence tranchant comme un regard perçant. Toujours le silence. Le silence qui la regardait et l’emprisonnait de toutes parts. Qui la rendrait un jour folle à lier. Parce que ça ne comblait personne, ça ne répondait pas à aux demandes intérieurs. La parisienne pouvait bien le sonder de tous les côtés : le vide resterait toujours aussi vide. Et la peur qui la tenaillait l’étouffait autant plus qu’elle l’oppressait même si son visage n’exprimait rien. Peur de quoi ? Peur de se faire juger, peur de n’avoir pas répondu… correctement. D’être toujours à blâmer, à se faire moquer dans les ruelles… les couloirs de son école… de ce manoir. Ça revenait partout où elle posait les pieds. Millie sentit son coeur battre un peu trop fort à cette pensée. Enfin... la blondinette le sentait revenir à la charge depuis ses interrogations, mais elle n'avait pas voulu l'écouter. Il revenait la tourmenter alors que les fragements du silence éclataient comme du verre. L'inconnu lui parlait et elle rivait insconciement ses iris sur son minois androgyne.Elle venait à peine de remarquer les iris de l’inconnu. Que quatre petites syllabes, quatre petits mots passaient de lui à elle. Du compliment à tout vent. Il la félicitait d’avoir pu composer. Surement, elle en haussa un sourcil dubitatif. Quelque chose… dans ce discours banal, brisait quelque chose de caché. Replongeant un moment dans son pays d’autrefois. Ce talent venait des sourires et des encouragements de son père… Enfant, elle avait pratiqué le piano pour faire sourire sa famille, même si c’était difficile les premières notes… Celles qui faussaient et la frustraient, qui la laissaient amère, celles qu’elle tapait de rage dans une nuée de discordances. Et le rire de son papa qui ricanait, se moquait à ses oreilles… Souvenir lointain d’un ancien conte de jeunesse. Elle clignait des yeux, ressurgissant dans le présent. Millie avait l’impression de l’entendre derrière elle... Elle eut un sursaut à peine perceptible, puis fit un mouvement en se tournant vers le piano. Mais… Aucune ombre du passé n’y figurait. Elle se retrouvait sans âme devant ce joli garçon… Dans un salon, qui ressemblait à celui-ci qui la fit sourire tristement. Ce passé lui fit mal à l’âme. Qu’elle ne voulait plus revoir, ne pas pardonner, souffrir sans en parler à quiconque. Il avait dit… qu’il avait aimé la mélodie… Elle avait totalement oublié de lui répondre et c’est ce que Millie s’empressait de faire à l’instant même en se retournant vers le ténébreux.

« Merci beaucoup… Je pourrai peut-être en rejouer plus tard »

Peut-être jamais, peut-être ce soir…. Peut-être avait-il été poli pour ne pas la blesser. Elle n’en savait rien, elle avait lancé cette invitation pour combler son retard. Du moins c’était l’excuse qui fusait dans son esprit en voyant le garçon se mouvoir… Elle aurait peut-être dû laisser de côté ses craintes. N’avoir pas peur qu’il la trouve trop tarée. Parce que Millie était certaine qu’elle avait dû le fixer dans la brume quand les souvenirs la rattrapaient. Il semblait à son tour chercher quelque chose à dire… À combler. La française ne cherchait pas à le pousser, à le bousculer. Ça allait sortir un jour… Si les mots franchissaient le gosier. Millie attendit sans sentir une certaine pointe de nervosité, ses mains se croisaient et se décroisaient. Elle se dandinait un peu comme une gamine, d’en avant et vers l’arrière comme la petite Alice devant Absolem avant de garder ses bras derrière son dos. En relevant ses iris ciel elle croisait, sans émotion ceux du garçon. Deux couleurs, deux mondes contradictoires. De la terre sanguine et du vert forêt. C'était la première fois que la jeune fille voyait des yeux pairs. Elle aurait peut-être pu les sonder des heures sans rien y déceler... Allez savoir ce qui la fascinait et la désorientait dans ces iris bicolores. C'est alors qu'elle l’entendit s’adresser à elle. Ainsi, il se présentait… Un dénommé Siegfried Scott Marxell. Siegfried ? Ses sourcils ne froncèrent qu'un peu. Ce n’était pas aussi banal que le sien et il semblait y avoir une sorte de prénom venu d'un autre pays.... Elle trouvait même un peu de réconfort dans les dernières paroles de l’adolescent. Ainsi, il était arrivé la même journée qu’elle… Quelle coïncidence… Ou un simple jeu du hasard. Peut-importe, ça ne l'intéressait pas tant que cela. Simplement que le jour même d'après ils se rencontrent là c'était étonnant... Pourtant, elle trouvait même un peu de réconfort dans les dernières paroles de l’adolescent. Il fallait croire que vu la présentation, elle se devait aussi de se nommer. En toute bonne éducation, c'est ce qu'on lui avait appris. Toujours par politesse...

« Enchanté de faire votre connaissance, Siegfried. Je me nomme Millie Winterland et je suis aussi arrivé hier »

Une information de trop ? Aucunement, la pure vérité qui avait sorti de sa gorge, par pure automatisme. Ses iris scrutaient quelque part un point flou dans le minois du jeune homme. Ça l'avançait à rien de rester planter comme un poteau, elle lui présentait une main de façon à sceller les premiers pas.


Dernière édition par Millie Winterland le Sam 22 Sep - 18:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un silence... Mais quel silence ? [PV Siegfried]   Dim 2 Sep - 13:55

Le silence, Sigfried le connaissait que trop bien. Cette entité l'accompagnait partout où il allait, comme un ami un peu trop collant. Mais ce n'était pas du vide, bien loin de là. Il y avait toujours ce grésillement muet ou bien cette attente angoissante qui rendait le néant pas si lacunaire que cela. Entres ces bruits parasites qui le menait dans le monde des songes et ces regards accusateurs qui le hissaient devant la porte des Enfers, il préférait cependant cette possibilité d'évasion que les syllabes qui se perdaient dans l'air. Car au moins, il n'y avait pas de mensonges dans un monde sans échange. Sa chère mère l'avait tant protéger de ce monde perfide de la haute société que maintenant il lui était difficile de suivre ces discours d'adulte. De temps à autres, ces bulles de paroles éclataient , parlant d'une langue qu'il ne saisissait pas. Action, déficit, placement, patrimoine, taxes, un vocabulaire qui n'appréhendait pas du tout, comme ces récifs si fourbes. Il avait pourtant appris à écouter, à faire se tenir droit, à ne pas d'avoir d'avis sur la question, bref à être une marionnette docile, pour que sa mère soit fière de lui. Mais maintenant qu'on lui avait coupé les fils, il dérivait simplement dans ce Manoir qui devait être sa dernière demeure selon Ryan. Sa raison de vie avait disparu en même temps que sa captivité dans cet aquarium, que lui restait-il à vivre ? Il n'avait pas la réponse, alors pour l'instant, il ne lui restait plus qu'à faire face à la magicienne, simplement.

Un instant, ses yeux avait semblé s'illuminer quand la demoiselle émit l'hypothèse d'une nouvelle chanson, mais déjà il avait repris les traits d'un robot. Il aurait aimé l'entendre de nouveau, cet écho si mélancolique et si vivant. Il avait senti que c'était bien une humaine qui s'exécutait, et non une machine comme à chaque fois qu'il reprenait sa harpe. Une telle symphonie avait mérité ses mots, même si ce n'était que ceux d'un pantin. L'avait-elle cru ? Il l'espérait, car c'était la seule chose qu'il pouvait offrir, sa franchise. Le peu qu'il prononçait venait de son cœur métallique, celui dont on ignorait l'existence. La preuve qu'il était un homme.

Alors qu'il venait de décliner son identité à celle qu'il prenait pour l'apprentie de Merlin l'Enchanteur, il avait vu ce qui avait l'air d'être des signes de nervosité. Ce n'était peut-être qu'une impression vu comment maintenant elle arquait ses fins sourcils. Avait-il été incorrect ? Peut-être l'avait-il fait trop attendre ? C'était fort possible, mais il resta de marbre. Il n'y avait rien à ajouter, même s'il avait été irrespectueux, ce n'était pas à lui de juger après tout si c'était le cas. Mais il n'avait pas voulu la mettre dans cet état, d'ailleurs il ne comprenait pas comment cela été possible. Après tout, il n'était qu'un déchet à la mer, il voyait mal comment sa présence gênerait tous ces poissons colorés.

Il était de nouveau déconnecté de la réalité, ses pupilles se perdirent dans l’immensité de la pièce. Sans doute cela semblait-il étrange, mais l'écossai lui était déjà bien loin. Il se demandait si elle se vengerait en le transformant en grenouille comme dans les contes. Quelle serait la sensation d'une telle déformation ? Etait-ce douloureux ? Les réflexes étaient-ils les mêmes que ceux de notre forme originelle ? Tant de questions se clonaient dans la tête de l'adolescent qui sur son siège paraissait encore moins vivant. Seul son souffle qui troublait une de ses mèches prouvait que son cœur battait encore.

Soudain une voix le sortit des abîmes de son monde, le faisant sursauter. Ses iris se dirigèrent vers la demoiselle qui l'avait réveillé, la bouche entrouverte comme un légume, décodant comme il pouvait ses quelques mots qu'elle avait pu prononcer. Elle s'appelait donc Millie alors qu'il répéta le prénom dans un murmure, la tête baissée. C'était doux, comme la surface de l'eau par temps calme. Il aimait beaucoup, c'était comme si le prénom berçait quand on l'invoquait. Une prière sourde de sérénité. Mais elle était aussi une invitée, vu qu'elle était arrivée le même jour que lui. Il trouvait cela assez amusant, comme si c'était un petit miracle de la part du Hasard. Il était cependant un peu déçu, il aurait voulu savoir un peu plus sur cette famille qu'il l'avait invité et emprisonné, mais il n'allait pas se plaindre, après tout il venait de rencontrer une personne qui lui ressemblait un peu. Elle ne parlait pas beaucoup cependant, mais quelque chose faisait qu'il n'avait pas peur d'elle. Il posa ses mains sur les accoudoir pour enfin relever ce squelette qui lui servait de corps. Ah elle était aussi plus grande que lui. Peut-être était par ses longs cheveux, mais cette demoiselle ressemblait un tout petit peu à sa mère. Mais bon cela lui faisait toujours ça quand il faisait face à une dame qui ne paraissait pas menaçante. Mais avant, il devait lui poser cette question qui lui brûlait les lèvres. Mécaniquement, sa bouche remua avec le plus grand sérieux du monde.

« … Enchanté, mais êtes-vous une magicienne Millie ? »


Il n'avait pas semblé important de préciser que c'était à cause de sa téléportation, mais elle le comprendrait d'elle-même. Sauf qu'il n'y avait jamais eu saut dans l'espace, cela n'était qu'un fruit de son imagination. Voilà ce qui arrivait quand on était distrait de nature....

[ Non j'ai beaucoup aimé ton texte, par contre le mien est un peu faible, s'il y a un soucis n'hésite pas à me le dire ♥]


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Un silence... Mais quel silence ? [PV Siegfried]

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