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 Au bal masqué,ohé ohé ![PV Millie et William]

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MessageSujet: Au bal masqué,ohé ohé ![PV Millie et William]   Lun 10 Sep - 20:08

    « L'orage grondait au dehors. Il pleuvait des cordes,et il y avais un brouillard tellement épais qu'on ne pouvait pas voir plus loin que le bout de son nez. Elle s'était arrêtée dans une grotte dès qu'elle avait senti quelques gouttes d'eau sur son visage. Elle s'assit en soupirant,posant son sac à ses côtés. Mais comment était-elle arrivée là ? Elle ne savait toujours pas où elle allait,ni qui la commandait. Mais cette lettre... Ces sms... Qui était-il (ou elle)?La curiosité l'avait poussé jusque là sans réfléchir au conséquences,mais maintenant elle doutait. Et si cela n'était qu'une simple farce?Et si elle avait tout plaqué,fait tout ce chemin pour rien ? La peur s'abattit sur elle tel une enclume. Elle ramena ses jambes vers elle,les entourant de ses bras,essayant en vain de se réchauffer. Son portable sonna une nouvelle fois,mais elle n'y fit pas attention. Sûrement la batterie,se dit-elle. Elle ouvrit son sac pour en sortir la carte,histoire de savoir à combien de kilomètres se trouvait le prochain village. De là-bas,elle prendrait le premier bus pour aller à l'aéroport,et elle rentrera chez elle. Cependant,quand son regard se posa sur son portable,elle vit qu'elle avait un nouveau message. Donc finalement,ce n'était pas la batterie. Elle le prit,le déverrouilla et se figea devant le numéro qui s'affichait,ce numéro qu'elle connaissait maintenant par cœur.

    « Rappelle-toi,je t'attends. »

    Comment avait-il su qu'elle doutait?Cet homme n'était pas normal!Mais maintenant,c'était clair. Ce n'était pas une farce. Elle se crispa un peu. Mais qu'est-ce qu'il l'attendait,là-bas?Un médium,un fou?Non mais sincèrement,dans quoi s'était-elle encore embarquée?Pourtant,la curiosité finie par la convaincre,encore une fois. Cela la perdra,un jour,et elle le sais. Elle rangea son portable dans son sac,regarda rapidement la carte puis se releva. Remettant son sac sur ses épaules,elle sortit de la grotte. Dehors,la pluie s'était calmée,et le soleil brillait de nouveau. Elle se remit à marcher. Elle ne savait toujours pas où,mais elle marchait. »


Ekaku se frotta les tempes et regarda l'heure en soupirant. Cela faisait maintenant plus de deux heures qu'il écrivait,ce qui lui avait valu un nouveau mal de tête. Il enregistra son fichier,éteignit son ordinateur puis prit un médicament. Cela faisait maintenant deux jours qu'il était dans ce manoir,et qu'il avait rencontrer Lacy. Cette jeune... Fantôme était assez surprenante à vrai dire. Elle voulait tout le temps essayer de lui faire peur... D'ailleurs,pourquoi avait-elle fait fantôme?Parce que s'en était peut-être un,qui sait... Bref,assez de bavardages. Il prit un médicament,et alla se chercher un verre d'eau. Il mit bien vingt minutes à trouver la cuisine (son sens de l'orientation n'était pas loin de la non-existence),mais il eut finalement son verre d'eau. Il le but rapidement,reposa le verre sur la table puis reprit les escaliers pour aller dans sa chambre. C'est en plein milieu du couloir qu'une immense fatigue le prit,et il perdit connaissance,s'écroulant lamentablement sur le sol.

Des bruits lointain,flous. Où était-il ? Il n'arrivait pas à ouvrir les yeux. Il ne se souvenait plus de grand chose. Qu'est-ce qu'il s'était passé au juste ? Il avait mal à la tête. Il finit par réussir les yeux au bout de quelques minutes,mais il voyait encore flou. Se redressant en position assise,il sentit quelque chose dans sa main. Se frottant les yeux pour mieux voir,il posa ensuite son regard sur l'objet en question. Un... Marteau ? Mais c'était quoi ce bazar ? Tournant la tête,il vit des gens. Costumés,et tous masqués. Il était donc à un bal masqué. Bien. Il baissa son regard,et vit qu'il portait le même genre de cape que les autres. Alors aurait-il un masque lui aussi... ? Portant sa main sur son visage,il en conclut que oui. Regardant autour de lui,il vit deux autres personnes endormis. Lâchant le marteau (qui ne servait en fait à rien) il se dirigea vers eu et les secoua doucement.


« Hey... On se réveille »


Dernière édition par Ekaku Oseko le Mar 1 Jan - 11:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au bal masqué,ohé ohé ![PV Millie et William]   Mer 12 Sep - 20:24

S'endormir, pour ne plus jamais se réveiller, voici ce qui avait motivé William à continuer de se coucher chaque soir. L'espoir que son sommeil soient le dernier, l'Eternel repos que lui promettait ce cœur qui ne battait plus, jamais il n'avait autant envier cet état. Même si cela signifiait retourner dans ces cauchemars languissants qui avaient vidés son âme de toute vie. Il revivait sans cesse cette scène, là où tout avait commencé. Cette salle parfaite où tout le monde festoyait , riait, profitait de cette nuit qui marquait la toute puissance des Northwoods, il ne l'oublierait jamais, pas plus que ce rendez-vous qui aurait dû égayer cette soirée si parfaite. Qui aurait cru que cela ne serait pas que les étoiles qui embraseraient le ciel. Ce brasier, cette fumée, cette anarchie, il la revivait encore et toujours, comme une lame que l'on ne pouvait déloger de son corps, une blessure qu'on ne pouvait panser. Et ça, ce n'était que les rêves les plus agréables, autant dire qu'il dormait vraiment peu au final. Pourquoi voulait-il tant subir cette vision ? N'avait-il déjà pas assez souffert ainsi ? Pourtant il croyait encore Naïvement que sa porte de sortie se trouverait dans le monde des songes, c'était le seul endroit qu'il n'avait pas encore totalement fouillé. Alors il fermerait les yeux encore une fois, se laissant harper par les bras de Morphée.

Sauf que cette fois, le Destin s'y mêla et cette fois le trajet ne l'accompagna pas dans la sombre abîme de son inconscient. Il le sut même avant d'ouvrir les yeux dans ce nouveau songe. Quelque chose était différent de d'habitude. Sans doute était-ce cette étrange douceur qui l'accompagnait. Il n'y avait pas cette terreur ni même ses remords qui ne le quittait plus. Un instant, il crut qu'il était enfin mort, qu'il s'effaçait de cet univers qui n'était plus le sien. Un léger sourire s'esquissa sur ses lèvres, comme si il avait pu atteindre la rédemption qu'il avait tant espéré. Plus rien ne pouvait le retenir sur les terres des vivants. Mais le visage du maître s'afficha dans son esprit, peut-être pour se moquer de son espoir utopique. Ce n'était jamais si simple de briser une malédiction, n'est-ce pas ? C'était ce que Ronald semblait lui dire. Mais plus rien n'avait d'importance, au moins il goûtait à une félicité qu'il avait perdu depuis longtemps, ce n'était pas une hallucination qui l'empêcherait de rester endormi. Mais une voix par contre …

Il ouvrit les yeux et déjà le monde dans lequel il avait l'habitude d'évoluer s'était transformé. Un homme masqué, du moins ce fut ce qu'il en déduit vu sa carrure, lui faisait face. C'était donc lui qui l'avait appelé ? Rien n'en était moins sûr, tout semblait si embrouillé... Mais rapidement, il eut conscience du contact physique et il recula vivement, comme un insecte qui glissait sur le paquet avant de se cogner contre le mur de la salle et portant sa main sur la zone touchée. Il inspira et expira profondément, tentant de calmer sa nervosité. Ce n'était qu'un rêve, ce n'était pas une vraie personne qui après voulu toucher son cadavre animé, il n'y avait rien à craindre. Le majordome releva la tête, analysant la situation sous l'air mélodieux du piano. Un bal masqué ? Cela expliquait l'accoutrement de l'homme et de l'autre personne qui gisait encore au sol. De plus quelque chose le gênait sur son visage, sans doute le même apparat que les deux autres âmes, du moins c'était ce qu'il semblait se profiler. Mais tout ceci n'était qu'une projection de son âme. Tout ceci finirait bientôt en des cris indescriptibles de terreur, comme toujours.

William s'était relevé, détaillant avec méticulosité son accoutrement. Lui-même portait une cape encre trainant au sol, ses mains étaient gantées avec un tissu de soie pâle qui tenait un bouquet de pensées multicolores entourée d'une couronne d'arums. Pourquoi ? Il n'y avait pas besoin de raison, après tout il oublierai tout en revenant dans ce maudit manoir. En tout cas en arrière plan les danseurs, semblait profiter de cette mélodie envoûtante. Combien de temps durerait ce manège avant que tout ne soit gâché ? En tout cas il commençait déjà le décompte.

Il se rendit soudain compte qu'il avait snobé celui qui avait osé appuyer sur son épaule. La politesse voulait que tout de même il faisait mine qu'il s’intéresser un minimum à sa personne. Il lâcha donc le plus sèchement possible pour lui faire bien comprendre qu'il échangerait le moins de phrases possibles.

« … Evitez de me toucher, c'est désagréable. Vous l'avez tuée ? »


Il faisait référence au corps qui gisait encore devant l'inconnu. Tout était possible, et il avait moyennement confiance en cet homme, du moins pas tant qu'il ne verrait l'autre individu se mouvoir. Toutefois il remarqua que son masque à lui ne couvrait pas le bas du visage. Mais un en juger la réverbération de son souffle, il devait s'agir d'un voile. Au moins il aurait moins l'impression d'étouffer, c'était une bonne chose. Il espérait toutefois que rapidement il se réveillerait, il n'avait pas envie de jouer aux devinettes ni être encore asséné par la terreur de ces songes.

Où était le piège ?


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MessageSujet: Re: Au bal masqué,ohé ohé ![PV Millie et William]   Sam 15 Sep - 18:04

Tout ce qu'elle se rappelait c'était d'avoir vu une petite porte dans un couloir. À peine dissimulée par des vignes de roses. Inexorablement, attirée par la vieille boiserie, elle s'était penchée, avait écarté les rideaux, tiré sur l'ancienne poignée. Rien. La porte ne bougeait pas d'un cheveu. Soupir. Main dans les cheveux. La regarder d’un air mauvais. Peut-être la pousser de l'autre sens. Roses qui la recouvraient. Ah... un peu moins de résistance, elle grinçait. S’ouvrait petit à petit, mais brusquement s’arrêta. Quelque chose devait la bloquer. Millie y jetait un coup d’œil. Silencieux. Une brise lui parvenait et des rires d’enfants. Ce qu'il pouvait bien y avoir de l'autre côté ? Elle reniflait une odeur de terre mouillée à travers la fente. D’averses… Une senteur aussi subtile comme un parfum de fleurs. Les rires s’estompèrent. Un jardin ? C’est ce qu’elle espérait… la blondinette se devait d’avoir le cœur net. De son épaule, elle poussait encore, l’ouverture s’élargissant juste assez pour qu’elle puisse s’y glisser. Quelques pas, la tête qui tourne à cause de l’obscurité trop soudaine. Elle battit des paupières pour rétablir son champ de vision. Quelques pas. Où pouvait-elle se trouver ? Ses pieds frôlaient… quelque chose de froid. Comme de la pierre. Elle s’accroupissait pour l’examiner. Ses doigts n’effleuraient qu’un pavé. Un bruit métallique la fit sursauter. La porte ! Millie se retournait et se précipitait vers celle-ci. Elle tirait, mais elle refusait de céder à son caprice. Elle ne pouvait plus en ressortir ! Dans sa peur, l’adolescente donnait un coup de pied puis s’asseyait. Les mains sur les joues elle fixait ce tunnel sans fond… Elle était coincée dans ce couloir… Il fallait donc espérer que le long corridor la menait ailleurs. Millie le suivit, courait à travers, sans jamais rien voir devant elle. Une lueur se dessinait devant, au loin. Éclairant une petite partie du plancher. Lueur qui s’estompait. Millie pressa le pas. La lumière se dissipait, formant une brume… Une autre porte lui apparut au bout d’une éternité, entouré d’un immense brouillard. Elle avait eu l’impression de ne jamais pouvoir s’arrêter de foncer dans ce noir absolu. Sans se demander où elle allait, l’adolescente ouvrit la porte. Une teinture lui barra la vue aussitôt qu’elle traversa. Les rires de tout à l’heure revenaient la hanter. Elle crut entendre son nom murmuré. Intrigué, la blondinette retira le voile. La voilà dans une cours. Une marelle s’étalait devant elle et des cubes d’abc étaient abandonnés au bout. C’était d’autant plus étrange que la neige qui lui tombait dessus. Quelque chose la poussait à devoir poser un pied sur le un. La comptine ? Ah oui, c’était cela…
« 1 pomme
2 belles vies
3 chats noirs
4 sorcières
5 sortilèges
6 fleurs fanées
7 rivières de larmes
8 petites mains tendues
9 prières
10 cercueils pour l’enfer… »
À peine avait-elle fini de sauter et de poser le pied sur le chiffre 10, la terre se dérobait sous ses pieds. Millie fermait les yeux, les ouvraient. Elle chutait… des nuages gris l’entouraient… Sa robe claquant dans le vent. La chevelure perdue dans tous les sens. Nuages. Nuages… L’attente lui semblait vertigineuse. Elle tournoyait dans le vent. D’autant plus que la chute qui s’allongeait, se ralentissait pour l’étourdir. Pourtant, elle n’avait pas peur… Du moins, évitait-elle de laisser son cœur battre. Au loin le rugissement de la mer. Même à cette hauteur, la demoiselle pouvait les contempler comme si elle était du haut d’une falaise. Combien de temps allait-elle surfer sur la brise. Avant qu’elle s’écraserait contre cet appel océanique. Aucune idée. Le moment fatal s’approchait, son corps allait s’écraser.
À ce moment où sa peau de porcelaine allait éclater en morceaux. Un choc violent la secouait de part entière. Petites secousses. Millie se réveillait instantanément. Battit des paupières. Ne reconnaissait rien du tout. Sa respiration saccadée et son cœur furent les seuls éléments qui la troublèrent. Peu à peu, son rythme rebaissait à la normale. Puis, elle les entendit. Des voix ? Apparemment masculines discutaient d'un sujet quelconque… Tout ce qu’elle put capter c’était l’allusion au tuer. À qui ils s’adressaient, elle n’en avait pas la moindre idée. Puis, il y avait ces notes qui fusaient. Une partition de piano. Millie levait les yeux, fixaient deux silhouettes. Il fallait se lever, aller à leur rencontre... Demander ce qu'elle faisait sur le sol... Car...Elle était certaine d'être dans son lit pourtant... Elle était dans cette pièce. Millie ne pouvait pas être à deux endroits différents... Elle ne s'en souvenait plus si... Non, ne pas y repenser. Et ce n'était plus important. L'adolescente se redressa finalement. Apparemment en s'observant, elle avait le même accoutrement que ces gens... Tintement métallique. Quelque chose avait du glisser lorsqu'elle s'était levé. Elle se pencha. Des ciseaux. Des ciseaux ? Elle les regardait enfouis dans l'alcôve de sa cape. Une seule paire... mais qu'est-ce qu'elle faisait avec des ciseaux ? ....Mystère. Elle avait beau essayé d'y réfléchir, la française ne trouvait qu'un trou béant à cette question. Pas plus qu'à son réveil brutal. Elle les ramassait, les gardant dans sa paume. Reculait de quelques pas, car la présence des deux autres inconnus l’intimidèrent. La question qui lui brûlait les lèvres. Elle avait beau être entres ces deux personnes. Elle ne savait rien. Ne connaissait personne, si ce n’était… qui déjà ? Un garçon… Mais certainement pas ceux-ci.

«Q-qui êtes vous ? »


Voix. Sa voix qui l'étonnait. Un peu sur la défensive, sifflante. Pour une question nulle, sans tact. Qui n'aurait jamais du être posée, pourtant elle lui avait échappée.C'était vrai, elle avait peur. C'était tout à fait normal... Du moins, le croyait-elle. Mais le croyait-elle réellement qu'ils allaient osé se présenter à elle...Mais le croyait-elle réellement qu'ils allaient oser se présenter à elle...surtout dans un tel accoutrement... et de plus, elle était la dernière à s'être levée...
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MessageSujet: Re: Au bal masqué,ohé ohé ![PV Millie et William]   Sam 15 Sep - 21:11

L'homme fût le premier à s'éveiller. Ekaku avait posé sur lui son regard d'or,silencieux,immobile,le regardant détailler la salle et ses vêtements sans un mot. Il tourna son regard vers la jeune femme qui dormait toujours,et continua d'essayer de la réveiller,pourtant il ne disait plus rien. Maintenant qu'il y pensait,il avait déjà vu ces personnes... Peut-être...De loin... Il n'arrivait pas trop à les reconnaître à cause des masques. Mais cela voulait sûrement dire qu'ils étaient dans le Manoir dans la réalité... Mais pourquoi donc son esprit les retranscrivait dans ce rêve ? Ils n'avaient aucun lien avec lui,il ne les connaissait même pas...

Enfin,après quelques minutes,l'homme se souvint soudainement de lui. Ne lui jetant aucun regard,il fit claquer la phrase dans l'air aussi sèchement que possible,histoire que Ekaku comprenne bien qu'il n'y aurait que peu d'échanges entre eux :


« … Evitez de me toucher, c'est désagréable. Vous l'avez tuée ? »

Il avait beau être habitué à ce ton,il lui pourtant un nouveau pincement au cœur parmi tant d'autres. Ça,ce fût sa première réaction,voir même un réflexe. La deuxième fût bien évidemment l'indignation. Non mais pour qui il se prenait celui-là,à le traiter de meurtrier comme ça,de but en blanc ?! Il n'avait pas le droit de juger sur un coup de tête,qui plus est sans preuve ! La colère monta en son esprit,s'immiscent petit à petit dans chaque parcelle de son être brisé. Il avait assez de Rinji qui prenait un malin plaisir à le rabaisser et à le torturer. Là,il acceptait parce que c'était de sa faute si leur relation s'était aggravée à ce point. Mais lui... Cet homme là devant lui... Hors de question.

« Je ne vous permet p... ! »

«Q-qui êtes vous ? »

Oh shit. Il se tourna vers la jeune femme,maintenant entièrement réveillée... Et quelque peu apeurée. La colère retomba aussi vite qu'elle était venue,et un soupir las passa d'entre ses lèvres. Il se redressa sur ses jambes et essaya d'enlever son masque qui le gênait.... En vain. Super,mantenant il allait devoir se coltiner ce truc sur son visage jusqu'à son réveil. Youpi !Bref,il reposa son regard or sur la jeune fille et lâcha d'une voix froide,beaucoup trop froide,encore trop froide... :

« Ekaku Oseko. Et vous ? »

Bon dieu,quand est-ce que tout cela allait prendre fin. Quand est-ce qu'il redeviendrait le Ekaku qu'il avait été autrefois,joyeux,souriant,enfantin ? Jamais,et il le savait. Pourtant,il aurait tant voulu retourner en arrière... En plus avec ce ton,il a dû effrayer encore plus la femme devant lui. L'homme accusateur revint soudainement dans son esprit,pourtant il ne fit pas un geste en son égard. A lui de choisir de se présenter ou pas. Il n'en avait rien à faire en fait,sincèrement il avait d'autres choses à faire que ça. Comme sortir de ce **** de rêve,par exemple. Il ne supportait vraiment plus ce masque et avait un roman à finir un jour !
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MessageSujet: Re: Au bal masqué,ohé ohé ![PV Millie et William]   Mar 18 Sep - 20:03

Finalement, la personne qui autrefois ne faisait qu'un avec le parquet était vivante, enfin elle s'était relevé tout du moins. Peut-être que l'homme n'était finalement pas un assassin, mais le majordome restait sur ses gardes. Même si l'autre était vivante, cela ne signifiait pas qu'il était en sécurité. Il ne comptait plus le nombre de fois où il avait pu se faire trahir dans ses songes. Quoi de plus normal, il n'était même plus humain à ce niveau du temps. Comment pouvait-il l'être ? Il n'avait plus de pression sanguine, son corps ne pourrissait plus et restait inchangé, il pouvait traverser les murs et frôler la mort sans que la Faucheuse s'en inquiète. Certains diraient qu'il était une sorte de supers hommes, mais William savait très bien qu'il n'était qu'un misérable ectoplasme encore échoué dans le monde de ceux qui vivaient vraiment. Son humanité, il l'avait perdue à la vitesse à laquelle sa chair aurait dû disparaître. Il n'en restait plus le squelette, pourtant il s'était promis de s'attacher à ces quelques fragments de vie, même si cela lacérait encore plus son mental bien fragile.Il n'avait plus rien sur ces terres à part ses démons, pourtant il y avait peut-être quelque chose qui pouvait le sauver de l'abysse qu'il s'était engouffré. Du moins c'était ce qu'il avait décidé depuis sa rencontre avec Drew. Alors c'était peut-être pour ça qu'il hésita à se présenter. Cela avait beau n'être qu'un rêve, il avait l'impression de ne pas être si distant que ça de la réalité.

Une pétale de son bouquet s'échoua au sol alors qu'il dévisageait la plus petite des deux âmes présentes. A en juger cette voix aiguë et tremblante, il devait s'agit d'une femme. Mais une impression de déjà-vu qui le rendait hésitant. Même s'ils ne les connaissait pas, le nom de l'homme l'avait interpelé par son exotisme. Il était rare qu'il rêvait de tels personnages, ces cauchemars tournaient normalement autours de ces humains qui autrefois l'accompagnaient dans le monde des vivants. Son frère, sa mère, son père, cette femme... Ils n'avaient jamais pu passer une nuit sans qu'ils reviennent le hanter, comme ces millions de fragments rougeoyants qui accompagnaient les feux de cheminée. Mais aujourd'hui la compagnie était si différente, même la scène était harmonieuse, un bal tout ce qu'il y avait plus commun dans sa jeunesse. Pourtant il n'avait pas envie de donner son nom, sentant que peut-être toute cette zénitude disparaitrait à l'instant où le « William » sortirait de ses lèvres. Quoiqu'il se passe, il devait garder ses distances, de n'être que cet homme au masque sombre, comme il n'était que le majordome des Northwoods. Une vulgaire coquille de celui qui autrefois riait avec les maîtres et les invités. Pourtant, alors que l'homme qui l'avait sortie de ses songes semblait le snober, il parvint à regrouper le peu de chaleur qui lui restait pour articuler son introduction, saluant noblement à la manière des servants de l'ancienne époque.

« Je suis Roy, mais je doute que cela vous serve un jour Milady. Quant à vous Monseigneur... »

Il s'avança soudainement, se rapprochant dangereusement de l'homme. Il s'arrêta juste devant lui, le dévisageant avec froideur. Il n'avait pas l'habitude de lever la tête pour regarder quelqu'un, il était vraiment grand, c'était dur de le nier. Il disparaissait presque dans son ombre avec son corps cadavérique. Pourtant ses pupilles brunes percèrent dans la coulée d'or, comme une véritable menace de mort. Au moins faux pas qu'il ferait, il pouvait être sûr qu'il se vengerait.

« Je regrette ma parole, vous n'êtes pas un tueur, du moins pas encore... »


Aussi rapidement que ses excuses, il partit vers les autres danseurs, comme une invitation à le suivre. Mais il ne les forcerait pas, ce n'était pas essentiel. Peut-être qu'il voulait un peu s'entretenir avec eux, sinon il n'aurait pas été aussi poli e ne se serait pas excusé. Pourtant il avait été incapable de tenir une discussion, ce n'était plus dans ses cordes. Sur ces sentiers, il n'y avait plus de moyen de s'arrêter. Entre les danseurs, la musique évoluait en crescendo, les fleurs perdant peu à peu leurs composantes se semant sur sur son chemin. Alors il s'arrêta au centre de la pièce, levant la tête vers ce plafond inexistant. Il ne voyait pas le ciel, pourtant aucune paroi ne semblait faire obstacle à sa vison. Mais comment alors ce lustre de cristal au dessus de sa tête tenait-il ? Mystère. Cependant même si la mélodie l'apaisait, il se sentait irrémédiablement seul. Pourtant dieu savait combien de danseurs étaient présents, mais tous étaient dénudés de vie et gesticulaient comme des machine. Les deux premières personnes étaient pourtant bien vivantes et l'avaient remarqué... Ou était-il ? Pour la première fois depuis son arrivée, il se demanda si ce rêve n'était pas un nouveau plateau pour le Destin. Etait-il encore un pion que l'on voulait sacrifier pour l'intérêt du Roi Ronald ? C'était ça la véritable Question...


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MessageSujet: Re: Au bal masqué,ohé ohé ![PV Millie et William]   Dim 25 Nov - 17:59

Song:
 

« Je sais ce qui est réel...
et.... je sais qu'il y a un autre monde.
Un monde meilleur... Chante-le pour que je dorme
... et que je ne me réveille jamais... »

---------

Who is mad ? Who is sane ?
What I am ? Or What I suppose te be here ?
---


Elle n'avait plus la sensation de flotter dans les airs, elle avait tombé du terrier et s'était réveillé en compagnie de deux autres personnes. Terrifiée. Elle ne les connaissait pas. Devrions-nous connaitre tous les gens qu'on côtoie ? Seuls ceux qu'on croit connaitre ou ceux qui apparaissent et disparaissent à tout vent ? À peine relevée qu’elle longeait le mur de plâtre. Sans bouger de son rempart provisoire Millie ne voulait pas y répondre. Elle se collait de son mieux dans le mur, espérant qu'il l'aspire en son centre. Qu’il la faisait passer dans un autre univers. Parce que celui-ci la terrifiait. Oui, oui. Sa main serrait son étau contre le métal qui fondait. Chauffait dans sa paume, se matérialisait. Pour se rassurer. Vainement. Sans prendre gare, elle s’y coupait une ligne de vie contre la lame aiguisée. Aucun cri. Aucune douleur. Simplement cette entaille dans un silence trop court. Elle n'aimait pas cette salle, trop sombre. Le piano démentiel et ces... hommes. Ces personnes qui ne lui accordaient aucune attention. Le sang dégouttait sur le plancher en carreaux. Elle lâchait la paire qui eut un résonnement de verre. Il s’ouvrait. Elle fixait les gouttelettes, trois minuscules rubis scintillaient contre le blanc et le métal. Une ombre au tableau ? La sienne ou les leurs ? La française ne faisait pas attention à ce qui se disait. Ils avaient l’air de se disputer, elle cherchait une sortie en fixant ses souliers perpendiculaires. Le sol se déroberait-il sous ses pieds ? Ne se creusait-il pas, s’éloignait-il pas de sa réalité. Comme elle était si différente de leurs réalités ? Elle était de l'autre côté. Dans un fossé invisible. Elle regardait la pièce sombre... Pourquoi autant de couleurs mauvaises ? Un fossé qui se déformait, les alentours devenait une pièce blanche aux teintures d’or, au plancher craquelé de rouge qui s’élargissait vers une ligne invisible, les lustres de cristal argentés et de noir. Le piano se changeait en partitions de violon et eux qui restaient dans cette boite, loin d’elle. Le monde s'évanouissait en un éclair. La bulle de verre s'éclatait et les murs sombres réapparurent, les deux hommes l'interpellaient. Non simplement l’un d’eux. Elle sursautait ou du moins avait-eu l'impression d'une secousse. Pourquoi ? Qui avait déclaré qu'elle voulait savoir qui ils... Non, c'est vrai elle leur avait demandé. À quoi bon dire qu'elle ne voulait plus ? Que leurs présences la mettaient mal à l'aise. L'enfermaient dans une toile où elle restait prisonnière et maitresse. Le blondinet s’était tourné vers elle, en voulant enlever son masque lunaire qui lui donnait… froid dans le dos, mais sans succès apparent. Il était fâché contre elle ou cet accessoire qu'il jugeait inutile ? Le ton glacial fit regretter à la jeune fille d’avoir posé la question. Alors qu’elle allait ouvrir ses lèvres pour se présenter, l’autre homme silencieux lui répondait... Ainsi, ils se prénommaient. C'était étranger à ses oreilles, mais au moins, elle avait pu apprendre quelque chose dans cette pièce déformée. À peine s’était-il présenté que le dénommé Roy s’approchait d’Ekaku. Elle fixait ses iris sur les deux hommes qui s'étaient rapprochés. Une onde comme une télévision mal programmé. Flouté puis plus clair à mesure des actions. Le premier frappait et le blondinet s'étalait à terre. Secoué, il injuriait l'autre. Le second se relevait pour bousculer le châtain... Non. Ils n'allaient pas se battre devant elle. Tout cela... Non. Elle restait là indécise à agir. En quoi pouvait-elle les aider ? En rien, elle n'était que passagère dans leurs machinations... Ils restaient comme des chiens enragés à se toiser. À se flairer avant d'en venir aux coups qui ne viendraient que dans son esprit. Peut-être aussi à croiser ce regard sauvage quelques instants auparavant. Ces yeux qui lui firent entendre autre chose en elle. Ce n’était pas à elle qui s’adressait ces propos. Pourtant, il la faisait hurler en silence. L'attachant encore plus contre la paroi de bois. L’engloutissant par des mains invisibles, elle eut un mouvement pour se débattre de cette emprise, puis se cognait la tête contre le mur. On voulait lui mettre un bâillon sur la bouche. Elle se l’était faite posé de force par un monstre qui n'était pas là. Le moment d’angoisse s’évanouissait lentement. Petites pulsions entre ses poumons. Regard effrayé. Cependant, elle ne pouvait pas être clouée au silence. Leur répondre ? Mais voilà déjà qu'un de ces hommes disparaissait dans les tourbillons flous de son esprit. Un certain Roy, qui lui avait dit qu'elle n'était pas utile... Ou c'était lui qui ne voyait pas en quoi, il pouvait discuter avec eux. Quand, elle voulait le retenir, le son restait bloqué dans sa gorge… Elle allait les oublier s’ils s’effaçaient d’elle. Elle remarquait du rouge brodé et fanée sur son passage, des taches sur les formes losanges... Qu'une trainée pour savoir son chemin. Non ce passage n'était certainement pas pour elle. Elle fit un pas vers l’avant, la cape l’effleurant. Millie s’arrêtait au regard du blondinet. Son nom ? Elle l'avait oubliée, ne désirait même plus le crier à travers ce miroir, cette salle qui lui faisait peur. Des mains qui allaient la retenir, se la disputer. La déchirer avec ces deux... esprits. La faire suivre un passage où elle se perdrait encore. Le blanc sur le noir. Le noir sur le blanc. On jouait une partie d’échecs avec son corps ou du moins ce qu’il en résultait.

«…Millie…»

Deux petites syllables en écho, qui lui semblaient proches et étrangères. Elle l'avait toujours détesté... du moins depuis peu. Fallait-il demander quelque chose à Ekaku ? Suivre Roy ? N'était-ce pas une peine perdue d'avance de leur tenir compagnie ?

«J..je... Je ne vous connais... p-pas...assez, mais on doit faire quelque chose ? »

Le lapin blanc avait du la traverser dans le mauvais miroir. Elle ne se sentait même pas rassuré : était-ce normal d'avoir peur des gens ? De ne plus savoir si elle était sur le bon chemin, dans un état second entre la peur et la curiosité, le rejet et l'imaginaire ? Allait-il la laisser se lamenter et disperser ses idées dans la salle... Il y avait-il simplement une sortie à cet immense terrier. Elle le regardait un court instant, s'avançant vers les petites fleurs. Les regardant comme des taches sur un échiquier puis levait les paupières vers lui... Pourquoi ces gens. Pourquoi eux... Pourquoi... pourquoi c'était sans réponses... et où était le lapin dans tout cela...Peut-être que tout cela faisait partie de son esprit déjà paranoïaque... peut-être fallait mieux se taire et attendre.
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MessageSujet: Re: Au bal masqué,ohé ohé ![PV Millie et William]   Sam 29 Déc - 18:55

On cherche. Encore, toujours. On ne sait jamais ce qu'on cherche, mais on le fait quand même. La vie, la mort?Le respect, la joie?Mais en cherchant tout cela, nous obtenons souvent le contraire. C'est ce qu'il a apprit ces dernières années. Alors maintenant, il ne cherche plus, plus rien du tout. Il avance dans la vie tel un robot. A moins qu'il ne recule? Aucune idée. Il n'en avait jamais eu. Au fond, il se foutait complètement de sa vie, de ses faits et gestes. Vivre ou mourir, quelle importance ?

En fait, il faisait réellement peur. Avec ces pensées, ces conclusions trop sombres. Et le masque et la cape n'arrangeait rien. Déjà que toutes les personnes ici faisaient peur, alors que beaucoup d'entre elles souriaient... Faussement. Trop faussement. Ces sourires étaient trop parfaits, trop vrais justement. Mais rien de tout cela n'était vrai n'est-ce pas?Alors à quoi bon se concentrer sur des mirages ? Parce qu'il voulait oublier. Oublier qu'il n'était devenu qu'un robot. Mais ça, il n'arriverait sans doute jamais à se l'avouer. Il était encore trop faible pour ça.

Alors il marchait, sans but. Mais contrairement à son héroïne, il n'était poussé par rien. Il marchait seul. Sans curiosité. Mais avec une question oui une petit question bien banale que seuls les robots se posaient : la vie valait-elle la peine d'être vécue ? Il était tenté de répondre que non, et pourtant. L'espoir. Oui l'espoir, un petit mot qui pouvait tout détruire, du doutes aux humains eux-même. L'espoir de vivre, de voir, d'entendre, ou l'espoir de mourir, de détruire, de devenir aveugle et sourd. Tout ça pour quoi?Pour oublier que l'être humain était terriblement froussard.

Il avait envie d'écrire, comme à chaque fois qu'il commençait à sombrer dans les méandres de la destruction. Pour fuir, encore. Malheureusement il était en plein rêves, et aucun ordinateur en vue, de toute façon tout aurait disparut à son réveil alors. Il n'eut heureusement pas le temps d'approfondir sa pensée que l'homme pris la parole, saluant noblement la jeune femme :


« Je suis Roy, mais je doute que cela vous serve un jour Milady. Quant à vous Monseigneur... »

Milady?Monseigneur ? Roy parlait à la manière des personnes de l'ancien temps. C'était vraiment très bizarre. Mais tout était bizarre dans se rêve. En était-ce vraiment d'ailleurs?Comment tout cela était-ce possible?Il ne rêvait pas de ce genre de choses d'habitude, et encore moins de cette manière de parler. Il regarda Roy s'approcher, sans bouger, sans parler. Il le dominait d'une tête, pourtant il ne se démonta pas. Il avait du cran, au moins. Les prunelles chocolats du garçon se plongèrent dans les siennes, et la froideur qu'il y lut ne le surprit qu'à moitié, ayant déjà deviner qu'il n'était pas du genre chaleureux à sa voix.

« Je regrette ma parole, vous n'êtes pas un tueur, du moins pas encore... »

Oh si, il était bien un tueur, mais pas celui qu'il pensait. Il s'était tué lui-même, tout seul. Une sorte de suicide, ou plutôt d'une tentative, vu qu'il était toujours présent dans ce monde. Cependant il n'en fit pas la remarque, à quoi cela servirait de toute façon?Une pétale rouge tomba, bientôt suivie de bien d'autres. Roy était partit au milieu de la pièce, mais malgré toutes les personnes présentes, on avait l'impression de ne voir que lui.

«…Millie…»

Ekaku tourna la tête vers la jeune femme. Millie, c'était ... Joli. Simple, rapide. Deux petites syllabes faciles à prononcer. Cependant quelque chose clochait. Elle était vraiment effrayée, perdue. Comme lui, elle semblait chercher la vérité. Sur ce qu'il se passait ici. Pourquoi donc?Elle n'était qu'un songe, comme les autres. Elle devrait savoir la vérité, ce que tout cela cache.

«J..je... Je ne vous connais... p-pas...assez, mais on doit faire quelque chose ? »

Il tourna son regard vers Roy, et resta un instant sans rien dire. Il ne savait même pas s'il respirait. Le jeune homme était toujours au milieu de la pièce, tête levée vers le plafond -s'il y en avait un-, et il semblait plongé dans une réflexion intense. Il avait l'air si... Seul. Mais en même temps c'est lui qui s'est éloigné non?Mais ce chemin de pétales... Raaah, il se perdait lui-même. Le rejoindre, pas le rejoindre ? Il ne savait pas. Il laissa donc couler ces paroles :

« Je n'en ai aucune idée. Le rejoindre peut-être?Regardez-le, il semble si... Seul. Je n'ai pas de pitié hein, après tout il vient de m'accuser de meurtre, mais ... Ca me donne envie d'y aller. Après tout ce n'est qu'un songe, alors autant faire le contraire de nos pensées non?Et vous, que voulez-vous faire précisément ? »

Il n'attendit pas la réponse, se pencha pour ramasser une pétale et la mit dans les mains de Millie, avant d'en ramasser une autre et de rejoindre Roy. Il laissa tomber la pétale sur sa tête, sans un mot, sans même un regard. Non, il ne le regardait pas, pas lui. Il fixait Millie de ses prunelles d'or, à savoir si oui ou non elle allait venir participer à la danse. Et puis il y eut cette question.

Songe ou pas, qui êtes-vous vraiment au plus profond de votre âme?


[HRP: Je suis impardonnable, je suis terriblement désolée de ce temps de réponse ;w; enfin, j'espère me rattraper un peu avec cette réponse ...]
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MessageSujet: Re: Au bal masqué,ohé ohé ![PV Millie et William]   Lun 31 Déc - 12:59

Dans cette cacophonie organisée, rien ne semblait stagner, à part lui. Les couples continuaient leurs parades nuptiales, l'esquivant à la dernière minute, parfaitement réglés comme des horloges. Et il continuait à espérer que ce lustre resplendissant le disloque par la force de pesanteur. Même si cette salle était animée, William ne voyait qu'une pièce vide d'humanité, comme le manoir avant que les invités s'échouent dans la demeure. Tout ceci n'était qu'artifice, une mascarade articulée au centimètre près. Ce n'était qu'un songe et pourtant... C'était ce qu'il avait voulu faire de son corps. Il l'avait vidé de sens, de mouvements superflus, répondant exclusivement à ce rôle de majordome. Il avait souhaité réduire son humanité à une vulgaire poupée, comme tous ses danseur qui grouillaient comme des insectes.

Il se sentait mal, il en avait la nausée. Il était face à un spectacle monstrueux, exactement à ce qu'il avait tenté de réduire son existence. Mais son cœur qui ne battait plus se serra, comme une ultime revendication de celui qu'il avait été autrefois. D'autres voix s'invitèrent dans son cerveau, où il criait qu'il ne voulait pas finir comme il l'avait prévu. Il ne danserait jamais avec ses automates, il ne suivrait pas pas cette cadence bien trop régulière tant qu'il lui restait quelques fragments d'espoir. Cela se fatiguait, alors il mit ses mains sur ses tempes, laissant tomber son bouquet au sol, il laissa tomber son regard et il ferma les yeux. Même si ce combat intérieur l’agonissait, cela ne restait que la dernière preuve que jadis, il avait vécu. Il n'était ni une création de Ronald, ni même son pion qu'il pouvait bouger à sa guise. En vérité, même sans ce masque sombre, il n'avait jamais été vrai depuis l'incendie. La Mort avait emmené une partie de son âme dans la tombe. La statue se fissurait doucement sous les cliquetis du Temps.

Il resta ainsi un long moment pour tenter de contenir cette souffrance qui semblait sur le point de déborder, avant de sentir quelque chose sur sa tête. Doucement, il l'attrapa l'objet et il le détailla, rouvrant ses paupières. C'était une pétale fanée de ses fleurs, abimée par l'atmosphère trop corrosif pour une si délicate plante. Comment était-elle arrivée là ? Mécaniquement, il se tourna vers la seule âme à proximité, celui qui portait un nom d'ailleurs. La demoiselle Milie -il avait cru apercevoir sa voix dans tout ce brouhaha, mais rien n'en était moins sûr- était encore en retrait et semblait encore plus perdue que lui. Finalement, il était venu jusqu'à lui. Il détailla le japonnais avec une pointe d'incompréhension. Il n'y avait aucune raison pour que ce soit lui qu'il vienne le voir, il l'avait catégorisé d'ennemi depuis son arrivée dans le songe et pourtant …

Il sentit ses yeux s'humidifiait, pourtant il ne dévierait pas ses pupilles brunes. Il se sentait humilié de se sentir rassurer par la présence d'un futur tueur. Il se sentait comme un enfant abandonné par le monde, par ceux qui avaient autrefois eut une place important dans don cœur inerte. Dans cette course infernale pour atteindre la mort, il ne voyait plus la ligne d'arrivée. Il avait eu beau courir de toutes ses forces, la Fin semblait si lointaine si bien qu'il trébuchait sans cesse, voulant abandonner cette farce où le Maître riait de cette fuite. Comment avait-il pu tenir debout aussi longtemps en croyant que tous les autres participants n'était que des gênes. Il ne pourrait jamais assez remercier Drew pour lui avoir fait réaliser ce qu'il lui avait tant manqué pendant ce siècle. Même s'il avait tout perdu, il n'était pas trop tard pour tout recommencer. Après tout il avait tout une éternité devant lui. Il tenta alors d'articuler à Ekaku, toujours aussi froid :

«  Etait-ce votre manière de prendre notre situation à la légère Monseigneur ? Veuillez excusez mon étonnement, toutefois vous en conviendrez qu'il s'agit là d'une attitude bien puérile pour un homme mûr, même pour un songe... »

Il se décala et se dirigea vers l'autre personne qui paraissait vivante, en essuyant les larmes qui étaient sur le point de se former. Au fond, ce n'était plus important, qu'il souffre ou non, il n'avait pas le droit de se laisser aller. Il était un majordome, un serviteur, il ne devait pas importuner autrui avec ses états d'âme. Sans doute était-ce un pas en arrière, mais il ne voulait certainement pas se confier à ces inconnus sans visage, même si tout ceci était irréel. Cela aurait été une faute professionnelle. Mais toutefois, il avait pensé qu'en rapprochant un peu le groupe, peut-être pourrait-il tromper le spleen. Sur le chemin, il marmonna :

«  Ce n'est qu'un rêve, il s'arrêtera quand bon lui semblera de toute manière. Notre seul rôle, dans ce spectacle est de le ''vivre'' probablement... »

L'avaient-ils entendu ? Il n'en était pas certain, mais cette perspective d'attente l'effrayait. Etre spectateur était presque tout ce qu'il faisait dans ce monde, il ne savait plus comment agir pour enfin changer sa pauvre mort. Il s'était habitué à son siège, à sa place dans le manoir. Etre majordome avait occupé son quotidien pendant tant d'années qu'il en oubliait presque qu'il avait été autre chose autrefois. Ses souvenirs devenaient de plus en plus difficiles à atteindre, mais c'était peut-être le seul moyen pour sortir de ses crises et de cette blessure qui ne se refermait pas. Pour la première fois, il avait souhaité retrouvé ses traits d'antan, là où il ne vivait pas encore dans un monde terne et sans surprise...


" Immortality is the best weapon against your soul. So you shoudn't wish for an endless world ..."
Ce que je cache ...

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Au bal masqué,ohé ohé ![PV Millie et William]

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