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 Entrer dans la danse et tout oublier [Joandra]

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Adelaïde L. Northwoods
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MessageSujet: Entrer dans la danse et tout oublier [Joandra]   Dim 16 Sep - 18:41

Assise tout au sommet d'une large étagère, Adélaïde lisait, comme elle appréciait de le faire. Après tout, qui aurait l'idée de lever la tête ? A moins de vouloir un de ces livres peu convoités des derniers rayonnages, personne. Elle était rarement seule dans la pièce, mais celle-ci était suffisamment grande et la jeune fille suffisamment discrète pour que personne ne la dérange. Elle apercevait parfois Lacy, ou quelque chose du genre, rodant entre les livres comme le fantôme du passé qu'elle était. Cet esprit frappeur avait une sacrée tendance à essayer d'effrayer les Invités, brisant parfois un complot si bien élaboré par la Northwoods. Et puis il y avait Drew, dont elle prenait bien soit de se cacher. Ce n'était pas qu'elle ne l'aimait pas, il était son cousin après tout, mais... elle n'aurait pas su dire ce qui clochait chez lui. Mieux valait en rester éloignée.

Mais cette fois ci, elle était seule dans l'immense pièce aux senteurs d'encre et de vieux papier, proche d'une fenêtre diffusant la douce lumière de la lune. Adélaïde se refusait catégoriquement d'allumer la moindre bougie, tant à cause du danger que de la crainte qu'elle ressentait en voyant cette flamme lumineuse, chaude et mouvante. Dangereuse. L'ambiance de la pièce était sombre, propice au sommeil qui la commençait à l'envahir. Ce qui pouvait être dangereux en haut d'une étagère. Malheureusement sa condition de fantôme ne lui permettait de mourir, même d'une mauvaise chute de trois mètre. Dommage. Elle aurait accueilli cette mort définitive avec joie. Néanmoins elle ressentait encore la douleur et accueillait donc ce genre "d'accident" avec peu d'enthousiasme.

Elle se faisait cette réflexion, accompagnée de l'idée qu'il serait bien de descendre, quand ses yeux se fermèrent définitivement. La jeune fille s'écroula, emportée par les songes comme par une vague trop puissante sur le rivage. Elle ne ressentit pas de chute, mais qui aurait su dire ou elle se trouvait vraiment.

Une douce musique au piano accompagnée d'un violon guilleret la fit sursauter.
Quoi ? Où ? Comment ?
Elle se trouvait dans une salle de bal comme tant d'autre, ce qui lui rappela de mauvais souvenirs. Quoique. Le plafond semblait se perdre dans les étoiles. Y-avait-il véritablement un plafond ? La musique quant à elle, ne semblait pas provenir d'un endroit en particulier, elle se sentait comme entourée par celle-ci. Cette valse entrainante invitant chacun à danser, danser, danser, jusqu'à n'en plus pouvoir. Et continuer alors à tournoyer. Et tout oublier. Les peines, les joies, les ennemis, les amis, ou même sa propre identité. Et que seule reste la danse.

Adélaïde frissonna à cette idée tentante, se rendit compte qu'elle était allongée à même le sol et essaya de rassembler ses pensées brumeuses. Elle sentait confusément qu'elle ne se trouvait pas dans la réalité, mais sans arriver à comprendre précisément. Mais après tout, est-ce que ça avait une importance ? Elle était chez elle et dans un lieu totalement étranger. Et cela ne la choquait pas plus que ça. Finalement, elle se décida à se redresser. Elle se sentait comme une marionnette dont on aurait coupé les fils. Vide et sans énergie. Pourquoi ?

Elle tenait quelque chose dans la main. comme c'était étrange... Elle ne l'avait pas remarqué avant. Une ... lanterne ? Une lanterne allumée ??! Elle lâcha un petit cri de frayeur et s'en défit rapidement avant de s'en éloigner, son cœur battant à tout rompre. Tiens, cela faisait longtemps que cela ne lui était pas arrivé. Enfin, sans doute. Elle ne se rappelait pas exactement, ce qui la perturbait. Quelque chose clochait.
Prenant son courage à deux mains et essayant de se raisonner en se disant que celle flamme était enfermée, Adélaïde s'en approcha, ouvrit prudemment la petite porte et souffla de toutes ses forces sur la bougie qui s'éteignit presque immédiatement, à son grand soulagement.

Le temps de se calmer et elle prit conscience qu'elle avait une autre vision de la salle, plus claire. Elle remarqua "enfin" que tout ses occupants portait une longue cape et qu'un masque assorti recouvrait une grande partie de leur visage. C'était son cas à elle aussi, mais ses longs cheveux bleus, détachés, comme cela n'arrivait jamais, étaient parfaitement visibles. Son regard balayait la salle d'un air perdu et accrocha enfin celui d'une jeune fille, d'un vert frappant. comme mue par le Destin, elle s'en approcha doucement.
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MessageSujet: Re: Entrer dans la danse et tout oublier [Joandra]   Ven 21 Sep - 21:00

Le temps d'une larme.

http://www.youtube.com/watch?v=s1vjiMZlzog

Soupir. Stop. Inspiration. Tu posas un pied en dehors de la cuisine du manoir. Après un repas improvisé, tu entrepris de retrouver la trace de la bibliothèque. C'était énorme, ce manoir, et en trouvant ta "chambre" tu avais bien failli te perdre. Ta marche était calme et tu sentais presque des ailes te pousser dans le dos. Une nouvelle vie et de nouvelles découvertes. Mais toujours ce sentiment de solitude qui pèse sur tes épaules. C'est sur cette pensée que tu te mordais la lèvre inférieure. Mais tu repris vite tes esprits en entendant quelqu'un tousser. Tu te retournas et des rougeurs grossières apparaissent sur ton visage. Tu pris tes jambes à ton cou pour être tranquille. Soupirant et le sourire collé aux lèvres, tu vivais ce nouveau départ comme une aventure sans fin. Tu sautillas en prenant un escalier qui ressemblait à celui emprunté la dernière fois. Tu crus avoir retrouvé facilement ta destination en tapotant dans tes petites mains. Mais c'est en voyant sur où ça débouchait que tu compris que tu étais retourné à zéro. Deuxième soupir. Un pas vers une longue recherche.

Après vingt longues minutes de marche, tu as enfin trouvé cette foutue bibliothèque qui était en fait au deuxième étage alors que l'escalier menait au dernier étage! Tu poussas pour la deuxième fois cette porte et laissa la lumière de la nuit t'éclairer sur les pas à prendre. Tu te glissas entres les portes et admira ce magnifique spectacle qui t'offrait encore à toi. Des murs, des tables recouvertes de vieux livres riches de connaissances. Souriante, ton laissas ton doigt passer sur toute une rangée de livres en même temps que tu marchais. Le temps passée à chercher cette bibliothèque valait ces quelques heures ici. Tu retrouvas facilement la rangée où ce trouvait ta nouvelle lecture. Dracula. Tu le sortis de son emplacement et le caressas de bout des doigts. Tu tournas la tête pour trouver une table qui ne serait pas écrouler sous une ou deux piles de livres. Une table plutôt reculé était vide et contre un mur avec deux chaises de chaque côtés de la table. Mais avant de t'asseoir à cette table, tu t'es souvenus de quelque chose. « Les sept pêchés capitaux. Un livre qui ne se trouve pas ici mais qui te plairais sûrement. Si jamais tu en as la chance, lis-le. » Mais le trouver dans ces montagnes de livres était un pari de taille... qui ne sera pas tenu pour le moment. Tu t'avanças vers la table et finie par t'asseoir dessus au lieux de sur une chaise. Tu te mordais la lèvre, tellement que la présence de Jon te manquait. Tu commençais ton livre avec une seule pensée. Que cela te lie un peu plus à lui.

Après une bonne heure de lecture, tu sortis de la bibliothèques après avoir rangé le livre à son emplacement. Sautillant de joie, tu te dirigeas vers un petit passage au premier étage qui mène directement au jardin. Tu descendis quatre en quatre l'escalier et sortit en toute vitesse en dehors du manoir. « Attention. » Tu te retournas, pensant qu'il y avait quelqu'un. Mais tu semblais être seule. Frissonnant, tu repris chemins. D'un pas dérangé, tu regardais sans cesse autour de toi comme pour guetter la moindre erreur d'une personne caché. Tu accéléras le pas car la peur te prenait. Tu te stoppas et sans que tu saches comment, tu atterris devant l'ancienne fontaine usée. Le vent souffla sur tes cheveux et tes yeux verts se promenèrent dans ce vaste jardin. « Joandra. » Tu te retournas d'un coups, pensant surprendre l'inconnu qui s'amusait avec toi. Mais rien. Personne n'était là. L'inquiétude se rajouta à la peur. Autre chose te surprenait. Tes paupières se baissait doucement. Un bruit d'eau. La fontaine marchait. « Non ! Fuis ! » Alors que, sans que tu le remarques, tu t'évanouissais, tu regardas la fontaine. L'eau coulait à flot dedans. Paupières fermés.

Un. Deux. Bam ! Tu te réveillas en sursaut, effrayé par le bruit qui sortait du manoir. Tu voulus t'appuyer sur tes coudes pour te relever mais tu glissas. Quand tu baissas la tête pour regarder là où tu te trouvais tu étais étonné. Un tas de plume ! Pourquoi tant de plumes ? De plus est, elles étaient presque toutes différentes. Quand tu remarquas enfin que tu n'étais pas dans ta tenue de toute à l'heure, un bruit te fit peur et t'obligea à te lever. Tes cheveux habituellement attachés ne te fouettèrent pas dans le dos quand tu te mis à tourner dans tous les sens pour voir d'où provenait le bruit. Mais rien ni personne ne régnait dans ce jardin. Seule la nuit et le clair de lune te tenait compagnie. Sans que tu le remarques, tes dizaines de plumes s'accrochèrent à ta tenue de soirée improvisé, même sur ta coiffure. « Je t'en pries, reste où tu es. » Des rires joyeux éclatèrent et arrivèrent jusqu'à toi. Une étrange sensation t'habitais. Comme si ce que tu vivais n'était pas réelle. Pourtant, aucun rêve ne peut être aussi réaliste... si ? Comme obligé, comme si tes jambes ne voulait faire autre chose, tu avanças d'un pas inanimé vers le manoir. Sans prêter attention, tu semais des plumes partout sur ton chemin pour n'en garder qu'une dans ta main.

Rire. Danse. Masque. A ton plus grand étonnement, tu regardas cette foule énorme. Tant de monde. Et puis encore et toujours cette même douleur au coeur qui te l'oppressait. Quand tu posas ta main sur ton coeur, une personne qui personnel masqué te tendit un masque. « C'est obligatoire et vous ne semblez pas en avoir. » Tu regardas le masque puis l'inconnu et saisit avec hésitation le masque. Tu enfilas ton masque pour faire un pas vers le bruit et la foule riante. Boum. Boum. Ton coeur te faisais horriblement mal et ta respiration s'accélérais à chaque pas fait. Tu te retournais souvent pour regarder avec un regard désespérée ton entourage. Complètement perdue, tu bafouillas quand tu rentras dans quelqu'un. Toute rouge, tu tremblais. Alors que tu te ventilais fortement pour te forcer à respirer, tu t'installas dans le balcon pour mieux supporter cette horrible environnement. Sans personne autour de toi, il ne te fallut pas beaucoup de temps pour te mettre à pleurer. Tes yeux verts ruisselant, quelqu'un s'approcha de toi. Tu essuyas rapidement tes yeux sous ton masque. Une jeune fille qui semblait attiser tous les regards sur elle. Sûrement quelqu'un de très apprécié, te dis-tu. Tes deux coins de lèvres se levèrent pour essayer de former un sourire mais juste une affreuse grimace te tordait le visage. Elle se stoppa devant toi et tu improvisas une espèce de révérence pour lui montrer ton respect. Mais c'est après que tu te demandas si c'était pas juste très ridicule...

▬ B-B-Bonsoir.. m-madame..



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MessageSujet: Re: Entrer dans la danse et tout oublier [Joandra]   Dim 28 Oct - 21:44

La jeune fille ayant attiré son attention semblait en proie à une panique inexpliquée. Tout allait bien non ? La douce musique la replongeait peu à peu dans une bienfaisante torpeur et Adélaïde, toujours accompagnée de sa fidèle -si l'on peut utiliser cet adjectif pour une simple lampe- lanterne ne faisait rien pour essayer de s'en défaire. C'était tellement étrange, cette sensation. Plus de malheur, plus de douleur, seulement un oubli éternel si attrayant. Elle pensait presque pouvoir le toucher du bout des doigts si elle étendait le bras. Une petite mort en quelque sorte. Elle l'attendait depuis si longtemps...

Mais toujours ses pieds la portaient vers l'enfant aux cheveux de flammes. Vision d'horreur. Mais non, malgré leur couleur lui rappelant de mauvais souvenirs, elle était normale et ses magnifiques yeux verts tels des émeraudes scintillantes. Elle semblait rayonner. Et triste ? Qu'est-ce que la tristesse ? Tristesse n'existe pas. Pas ici. Alors quoi ? Puis elle s'arrêta. Un mètre les séparait Un petit mètre et un monde. Elle était étrangère. Elle était triste. Il fallait être vivant pour être triste. Et Adélaïde... elle était quoi ?

Une grimace en guise de sourire, une révérence maladroite. Un manque d'assurance flagrant. Étrange. Y avait-il vraiment des gens sans assurance ? Non, pas ici. Pas dans ce monde parfait d'oubli.

▬ B-B-Bonsoir.. m-madame..

Le ridicule et l'absurdité du moment lui rendit sa lucidité plus sûrement que si elle avait reçu un seau d'eau froide. Mais à quoi pensait-elle ? Elle n'allait pas sombrer ! Pas maintenant, pas avant d'avoir compris, après, la folie lui sera permise. Mais en attendant, elle devait rester semblable à elle-même. Froide, implacable et tissant sa toile, fil après fil jusqu'à avoir piégé ceux qui savent. Ils étaient bien protégés, mais elle avait le temps. Elle avait l'éternité !

Elle se rendait compte que quelque chose ne tournait pas rond. Son esprit parfaitement clair se posait des questions sur la réalité de cet endroit. Tout paraissait tellement... Trop. Mais plus elle essayait de réfléchir, plus la musique reprenait le dessus. Saleté ! Il fallait qu'elle parle, qu'elle agisse !

- C'est miss. Miss Northwoods. Mais vous pouvez m'appeler Adélaïde. Vous êtes ?

Elle avait employé un ton entre le doux et le sec. Oui, l'activité l'empêchait de replonger.

[Encore désolée pour le retard et pour cette réponse assez courte. J'espère qu'elle t'ira quand même.]
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MessageSujet: Re: Entrer dans la danse et tout oublier [Joandra]   Mar 30 Oct - 12:24

Une révérence pour Miss Northwoods.

http://www.youtube.com/watch?v=ROGjsgRClXo&feature=related

Rien de vaudra cette soirée. Le premier jour est toujours le plus pire. Serait-ce une manière de t'habituer à ton nouvel environnement? Ce serait ça, donc, ta nouvelle vie? Secouant la tête, tu te répondis toi-même à ta propre question. Avalant ta salive, tu reportas ton regard à l'inconnue. Qu'avaient-ils tous à regarder ta chevelure? Sa couleur ou bien sa longueur n'est pas en règle? Tes pensées se précipitaient ta tête sans te laisser le temps d'y répondre. Alors que ton regard se promenait sur la foule, l'inconnue t'observer. Encore une fois, cette question revenait. Comme Drew, l'inconnue te regardait avec la même sensation dans le regard. Ton coeur, depuis le début, ne cessait de battre vite. Que s'en fut douloureux.


▬ C'est miss. Miss Northwoods. Mais vous pouvez m'appeler Adélaïde. Vous êtes ?

Un rebondissement. Tu as donc mal répondu! Cette fille ne semblait pas gêner par ceci. Le ton qu'elle a employé ne te rassurait pas.Es-tu donc la seule à être sur le point à paniquer ici? Tout le monde semblait bien habituer à ce genre de situation. Toi, ton coeur battait de l'aile, te faisait mal. Tes jambes tremblantes n'allait pas tarder à te lâcher. De ta main gauche, tu commenças à tripoter tes mains droites. Moites. Du revers de la main droite, tu viras une larme qui commença à couler. Northwoods. Comment s'appelle déjà Drew? Drew Williams... Northwoods. Quand tu as cherché l'histoire de ce manoir, tu fus horrifié. Toute sa famille ainsi que de nombreux invités furent tué dans une incité causé par la jalousie d'une famille. Donc Adelaïde aussi est morte? Cela te gênait, de le savoir. Car pour toi, la seule personne pouvant vivre après la mort est Jon.

▬ E... Enchanté... Joandra Shelsey Upton... Mais Joandra suffira...

Tu te détournas de son regard. Toi qui espéras qu'elle t'indique la sortie, ce n'est pas gagné. L'inco... Adelaïde semblait être détendue. Tu es donc vraiment la seule à être ainsi à cause de tout cette mise en scène. Car oui, tout ceci n'était pas véritablement entrain de se passer. Mais malgré ce détail, tu stressais de plus en plus. La volonté ne suffisait plus pour stopper ton angoisse montante. Tu as très peur, ta respiration s'accélérait et quand tu parlais, on ne comprenait pas tout. Tu ne tiendrais pas longtemps ici. Tu le compris quand tu eus un haut-le-coeur quand un éclat de rire de fit entendre. D'un regard a tu cherchas une sortie. Une grande porte s'ouvrit et un grand courant d'air balaya la pièce. Un balcon! Mettant ta main sur ta bouche, tu courus à travers la pièce pour t’abriter là-bas.

Enfin tranquille, tu descendis les escaliers de ce balcon pour vomir copieusement. Un servant, arrivé comme par magie, t'essuyas le visage et te tendit un verre d'eau. Pleurant à présent, tu enlevas ton masque pour le jeter au sol. Ta robe est toute tâché. Le servant s'en alla pour te laisser face à toi-même. Tu pris la peine de t'asseoir sur les marches et en te mettant en boule, tu pleurais. Ton verre d'eau? Tu l'as jeté au sol comme ton masque. Au fond de ton esprit, tu te demandas pourquoi tu étais ici. Et pourquoi être la seule à ressentir ce dégoût pour la foule riante. Enfin seule, tu laissas ta crise de panique explosé. Tu hurlas en tremblant. Tous tes membres s'agitaient et ton visage s'humidifiait tellement que tu pleurais. Ton coeur ne cessait de se faire sentir. Et sans avoir besoin de poser ta main sur son emplacement, les battements de coeur se faisaient on ne peut plus présent. « Faites qu'Adelaïde ne me voit pas dans cette état, pardonne moi, j'ai mal agis... »


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Je m'excuse pour la conjugaison, je me suis pris la tête. Vraiment désolée mais là, j'suis un peu fatiguée. X_X
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MessageSujet: Re: Entrer dans la danse et tout oublier [Joandra]   Lun 12 Nov - 19:41

[Je crois que le Destin avait précisé qu'on ne pouvait pas enlever son masque, donc je fais comme si un nouveau était venu se placer à la place du premier]

http://www.youtube.com/watch?v=m02BcJWqdIw&feature=relmfu

La rousse ne semblait pas le moins du monde rassurée par sa réponse. Bon, peut-être avait-elle été trop dure. Elle soupira doucement et laissa un léger sourire tranquille flotter sur ses lèvres. Elle avait l'impression de se trouver face à un boule de nerfs plutôt qu'à une jeune femme. Elle ne savait donc pas contrôler ses émotions ? On pouvait lire en elle comme en un livre ouvert. La peur, l'impression de ne pas être à sa place. La situation valait-elle une telle angoisse ? Certes, elle était étrange, mais de là à en être dans état pareil... Adélaïde ne put s'empêcher de penser que cette personne devait être aisément manipulable. Ah, on ne se refaisait pas. Chassez le naturel, il revient au galop, comme on dit. Adelaïde essaya de chasser cette pensée et se mordilla la lèvre.

▬ E... Enchanté... Joandra Shelsey Upton... Mais Joandra suffira...

Joandra donc. L'inconnue avait enfin un nom. Cette simple réponse semblait énormément lui coûter. Mais cela n'étonnait même plus Adelaïde. Après tout, même si quelque chose l'empêchait de comprendre clairement ce qu'il se passait, l'action arrivait chasser la brume engendrée par l'ambiance. Et Joandra qui sonnait à contre temps, note discordante dans un chef d’œuvre hypnotique.A la réflexion peut-être était elle qui lui permettait de rester "éveillée". Elle dégageait une aura bien particulière et tout à fait singulière. Elle était intéressante. Son sourire s'élargit tandis qu'elle détaillait son interlocutrice. Elle tremblait. Jambe flageolantes, mains moites et Adelaïde aurait juré que sous ce masque se cachait une peau clignotant entre le rouge et un blanc maladif. Elle se sentait comme un prédateur devant sa proie et n'aurait pas aimé être à sa place. Le pire dans tout ça, c'est qu'elle n'avait rien fait pour que ça arrive. Mais à cet instant , elle se sentait véritablement supérieure.

Soudain, Joandra eut un haut le cœur et s'enfuit en courant. Oulà, elle n'avait vraiment pas l'air d'aller bien. Adélaïde se demanda si c'était de sa faute. N'aurait-elle pas du la rassurer, au lieu de rester agrippée à cette sensation de grandeur éphémère qu'elle avait ressentie ? Avec une pointe d'amertume, elle songea qu'il ne lui fallait pas grand chose pour que la culpabilité l'envahisse. Ttch, elle avait beau se contrôler au mieux, elle restait faible, malgré tout ce qu'elle prétendait. Elle serra brièvement les poings et s'en alla rejoindre Joandra là où elle avait disparu. Elle passa une porte et déboucha sur une vaste esplanade qui s'avéra être un balcon. La jeune fille était assise roulée en boule sur les escaliers, en pleine crise d'angoisse. Adelaïde ignora soigneusement le serviteur qui s'en allait, empressé, et resta dans l'ombre le temps que la tempête passe. Du coin de l’œil, elle pouvait voir le masque jeté au sol et le verre brisé. Les cris de Joandra transperçaient un peu plus son cœur. La compassion n'était pourtant pas un de ses traits de caractère. Pas la vraie du moins.

La Northwoods goûta le doux air du soir avec délice. Elle ne savait pas où elle était, mais une chose était sûre, ce n'était pas si désagréable. Pour elle tout du moins. un souffle de vent lui apporta les paroles de Joandra, qui étaient surprenantes :

▬ Faites qu'Adelaïde ne me voit pas dans cette état, pardonne moi, j'ai mal agi...

De quoi voulait-elle donc être pardonnée ? Elle agissait maladroitement, mais jamais elle ne l'avait froissée. Amusée, peut-être, mais ça s'arrêtait là. Elle sentait que le moment venait pour elle d'agir.

Elle s'approcha doucement de Joandra, essayant d'être suffisamment bruyante pour ne pas l'effrayer. Elle semblait déjà assez mal. En regardant le masque, elle se fit la réflexion qu'elle verrait enfin ses traits. Peut-être devrait-elle enlever le sien elle aussi. Si cela pouvait la rassurer avant qu'elle ne fasse une crise cardiaque malvenue. Mais alors qu'elle se mettait face à elle, elle ne pu s'empêcher de remarquer que le masque qui pourtant était au sol, avait son jumeau sur le visage de la rousse. Malgré cela, elle pouvait voir le malaise -ou la mal-être ?- de la jeune fille. Un "Oh mon Dieu." s'échappa de ses lèvres.

- Joandra... fit-elle doucement. Joandra, je ne t'en veux pas, tu n'as rien fait de mal. Calme toi, tout va bien.

Elle posa sa main sur l'épaule de sa compagne. Le tutoiement, qu'elle utilisait pourtant rarement était venu naturellement, ainsi que cette étrange envie de la rassurer. L'envie de lui dire "Ne t'inquiète pas ! Je peux t'aider. Je vais t'aider, si tu le souhaite. Mais calme la tempête régnant dans ton cœur." Mais c'était si difficile à dire ! L'égoïsme était un de ses traits de caractère les plus marqué, pourquoi cette soudaine crise de compassion ?
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MessageSujet: Re: Entrer dans la danse et tout oublier [Joandra]   Lun 17 Déc - 18:33

Pourquoi m'aides-tu?

http://www.youtube.com/watch?v=JaAWdljhD5o

Il semblait qu'Adelaïde ait entendu les minces paroles que tu eus tenter d'articuler avant d'être recouvertes de tes larmes. Pourquoi? La solitude ne serait-elle pas meilleure pour toi? Tant de bruits, tant de foules, tant de petits détails qui excitaient ton coeur et te détruisaient la poitrine! Tu inspiras un bon coups. Ou plutôt tu tentas. Car ta gorge se mit à trembler, ce qui t'empêcha de bien respirer. Tes sanglots de douleurs semblaient être étouffer par le bruit de la fête. Tu ne sais pas ce que tu préfères. L'idée que tout le monde soit attiré par ton vacarme mais que tu sois aidée, plutôt que d'être seule mais invisible.

Du bruit. Quelqu'un d'autre? Oh non, s'il vous plait... épargnez-la! Tu avalas ta salive, et d'une main tremblante, tu t'agrippas à l'espèce de statue qu'était le commencement de l'escalier. Mais sans force ni courage, ta main retomba endolorie sur tes genoux recroquevillés.
C'est Adélaïde qui s'approche. Elle fait du bruit. Pourquoi personne ne pense à être classe envers quelqu'un qui souffre? Elle se mit face à toi. Elle te regardait avec un air qui ressemblait fort à de la pitié. « Non! Je ne veux pas de ta pitié! Va-t-en Adelaïde! Je ne suis pas une bête de foire, je t'en pries, va-t-en... »

-Oh mon Dieu.

Tu te détournas de son regard, ne supportant pas ce qu'elle t'infligeait. Tu méritais mieux, beaucoup mieux. Tu voulais lui donner une gifle, rien que pour lui dire de se montrer respectueuse, même si elle est maîtresse de maison. Mais les forces te manquent. Tu levas la main vers Adelaïde après t'être légèrement retournée mais ta main torturée de tremblement retomba et s'accrocha à la robe d'Adelaïde. Tes larmes naviguant sur tes joues, ton cou et pour s'échouer sur ta robe par la suite se faisaient plus nombreuses. Tes yeux terrifiés mais avec une certaine normalité l'observait, la suppliait du regard de s'en aller. Car la honte et la souffrance te recouvrait déjà, la pitié n'allait quand même pas se rajouter à la "fête"!

Tes lèvres tentèrent d'articuler une phrase. Mais ce fût une soupe de lettres qui en sortit. Juste avec ta tentative, tu fondis en larmes, pleurant en zig-zag car ta voix ne tenait pas droite.

Voyant Adelaïde décidée à ne pas lever le camps, tu tentas de te lever en t'appuyant à la rambarde de l'escalier et à la robe d'Adelaïde. Tes genoux craquèrent et tes jambes gigotèrent comme jamais sous l'effet de ton poids. Un pieds devant l'autre. Mais tu tenais sur un équilibre bancal et pleurant comme un petit enfant, tu levas lentement tes bras pour les mettre en mode avion comme si tu étais sur une poutre. Tu entendis Adelaïde se lever. Non! Qu'elle ne te suive pas! Tu tentas d'accélérer le pas. Mais malheureusement sa rapidité prenait le dessus sur la tienne. Tu trébuchas en marchant sur ta robe. Un cri retentit au beau milieu de cette nuit. Mais même ainsi, le bruit de la fête l'avait couvert. Tes pleures s'accentuèrent en des hurlements de souffrances. Pourquoi? Pourquoi tout ceci? Tu te mis sur le dos et ton coeur bougeait selon tes pleures et battements de coeur. Posant ta main sur ton front, tu entendis les pas pressés d'Adelaïde. N'y prêtant désormais plus attention, tu fermas les yeux. Tiens, tout devient flou... Que se passe-t-il? Tes paupières sont trop lourdes, ton coeur te déchire la poitrine mais ce n'est pas douloureux, ta main retombe lourde sur le sol.

-Joandra, m'entends-tu? JOANDRA!

Ses paroles ne te parviennent pas. Normal, tu es tombée dans les pommes. Mais ça, tu ne le sais pas.
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MessageSujet: Re: Entrer dans la danse et tout oublier [Joandra]   Sam 5 Jan - 21:19

[Je me répand tellement en excuse à haque fois que je réponds que je fais finir en flaque... Encore désolée de t'avoir fait autant attendre...]

Il n'y avait rien à faire. Quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle dise, et peut-être même quoi qu'elle pense, Joandra n'en était que plus terrifiée. Son regard portait même une lueur de haine à son encontre, ce qui choqua Adélaïde plus que tout. C'était... contre nature. Cette gamine ne la connaissait pas. Elle ne savait pas qui elle était, ce qu'elle était. Comment pouvait-elle déjà la haïr ? La jeune femme serra brièvement les poings. Elle savait cacher sa nature et Joandra ne pouvait pas la pressentir. Alors pourquoi cette colère ?

Et elle était totalement désarmée face à ce flot de larmes incompréhensible. Elle aimait savoir, mais là, c'était impossible. La rousse ne parlerait pas, c'était évident. elle levait une main tremblante, et la lady eu un mouvement de recul lorsque cette main s'agrippa à sa robe. Elle était totalement déboussolée. Même après avoir retrouvé ses esprits, elle ne comprenait pas l'autre. Imprévisible, ses réactions n'étant nullement celle d'une de ses victimes habituelles, la rouquine tenait de la pure énigme. Mais une énigme très très humide.

Comme pour confirmer cette impression, celle-ci bafouilla une bouillie de mots et syllabes incompréhensible, avant de fondre en larme. Encore. Une pensée ironique l'effleura. Si les choses continuaient ainsi, combien de temps faudrait-il à Joandra avant d'être totalement desséchée ?
C'était morbide, mais elle-même étant déjà plus ou moins morte, l'humour noir la touchait bien plus qu'avant. Dans d'autres circonstances, un sourire à la limite du méprisant aurait fleuri sur ses lèvres. Mais pas là, alors que la situation échappait à tout contrôle, si tant est qu'elle en ai eu un au départ.

Aussi étonnant que ça puisse paraître, Joandra tenta de se lever. Pour fuir ? Quoi ? Pour aller où ? Elle s'appuya sur la rambarde et oh malheur ! sur la robe de la demoiselle. Qui émit un craquement de mauvais augure. La gamine tentait d'avancer les bras étendus sur les côtés, tentant de maintenir un équilibre précaire. Elle faisait pitié, ressemblant à une marionnette sans guide, perdue sur la scène.
Adélaïde se redressa, et la suivit. Elle ne lâcherait pas l'affaire si facilement. Ce n'était pas son genre. D'autant plus que Joandra, par ses airs de poupée-marionnette lui rappelaient trop qui elle était. Un sourire un peu fou étira ses lèvres. Allez viens petite poupée, entre dans la danse que je t'ai créée !

Et tout à coup, elle s'écroula, comme si une entité invisible avait coupée ses liens. Comme ça, d'un coup. Elle se retrouva allongée par terre en chien de fusil alors qu'un hurlement, son hurlement, déchirait la nuit. Ce cri eut pour effet de "réveiller" Adélaïde. Des émotions contradictoires se bousculaient en elle. Elle avait l'impression que quelqu'un avait fait de la bouillie avec ses pensées. Une migraine lui déchira le front. Guh.
Tout en essayant de calmer sa douleur, Adélaïde se pressa aux chevet de la rouquine, qui avait l'air bien plus mal qu'elle. Lorsqu'elle rencontra son regard, la jeune maîtresse eu un hoquet de stupeur. Joandra regardait un point dans le vide, mais elle aurait tout aussi bien pu avoir les yeux fermés. Coma.

-Joandra, m'entends-tu? JOANDRA!

L'absence de réaction balaya le peu de doutes qui lui restaient. La jeune femme était totalement désemparée. Que devait-elle faire dans ce genre de cas ? Elle n'avait strictement aucune aucune notion de premiers secours. Les domestiques oui, pas elle. Elle regarda autour d'elle, cherchant de l'aide. L'inquiétude s'empara de son coeur.

- Quelqu'un ! A l'aide ! Mon amie est souffrante...

Elle aurait tout aussi bien pu parler dans le vide. La musique résonnait toujours à ses oreilles, envoutante. Personne ne viendrait, personne ne pouvait les entendre. La panique et la migraine qui aggravait ne l'aidait pas à raisonner. Adélaïde fit alors la seule chose qui lui paraissait possible dans de telle conditions.

Elle gifla Joandra.
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MessageSujet: Re: Entrer dans la danse et tout oublier [Joandra]   Dim 27 Jan - 18:50

Où suis-je?

http://www.youtube.com/watch?v=8R00Vu7Ag7s&feature=endscreen

Tu te relevais appuyé sur tes coudes mais cette fois aucun son ne résonnait et tout était blanc. Il n'y avait qu'un banc, qu'une ombre noir dans cette pièce sans sortie. Cette ombre qui semblait être en fait de clarté se tourna vers toi. Toujours au sol, tes yeux naïfs s'ouvrirent grand pour te laisser bouche-bée. Jon! Toute fatiguée et sale, tu fis un bond pour lui sauter au cou. Mais avant que tu ne parviennes à le toucher, il recula pour te faire tomber. Quoi...? dis-tu. Tiens, ta chute n'est pas douloureuse. Que se passe-t-il? Que faisais-tu avant d'être ici? Le sourire vide, les yeux plissés, Jon te regardait sans émotions. Jon? Et quand tu retentas de le toucher, rien ne se passa. Commençant à pleurer, tu te débâtas contre ce danger invisible mais présent. Hurlant contre cette ombre qui ne réagissait pas, tes coups contre le sol pour faire disparaître ses chaines n'en firent rien. Mais alors que tu hurlais, tu reçus un coups. Mais où la douleur vint-elle? Tu te relevas, faillant retomber à cause de ta robe en miette. Tu te retournas. Un cri! Il y a quelqu'un? puis, regardant le Jon souriant : Où sommes-nous? Pourquoi tu prends l’apparence de Jon? Qui es-tu! Puis cette ombre perdit son sourire et te poussa rien qu'en levant sa main vers toi. Tu avais beau gigoter pour cesser d'avancer, rien ne se produisait. Et le cri se répétait.

- Quelqu'un ! A l'aide ! Mon amie est souffrante...

Tu pleurais, cachant ton visage d'un quelconque prédateur. Puis tu t'écroulas, mais tu ne semblais toujours pas t'arrêter. Tiens, humidité... De l'eau, Joandra, de l'eau! Puis tu levas la tête vers Jon. brrrrkouuu sait pas blouaaa nager!! boublouu... Tu tendis tes mains vers lui mais tout ce qu'il faisait, c'est te regarder d'un air triste. Il te murmura un mot doux avant que tu ne sombres. Puis une claque, tu reçus. Mais cette fois, tu étais dans les bras d'Adelaïde. Ces mains tremblantes sur ton visage humide. Elle semblait complètement troublée par ton état. Tes paupières se mirent à bouger lentement, réagissant au coup. Tu tournas la tête. Mmmmmmh.... Tu retournas la tête pour ouvrir les yeux avec une lenteur d'escargot. Les étoiles vinrent t'accueillir. Brillant de mille feux, elle semblait te tendre mille autre sourires. Tu souris lentement, tel une enfant. Puis tu regardas Adelaïde qui semblait soulager de te voir à nouveau venir à toi. Tu levas la main pour toucher son visage. Oh, quel froid. Comme Dew, tiens... forcément. Mais sa peau semblait avoir gardé de la douceur, comme piqué à son enfance. Tu lui tendis un faible sourire avant que ta main retombe lourdement sur le sol. Mais ce n'est pas pour te reperdre. Tu relevas la tête, pour observer l'alentour pour te remettre sur le sol. Le ciel était splendide. Pourquoi écouter de la musique et danser en buvant un énième verre de champagne si nous avons ceci sous la main? Ahlala...

-C'est... beau... murmuras-tu, avant de fermer les yeux pour respirer bruyamment.
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MessageSujet: Re: Entrer dans la danse et tout oublier [Joandra]   Sam 9 Fév - 20:27

[Voilà ! Si quelque chose te gène, je peux bien entendu modifier ! Bonne lecture ~]

Une réaction, enfin.
Adélaïde était dans un état épouvantable et incompréhensible. Elle qui était toujours si sûre d'elle-même, maîtrisant ses émotions en toutes circonstances, était complètement perdue. La migraine lui prenait la tête en étau, et elle pouvait sentir le sang battre à ses tempes. La douleur ajoutait à sa confusion et sa logique, sa chère logique s'étiolait en filaments brumeux. Que lui arrivait-il ? Elle se retrouvait toute tremblante et hésitante. Pire. Elle avait peur. une peur irraisonnée et incontrôlable pour cette enfant aux cheveux flamboyants, et peut-être de ce qu'elle semblait représenter. Dans ce lieu hors du temps et de la logique, la jeune Northwoods semblait perdre tout ce qui la caractérisait, tout ce qui faisait d'elle cet être si fascinant, et si méprisable.

Ses paupières s'ouvraient lentement, tandis qu'elle revenait à elle. Un soupçon d'espoir teinta d'une lueur nouvelle le cœur de la jeune femme. Ce cœur qui s'était arrêté depuis si longtemps. Plus aucun battement n'animerait cette poitrine. Elle était morte. C'était le seul fait dont elle avait encore conscience, alors que toutes ses pensées et tous ses souvenirs valsaient dans son esprit fiévreux. Mais Joandra, elle, n'était pas morte. C'était une certitude qui s'imposa à elle si facilement. Joandra devait encore vivre et vieillir.
Lorsque ses yeux semblèrent reprendre contact avec le monde, elle sourit. Adélaïde ne l'avait encore jamais vu sourire. Mais elle continuais encore à trembler. La situation n'avait pas changé. L'angoisse lui étreignait la poitrine. Si la situation lui semblait déjà étrange auparavant, elle ne semblait plus avoir le moindre sens à présent. Comment tout avait pu s'inverser si vite ? Qui jouait avec elles ?

Plus que les étoiles et la lune, c'était son sourire de joie enfantine qui éclairait le visage de Joandra. Elle semblait tout à coup heureuse. De quoi, c'était un mystère. La jeune femme sentit l'étau qui broyait son cœur se relâcher, alors que celui qui enserrait sa tête restait bien en place. Elle n'était plus elle même. A travers ses yeux et son expression, on pouvait voir le poids des ans qui adoucissait ses traits. Malgré son caractère resté très enfantin, elle avait beaucoup mûri durant ce siècle. Elle n'était plus la même. Un contact frais sur sa joue la fit sursauter. Joandra avait posé sa main sur son visage et lui souriait doucement. A ce stade, le cerveau de la jeune fille était complètement déconnecté. Presque par réflexe, elle lui sourit faiblement en retour. Enfant que tu es. Reste ignorante, c'est toujours mieux. Garde cette joie.

La rouquine contemplait toujours le ciel étoilé. Qu'y voyait-elle ? Etait-ce là la source de sa joie ? Comment savoir... Adélïde se trouvait présentement incapable de réfléchir, et même se poser ces quelques questions semblait être son maximum. Clairement, quelque chose ne tournait pas rond. que ce soit elle, Joandra, ou encore ce lieu si insolite et pourtant si familier...
Ce fut Joandra qui rompit le calme résonnant de cette douce musique, cette valse qui toujours, vous entraînait un peu plus, un peu plus. Jusqu'à ce que vous vous perdiez définitivement.

-C'est... beau...

Ce n'était qu'un murmure, et pourtant. C'était suffisant. A son tour Adélaïde leva les yeux vers le ciel. L'air était pur, et les constellations magnifiques. A travers la brume qui l'enveloppait, Adélaïde se posa une question de plus. Pourquoi n'y était-elle pas, là-haut ? Pourquoi n'avait-elle pas rejoint le ciel après ce qu'elle avait subi ? Pourquoi était-elle enchaînée à cette Terre maudite, condamnée à errer dans le corps de ses 17 ans à tout jamais ? Une douleur lui déchira le coeur, alors qu'un flot de larmes silencieuses coulaient sur ses joues. Larmes dont elle constatait la présence avec indifférence. Son masque intérieur semblait s'être brisé. Les apparences n'avaient plus d'apparence à ce moment-là.

A son tour, elle s'allongea sur le pavé de la terrasse. Tant pis pour cette robe de bal, de toute façon déjà déchirée et salie. Comme son esprit. Adélaïde fixait le ciel en laissant la mélancolie l'envahir peu à peu. Tout prenait une teinte de cendre autour d'elle. Elle avait perdu depuis longtemps sa raison de vivre et au bout d'un siècle et demi, le temps se faisait long. Elle ne ferait pas de Joandra un pion servant ses desseins. Pour peu qu'il y ait des desseins à assouvir en ce lieu. Non, tout ce qu'elle voulait, c'était se laisser aller, encore, et encore, et encore.

- Je veux mourir.

Elle avait prononcé son désir le plus cher à voix haute, sans même en avoir réellement conscience. Peu lui importait ces larmes, ou encore le sourire de Joandra qui risquait de s'éteindre, comme une chandelle que l'on souffle. Chandelle... La lanterne était toujours à ses côtés, sombre et froide.
Comme elle, elle était inutile, froide et pâle. Morte. Et pourtant elle était toujours là. Elle la suivait comme un boulet. Prise d'un soudain élan de rage, Adélaïde s'en saisit et la lança au loin, par dessus le parapet des escaliers.
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Entrer dans la danse et tout oublier [Joandra]

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