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 La solitude de Norman

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Norman Smith
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MessageSujet: La solitude de Norman   Ven 28 Déc - 13:39

Norman était seul, aussi loin que sa mémoire pouvait remonter, il lui semblait avoir toujours été seul. Il s’était toujours isolé par peur du regard des autres et de cette société qui n’était pas la sienne. Il avait toujours été heureux au manoir, enfin aussi heureux qu’un domestique puisse être. Il aimait penser qu’il occupait une place de choix dans le cœur des Northwood et que sans lui le manoir ne serait déjà plus là.

En cette sombre après-midi hivernale, Norman était plongé dans une sorte de torpeur comparable à celle de ces animaux qui hibernent. Il errait çà et là, remettant un portrait droit, époussetant un vase. Il œuvrait dans une obscurité diffuse, aucune chandelle ne se trouvant à proximité. Certes, ce dernier étage n’était plus habité mais autrefois la vie y régnait en maître et Norman vivait dans le passé. Après tout n’était-il pas une sorte d’oublié du temps ?

Norman entendait distinctement la clameur des invités qui folâtraient très certainement dans les étages inférieurs. « Sans eux la maison serait morte à l’heure qu’il est ». Norman réalisa qu’il avait déclamé sa pensée par mégarde.
N’ayant personne à qui parler il était presque que logique qu’il en arrive à converser avec lui-même.

Tout à coup, il lui sembla entendre des craquements. Il n’y prêta pas attention pensant qu’une pie devait s’être perdue par mégarde dans la vieille charpente du grenier. Norman était, en effet, était sûr que personne, humain ou non, ne se risquerait à monter au dernier étage…
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MessageSujet: Re: La solitude de Norman   Lun 31 Déc - 22:22

Je suis une grande enquêtrice...

Quatre mois que j'étais dans ce satané manoir...J'avais à présent quinze ans et le trente et un octobre mon anniversaire avait été bien triste ! On était en décembre et la neige menaçait de tomber. Tout le monde riait et jouait comme dans un cauchemar enjoué et éveillé...Sub ne racontait que des bêtises...Je ne pouvais pas être dans la réalité...Je ne pouvais que rêver et j'allais me réveiller !

Mon frère allait renter de Eton School et m'embêtera, mamie racontera des bêtises sur ses cartes de tarots, maman nous parlera d'écologie et papa des mots savants du dictionnaire...On était le matin et j'étais recroquevillé dans mon lit, aucune envie de me lever...Car tout ça oui tout ça n'arrivera pas...

Mes yeux se remplirent de larmes...Je me sentais soudain bien faible...Quatre mois de recherches et quatre mois sans rien et pas de gâteau brûlé cette année je regrettais ce goût d'épinard infect , de gâteau écologique de ma mère...Si ce n'était pas un rêve et que des gens m'avaient capturée pour mes services d'enquêtrices pourquoi me laissaient-ils enfermée ici ? Pourquoi ? Ça leur servait à quoi ?
Ma famille devait s'inquiéter...

Mais ma persévérance revint vite...Je regardais le tableau qui représentait un vieil homme sur le mur. Le vieil homme souriait.


«  C'EST CA RIGOLE! » lui hurlais-je énervée.

Je balançais mon oreiller contre le mur il atterrit juste à coté du petit cadre.

«  Tu peux toujours penser que je suis une détective nulle ! Mais il reste des endroits ici que je n'ai pas encore visité ! Et plein de gens à interroger ! Alors tu peux rire mais je sais que je les retrouverai ! Et l'année prochaine dans un an on fêtera mes seize ans tous ensemble! »

Je me levais, me débarbouillais dans une bassine d'eau de la salle de bain pour chasser le sommeil, j'avais un but le dernier étage...J'avais entendu des bruits de couloirs comme quoi il était dangereux...Peu m'importe je n'ai pas peur du danger!


«  Je suis une grande enquêtrice! » dis-je en enfilant une veste marron sur mon tee-shirt bleu et mon jean noir enfilé sur un corps de taille moyenne, mince et légèrement formé .

«  Je suis une grande enquêtrice! » répétais je en coiffant mes longs cheveux roux face au petit miroir le regardant de mon visage encore enfantin aux yeux d'un vert profond surmontés de sourcils déjà adolescents.

«  Je suis une grande enquêtrice! » continuais-je en enfilant mes baskets blanches et grises.

«  Je suis une grande enquêtrice! » répétais-je encore en prenant mon carnet de notes ou était accroché un stylo.

«  Je suis une grande enquêtrice! » concluais-je enfin en enfilant mon appareil photo autour du cou.

Je regardais le miroir une lueur décidée et persévérante de courage dans le regard avant d'enfiler une casquette bleue sur ma tête.

J'étais prête, je commençais par petit déjeuner, pour une fois que personne avait à me demander d'y aller: Une biscotte beurrée et un grand bol de café...Quoi mais non je ne suis pas déjà assez énervée ! Juste décidée!

Je parcourus le premier étage avant de sortir un plan de ma poche soigneusement recopié par mes soins...En quatre mois il s'était déjà précisé. Là on avait le salon avec chaque objet du salon annoté dessus, là la bibliothèque d'où je n'avais pas encore répertorié les titres de tous les livres, je n'aimais pas beaucoup lire mais une enquête me tenait toujours à cœur et je m'y donnais toujours à fond. Là la chambre de gens, ceux qui discutaient comme si tout allait bien ou d'autres attitudes à qui je n'avais jamais vraiment parlé mais dont j'avais fait un dessin de l'apparence avec le peu que je savais d'eux, pas grand chose pour le moment.

Et puis il y avait cet étrange bonhomme d'y il a quelques temps nommé « Sub » qui peuplait également la carte et le carnet étant le seul indice concret que j'avais vraiment pour le moment...

Je n'avais pas encore parcouru tout le manoir et encore moins les lieux dit dangereux ou interdits mais je comptais percer tous ses secrets foi de Abby !

J'attendis l'après midi, il s'était mis à neiger légèrement je regrettais un peu de ne pas pouvoir bourrer de neige le pull-over de mon grand frère avant de secouer la tête pour chasser cette pensée enfantine.

* Façon vu le temps cela ne va pas tenir ! * pensais-je.

Le temps était sombre et froid sûr que cela allait tourner au déluge.

Je détournais mon regard de la fenêtre et continuais mon chemin. Pas d'exploration du jardin aujourd'hui malgré mon plan j'avais l'impression que le manoir changeait sans cesse!

* Simple impression...* pensais-je.

Je ne croyais pas au paranormal, contrairement à ma grand-mère qui adorait ça ! Mais quand à quatre ans, on vous annonce un avenir de génie en lisant dans votre main et que vous ne savez pas compter jusqu'à cinq vous vous posez des questions!

Je montais l'escalier en faisant attention à ce que les marches ne craquent pas pour ne pas me faire repérer.

Mon cœur battait à la chamade d'agitation et de peur!

*   Je suis une grande enquêtrice!* pensais je pour m'encourager.

«  Bon Abby à toi de jouer ! » murmurai-je.

Soudain une voix :


« Sans eux la maison serait morte à l’heure qu’il est »


Cette voix d'homme pensive était lointaine et j'eus du mal à la comprendre... Soudain...


«  CRAC ! »

*Foutue escalier pourquoi tu dois craquer !* pensais-je en fusillant l'escalier du regard.

En haut des marches, je lançais un sourire triomphant à l'escalier.

« Ah ah tu ne croyais pas que je réussirai ! » lançais-je du haut de mes quinze ans aux marches en bois avec triomphe qui bien sûr ne répondirent pas.

Je finis donc par me retrouver, vivante alléluia ! Dans un couloir aux longs rideaux bleus sombres et aux immenses fenêtres...

L'orage commençait au loin on entendait gronder les éclairs ! J'allumais mon stylo qui faisait aussi lampe de poche et se rechargeait à la lumière du soleil. La lueur éclaira le couloir. Je déglutis.

*   Je suis une grande enquêtrice!* pensais je pour m'encourager encore une fois.

Je me retrouvais devant une silhouette qu'un éclair éclaira, pâle, grande, mince et effrayante. Je hurlais en même temps que le bruit du tonnerre et le flash, mon geste de protection fut de le prendre en photo et de m'enfuir dans un bout du couloir, une porte fermée coincée merde !

Je ne croyais pas aux fantômes mais si c'était un meurtrier ou un agent du gouvernement venu me tuer ne me trouvant pas assez efficace après capture ?

Terrorisée je brandis mon appareil photo en balbutiant de tout le courage que me donnait mes jeunes années « d'enquêtrice »:


« Attention je suis armée! »

[ HRP: Voilà ^^]
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MessageSujet: Re: La solitude de Norman   Mar 1 Jan - 14:18

    « Il pleuvait, encore... Mais elle rassemblait ses forces pour continuer à mettre un pas devant l'autre, essoufflée, épuisée. Pourtant plus les minutes passaient plus elle avait envie de tout laisser tomber. A quoi bon?Tout cela n'était probablement qu'un canular, une simple blague... Et elle était si naïve qu'elle y avait cru jusqu'au bout ou presque!Mais maintenant cela suffisait, elle n'en pouvait plus, elle était fatiguée... Elle trébucha et tomba dans une flaque de boue. S'en fut trop. Elle balança son sac à dès kilomètres d'elle dans un :

    « MARRE ! »

    Oui elle en avait marre, elle voulait rentrer chez elle, revoir ses amis, ses collègues et reprendre une vie normale. Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris d'obéir à un inconnu?Par l'intermédiaire d'une simple lettre, de simples sms... Elle se releva trempée, ramassa son sac et essaya de se calmer en prenant de grandes bouffées d'air. Son portable sonna de nouveau, mais elle ne le regarda même pas, sachant parfaitement qui c'était.

    Elle avait envie d'y croire, énormément ; croire qu'il pouvait sentir ses sentiments à distance, qu'il ne mentait pas... Mais en même temps, l'extraordinaire n'existait pas, c'était évident. Il l'espionnait sûrement à l'heure qu'il est, si ça se trouve il avait même mis une caméra sur ses vêtements, ou un micro ou même les deux qui sait ? Voilà qu'elle devenait paranoïaque. Nouvelle sonnerie, et agacée elle le sortit de son sac pour l'éteindre. Mais son regard tomba sur le dernier message envoyé, et son cœur se serra.

    « Fais comme tu veux, mais suit toujours ton instinct. »

    Et elle se surprit à comprendre aussi facilement les sous-entendus de ce message. « Tu es lâche » « Tu abandonnes aussi facilement?Pathétique... » Il se moquait d'elle et de ses doutes. Et elle prit cet affront au pied de la lettre. Déterminée, elle remit son portable dans son sac, le remit sur ses épaules et regarda autour d'elle. Au loin, la vue d'un village apparut et elle sourit. La pluie s'était un peu calmée, et elle put marcher plus facilement.

    Et tout au fond de son sac, on pouvait apercevoir à la lumière du jour le début de la lettre : Chère Jenny. »


Il fallait qu'il sorte, qu'il respire un peu. C'était dur d'être écrivain, parfois. Il soupira, enregistra le document et éteignit l'ordinateur, avant de se lever et de sortir de sa chambre. Il marcha sans but dans les couloirs du manoir, regardant dans le vague. Cela fait combien de temps qu'il était ici?Cinq ,six mois peut-être?Au moins, Rinji n'était toujours pas venu, et c'était tant mieux.

A vrai dire, il se sentait perdu. Entre le drôle de rêve qu'il a fait, avec ce bal masqué, ce plafond interminable et ce marteau mystérieux... Et même cette invitation. Pourquoi lui?Pourquoi pas un autre?Tant d'énigmes qu'il ne pouvait résoudre. Un petit soupir passa entre ses lèvres,quand il s'aperçut qu'il était arrivé au dernier étage. Merde, il n'avait normalement pas le droit d'être ici. Roh puis zut, maintenant qu'il était là... Il s'avança donc de deux ou trois pas lorsque...


« Attention je suis armée! »

Bon, au moins il sut une chose : il n'était pas seul à cet étage. Il laissa son regard s'habituer à la pénombre et regarda autour de lui. Il distinguait deux ombres dans ce couloir, et à priori celle qui avait lancé la menace était une jeune fille de 14 ou 15 ans. Il tourna la tête vers l'autre silhouette et vit un majordome aux côtés d'un vase, peut-être surpris de l'irruption de deux personnes. Nouveau soupir de la part de l'écrivain, alors qu'il se tournait vers la jeune fille :

« Je ne penses pas que vous ayez besoin de menaces mademoiselle, je ne vois pas ce qu'on pourrait vous faire dans cette pénombre ... »

[HRP : Pardon, c'est assez petit ;w;]

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MessageSujet: Re: La solitude de Norman   Sam 5 Jan - 10:00

Les bruits de craquement entendu, Norman était retourné à sa besogne, bien qu’elle ne le passionnait pas vraiment. Au loin, l’orage se précisait, et bientôt un éclair éclata.

Ce que Norman vit était inconcevable ! Une silhouette se détachait de la pénombre diffuse. Qui cela pouvait être ? Norman n’en savait rien, aucun des fantômes de la maison ne s’aventuraient ici, par peur d’une nostalgie trop envahissante, qui pouvait vous ronger l’âme de la pire des manières. Un humain alors !? Norman se rassura, se disant que vu la pénombre il paraitrait lui aussi humain. Le majordome fut interrompu dans ses intenses réflexions par un flash cent fois plus éblouissant que celui d’un éclair.

Norman était complétement désorienté, il balbutia des mots inintelligibles et manqua de s’effondrer. Les secondes défilaient dans sa tête, les martèlements sourds de son cœur résonnaient dans son esprit. Des bruits de pas se firent entendre, son agresseur semblait courir. Des cliquetis étranges résonnèrent ensuite, il semblait que l’on tirait sur les poignées des portes.

Soudain, l’agresseur hurla : « Attention, je suis armée ! »

Norman analysa la voix : elle lui paraissait jeune et aigue, une fillette peut-être, elle manquait cruellement d’assurance ce qui signifiait que cette personne n’était aucunement armée. Norman rassuré s’autorisa à soupirer et s’adressa à la jeune fille : « Ne craignez rien, voyons, je suis… »

Norman fut interrompu par une voix masculine : « Je ne pense pas que vous ayez besoin de menaces mademoiselle, je ne vois pas ce qu’on pourrait vous faire dans cette pénombre… »

Norman était impressionné par cette voix, forte et calme, aucun signe de doute, une assurance incomparable. Pourtant, il devait lui aussi prendre la parole pour clarifier la situation.
« Je ne suis pas un agresseur, je suis un majordome du manoir, je ne sais pas qui vous êtes mais j’exige de le savoir, de plus quelqu’un aurait-il une allumette ? »
La dernière question était pour la moins étrange, mais serait d’une grande utilité, Norman ne désirant pas discuter dans le noir avec des inconnus.
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MessageSujet: Re: La solitude de Norman   Sam 5 Jan - 22:03

La vérité ...une enquête ou un jeu qui fait payer le prix ?

Il y a des situations où il ne vaut mieux pas se retrouver...

* Alors pourquoi je m'y retrouve toujours ? * pensais je dans un grognement.

Devant moi un homme venait de parler...Et de me dire de ne pas avoir peur, facile à dire quand vous êtes capturée par la mafia pour vos talents de détective et que vous avez la nette impression qu'ils ont décidé de se débarrasser de vous tel un témoin gênant...

Quoi je regarde trop la télévision comme si c'était ma faute si on m'a enfermé dans ce manoir, j'avais mis en œuvre dans ce qui me servait de cerveau mille théories et c'était la plus plausible car je vous le dis et répète le paranormal n'existe pas !

Donc j'avais toutes les raisons de m'inquiéter !

Bref, donc telle une arme je gardais mon appareil photo braqué devant moi, quand soudain on m'encercla bon...J'exagère ils étaient deux mais moi un ça compte non...

D'une voix plate et assurée l'autre adulte me dit qu'on n'allait rien me faire.

J'avais vraiment l'impression à un truc du genre , ne t'en fais pas ce sera rapide.

« Je ne suis pas un agresseur, je suis un majordome du manoir, je ne sais pas qui vous êtes mais j’exige de le savoir, de plus quelqu’un aurait-il une allumette ? » dit le premier homme.

Je frissonnais si ça se trouve il voulait voir ce que l'on savait en nous brûlant les pieds avec une allumette ! C'était courant dans la mafia ce genre de torture ! J'étais certainement devenue aussi pâle que lui quand ma main toucha la photo de mon appareil auto-développant...Je soupirai et la mis dans ma poche, à bouger comme ça sûre qu'elle était floue et ratée, limite on verrait une forme floue rien d'autre.


*Bravo Abby tu as tout gagné !* soupirais-je.

Je décidais qu'il était temps de connaître l'identité des deux mafieux. J'allumais mon stylo lampe de poche au maximum de sa puissance hier il avait fait un soleil froid mais soleil, il avait donc pu charger. Il s'était éteint à la secousse de ma course sûrement...

Je pointais le halo lumineux sur le premier homme, il était pâle maladivement pâle, des yeux bleus, de longs cheveux assez grand, plus grand que moi mais mince.

Je soupirais un peu rassurée au moins je n'avais pas affaire à Monsieur Muscle garde du corps de la mafia !

Pour toute réponse à sa question je pris un air pincé et dit avec courage et une forte assurance que je n'ai que pendant les enquêtes:


«  Qui je suis n'a pas d'importance c'est qui vous êtes qui importe ! Je suis venue chercher des réponses et je les trouverai ! »

Je tournais le rayon lumineux vers l'autre homme plus musclé il avait des cheveux courts et blonds et des yeux gris...

Je ne me défis pas de mon assurance retrouvée et dis avec calme:

«  Qui que vous soyez ami ou ennemi ...Et il est fort probable que ce soit l'option deux...Je percerai la clef du mystère ! »

Je faillis ajouter , et je rentrerai dans ma famille, mais considérant cela pas assez professionnel je m'en abstins.

Dans cette pénombre même le flash de mon appareil photo aurait du mal à discerner quelque chose je fis donc un croquis schématique de l'apparence des deux hommes et stylo en main je continuais:


«  Sachez que je suis ici contre mon gré si vous me faites du mal je n'aurais pas d'autre choix que de réagir et si je m'en sors vivante de tout dire à la police ! Si vous êtes dans mon cas donc des amis il vaudrait donc mieux que nous coopérions si vous êtes de cette mafia qui m'a capturée ici sachez que vous ne saurez rien même pas mon nom! Même sous la torture ! »

Mes yeux verts brillèrent brusquement d'une lueur espiègle:


« Je vous propose un jeu ! »

Je montrais la fenêtre, il devait peut-être encore pleuvoir deux ou trois heures vu l'humidité du couloir et le bruit du vent.

«  Le jeu se terminera à la fin de l'orage ! Si je gagne j'obtiens votre identité véritable et ce que vous savez sur ce manoir ! Si je perds... »

J'hésitais un instant puis emportée par l'assurance de l'enquête je dis :

« Si je perds libre à vous de me demander ce que vous voulez! »

Si ils n'acceptaient pas le jeu au moins aurais-je gagné quelques secondes de vie ce qui n'était pas répugnant !

Je tournais ma casquette sur ma tête enfantine triomphante et mes longs cheveux roux d'adolescente s'éparpillèrent autour de mes épaules.

Je fusillais de ma lampe-stylo les deux inconnus un à un dans la tension qui émanait de cet étrange couloir presque palpable.

«  Je vous laisse choisir les règles du jeu mais la triche est prohibée! »

J'avais dit cela avec un suffisance et un orgueil que je n'avais que pendant une enquête.


« Alors ? » continuais-je en haussant un sourcil.

Je n'avais pas peur grisée par la recherche de la vérité j'en oubliais la frayeur!

Il n'y avait plus que le courage qui battait à mes tempes...

Rien d'autres que du courage et une certaine fierté...

Même si …

Tout restait encore à faire !


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MessageSujet: Re: La solitude de Norman   

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